Moody’s réhausse la note souveraine de la Turquie

Il ne faut pas voir ici une rétablissement économique de la Turquie, juste une stratégie de la part des USA quand à la Turquie qui se montrera très utile lors d’une intervention en Iran. Juste pour la petite info, le site Zerohedge a signalé la présence de bateaux russes en Méditerranée, de 200 militaires américains en Sicile et de navires américains dans un port israélien… Et un « rétablissement économique » de la Turquie, c’est également un pas en avant pour rassurer les marchés européens quand à l’intégration du pays dans la zone euro. N’oubliez quand même pas que les USA ont beaucoup milité pour que justement l’UE accepte la Turquie. 

Sur le pont de Galata, à Istanbul.

Moody’s Investors Service a relevé d’un cran jeudi 16 mai sa note souveraine de la Turquie à « BAA3 », la ramenant ainsi en catégorie investissement, synonyme de sécurité pour les investisseurs du monde entier. A l’appui de sa décision, l’agence de notation cite l’amélioration de l’économie et la meilleure situation des finances publiques qui aident Ankara à résister aux chocs externes.

« Depuis le début de 2009, le fardeau de la dette turque a baissé de 10 points de pourcentage à un niveau gérable de 36 % du PIB, et Moody’s s’attend à ce que cette amélioration se poursuive dans les années qui viennent », lit-on dans le communiqué.

Le gouvernement turc s’est félicité d’une annonce que les économistes attendaient depuis plusieurs mois. « Cette décision est aussi correcte que tardive », a réagi le vice-premier ministre Ali Babacan dans un communiqué, en l’absence du premier ministre Tayyip Erdogan en visite aux Etats-Unis.

« Grâce aux mesures que nous avons prises pour l’économie, nos indicateurs sur les marchés mondiaux sont depuis longtemps à un niveau similaire à ceux des pays notés en catégorie investissement. »

« Cette note va accroître l’accès de notre Etat et de nos entreprises aux financements internationaux, réduire le fardeau de la dette et contribuer positivement à la croissance à long terme de notre pays », s’est réjoui de son côté le ministre des finances, Mehmet Simsek, dans un courriel.

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