Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001

Terrible chiffres que ceux délivrés par l’Insee, le nombre de personnes sans domicile fixe ne cesse d’augmenter, sans parler du nombre de mal-logés. Le constat est réellement terrible alors que le gouvernement ne cesse de faire des promesses au sujet du logement en France, sans préciser bien évidement qu’une bulle immobilière allait éclater, ce qui va rendre la situation encore plus délicate. Augmentation souhaitée ou non, cela démontre que le niveau de paupérisation du pays ne cesse de prendre de l’ampleur, et il n’y a pas à chercher longtemps pour trouver les véritables responsables: les politiques, quel que soit le bord, quel que soit le mandat ou la fonction, en laissant faire, ils se rendent responsables. Et que l’on ne me sorte pas l’argument comme quoi il est facile de reprocher cela aux politiques, car au lieu de protéger les banques (Libor, manipulations, etc…), de les sauver constamment, d’étouffer les affaires et de ne pas condamner (affaire Sarkozy-Bettancour, affaire du fils de Laurent Fabius, affaire Cahuzac, etc…), ils feraient bien de commencer à s’occuper du pays et des intérêts de sa population, quelle que soit son origine!

Malgré la loi sur le logement opposable, environ 141 500 personnes, dont 30 000 enfants, étaient sans domicile fixe début 2012, selon l’Insee.

Photo d'illustration.

Photo d’illustration. © OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP

Environ 141 500 personnes, dont 30 000 enfants, étaient sans domicile début 2012 en France, soit une progression de près de 50 % depuis 2001, selon une étude de l’Insee rendue publique mardi.

Près de deux sans domicile sur cinq sont des femmes. Avec ou sans enfants, elles bénéficient de conditions d’hébergement souvent plus stables que les hommes seuls et étrangers.

L’enquête se base sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, entre le 23 janvier et le 3 mars 2012. Parmi 103 000 personnes recensées, 81 000 étaient sans domicile, c’est-à-dire qu’elles avaient passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation (on parle alors de sans-abri) ou qu’elles avaient dormi dans un service d’hébergement (hôtel ou logement payé par une association, chambre ou dortoir dans un hébergement collectif, lieu ouvert en cas de grand froid). Ces 81 000 personnes étaient accompagnées de 30 000 enfants. En ajoutant les 8 000 sans domicile des communes rurales et des petites agglomérations et les 22 500 personnes en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), l’Insee totalise 141 500 personnes sans domicile début 2012.

Hausse du nombre de SDF d’origine étrangère

Sur les 81 000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, 53 % étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38 % en 2001. Ce chiffre est en augmentation en raison de la hausse du nombre des demandeurs d’asile sans places en Cada.

L’étude se penche plus particulièrement sur les 66 300 adultes francophones sans domicile. Près de la moitié étaient en centre d’hébergement collectif (11 % dans un centre qu’ils doivent quitter le matin, 35 % dans un centre où l’on peut rester la journée), un tiers dans un logement payé par une association, 12 % dans un hôtel et 9 % étaient des sans-abri. La moitié de ces sans-abri n’avaient pas voulu dormir en centre d’hébergement à cause du manque d’hygiène et de l’insécurité. Les autres ont été refusés par manque de places ou n’ont pu s’y rendre (arrivée trop tardive, chiens non admis, etc.).

Les femmes accompagnées d’enfants sont majoritairement hébergées en hôtel ou en logement associatif. Les personnes seules sont plus nombreuses dans les centres collectifs ou parmi les sans-abri, mais on y compte moins de femmes seules que d’hommes seuls. Les hôtels accueillent principalement les femmes étrangères, tandis que les hommes seuls étrangers connaissent les conditions les plus précaires (à la rue ou dans les centres à quitter le matin).

Source: lepoint.fr

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