No we can’t. Le Congrès américain dira Non à la guerre contre la Syrie (et autres petites infos…)

Malheureusement, Obama n’a-t-il pas dit lui-même que même en cas de vote négatif, il pourrait attaquer tout de même? A se demander à quoi cela peut servir un tel vote…

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Beaucoup de médias français pensent ou ont pensé que les congressistes américains vont aller dans le sens du président Obama et voter sans état d’âme pour une intervention punitive mais si l’on examine avec raison la situation, alors les arguments en faveur d’un vote négatif ne manquent pas. Un parlementaire américain n’est pas comme chez nous le caniche du président. Il vote avec sa conscience personnelle et une réflexion mûrie. En fait, plusieurs critères déterminent le choix d’un parlementaire américain. La conviction personnelle sur ce dossier, puis le patriotisme et le souci de l’image du pays, ensuite la préoccupation démocratique inclinant à ne pas aller contre l’opinion publique, enfin les intérêts du pays et pour finir, un calcul fin permettant de favoriser la réélection, du moins pour ceux qui se représentent. Bref, c’est un mélange de motifs éthiques, intéressés et parfois cyniques qu’on trouve à la base d’un vote au Congrès. Sans oublier les lobbies qui pourraient être concernés par un vote, ce qui serait le cas des producteurs d’armes.

sic…La rhétorique employée par Obama lors de son intervention orale au G-20 ne convainc pas. On est passé d’une ligne rouge à une intervention punitive et maintenant, une intervention préventive, la Syrie étant désignée comme menace internationale avec ses armes chimiques. Pourtant, les Etats-Unis n’ont guère déployé de zèle lorsque Saddam Hussein gaza des milliers de Kurdes et auparavant des soldats iraniens au moment du conflit entre les deux pays. La thèse d’une menace syrienne sur la sécurité américaine ou mondiale ne tient pas.

Pire, si Assad chute, la situation risque d’être plus délicate car nul ne sait qui va s’emparer des arsenaux chimiques. Bref, l’obstination du président américain risque de ne pas convaincre les congressistes.

Quant à John Kerry et l’allusion à Munich, il n’est pas certain que ça fonctionne, d’aucuns pouvant avoir l’idée d’offrir un livre d’Histoire au secrétaire d’Etat américain et chez nous en France, à Harlem Désir. Bachar al Assad n’a jamais prétendu annexer ou envahir un autre pays. Juste la revendication sur le Golan et quelques manigances avec des factions libanaises mais rien de commun avec l’épisode munichois de 1938. On voit mal comment Kerry pourra convaincre le Congrès avec de si piètres arguments. En plus, cet empressement et ce travail effectué pour convaincre quelques nations d’entrer dans le camp de la guerre contraste avec le peu d’effort déployé dans les processus de paix et de négociation. Et ce, dans un contexte ou de plus en plus, l’opinion pense qu’une intervention contre le régime d’Assad constituerait, par ricochet, un appui à des rebelles appartenant à la mouvance Al Qaeda. Quelques sénateurs se sont fait secouer récemment avec cet argument. Et plus généralement, les fiascos en Irak et en Afghanistan ont fini par persuader les gens pas trop idiots que la force ne résout rien et même aggrave les problèmes. Et les congressistes ne sont certainement pas des idiots.

Article complet sur Agoravox.fr

Quand au capitaine Flanby, il suivra, il s’en fout que les français ne soient pas d’accord, la France n’est pas une démocratie et il n’écoute que « ses maîtres », point final!

L’Élysée estime que l’opinion sera, quoi qu’il arrive, contre une intervention militaire en Syrie. Mais cela ne devrait pas faire changer d’avis le chef de l’État qui s’en remet au Congrès américain et aux experts de l’ONU.

Les sondages d’opinion hostiles à 68% à une intervention militaire en Syrie feront-ils changer François Hollande d’avis? Non, assure-t-on à l’Élysée au lendemain du G20 de Saint-Pétersbourg. «L’opinion? Elle sera défavorable jusqu’au bout», prévoit-on dans l’entourage du chef de l’État: «que l’opinion soit contre, c’est normal. Quand on vous interroge pour savoir si vous êtes pour la guerre, vous dites non!» Et puis il y a l’expérience passée, l’Irak, la Libye, «la lassitude et la peur de l’engrenage». Tous ces arguments, le président de la République les a entendus dans la bouche de ses partenaires du G20. Mais cela n’a pas changé sa décision d’un iota.

Si François Hollande décide de partir en guerre – uniquement si les États-Unis y vont – c’est parce que «la France a des responsabilités, des capacités militaires et un siège permanent au Conseil de sécurité», et qu’une «violation aussi patente du droit international» appelle une réaction militaire. «Le massacre chimique» du 21 août qui a fait des centaines de morts a changé la donne. «Avec l’utilisation d’armes chimiques, du sarin d’après nos informations, le conflit a changé de nature. On ne peut pas laisser passer ça» ajoute-t-on à l’Élysée.

En marge d’un déplacement à Nice, le président a annoncé samedi qu’il s’adresserait aux Français après le vote du Congrès américain, le rapport des experts onusien et «une éventuelle saisine des Nations unies».

Article complet sur Le Figaro

Une petite vidéo pour compléter puisque nous allons de toute manière vers une troisième guerre mondiale:

Trouvé sur Fortune de souche

Et une info que j’ai trouvé déconcertante et dénichée par Isabelle du site Conscience du peuple, elle mérite d’être relayée, juste pour son côté symbolique… Tout le monde parle actuellement de Bachar Al Assad, mais qui est allé voir sa page Wikipédia? Juste pour découvrir qu’il est né un…….11 septembre!

http://latuffcartoons.files.wordpress.com/2013/08/usa-china-russia-syria-war.gif

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