Syrie : Obama se décide à livrer des armes aux rebelles anti-Assad

On en attendait pas moins de la part des USA! Sauf que le-dit gaz sarin, il a quand même été utilisé par les rebelles, pas les pro-Assad.

Après avoir conclu que Bachar al-Assad avait utilisé des armes chimiques, le président américain a décidé jeudi soir d’octroyer une « assistance militaire directe » aux insurgés. Mais il n’a pas encore précisé quels types d’armes il allait leur faire parvenir.

Cette fois, c’est décidé : les Etats-Unis vont aider militairement les rebelles syriens à lutter contre Bachar al-Assad.

Après des mois d’atermoiement, Barack Obama a en effet franchi le pas jeudi soir après que ses services ont conclu, comme leurs homologues français et britanniques, que le président syrien avait utilisé « à petite échelle mais à de multiples reprises » des armes chimiques, notamment du gaz sarin. Au total, les renseignements estiment que 100 à 150 personnes sont décédées lors de ces attaques.

Les rebelles veulent des « armes sophistiquées »

Le président américain avait déclaré que le recours à des armes chimiques par Bachar al-Assad serait une « ligne rouge » et qu’elle pourrait entraîner une intervention militaire. En attendant d’en arriver là -le gouvernement et la classe politique sont très divisés sur un engagement militaire-, le locataire de la Maison-Blanche a donc choisi d’aider les rebelles en leur fournissant une « assistance militaire directe ».


Reste cependant à savoir si ce soutien impliquera la fourniture d’armes létales. Cela  marquerait un changement de position de Barack Obama. Jusqu’ici, les Etats-Unis, et les Occidentaux, fournissaient essentiellement des moyens de défense et de télécommunications.  Après avoir subi de nombreux revers ces dernières semaines, avec notamment la perte de Qoussair, ville stratégique et symbolique, les insurgés disent avoir besoin « de grandes quantités d’armes et de munitions, d’armes antiaériennes et d’armes sophistiquées ».

Rencontre vendredi

La réponse pourrait être connue rapidement puisque des responsables occidentaux rencontrent  ce vendredi en Turquie Salim Idriss, le commandant en chef de l’Armée syrienne libre (ASL), principale force combattante rebelle.

Les Occidentaux estiment qu’un soutien aux troupes de Salim Idriss permettrait de faire contrepoids à l’influence croissante des groupes islamistes sunnites liés à Al-Qaïda, comme le Front al-Nosra, qui ont rejoint l’insurrection. Mais certains analystes affirment aussi que les armes qui seront livrées finiront quoi qu’il arrive par tomber entre les mains des jihadistes.

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Source+vidéo: Lci.tf1.fr

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