Le Cran poursuit la Caisse des dépôts pour avoir « profité de l’esclavage » (mise à jour)

Bien beau de porter plainte, quand cela en arrange quelques uns… Par contre, quand cela ne sert pas les intérêts de certains financiers, là, il n’y a ni poursuites ni articles sur le sujet! Je pense à la banque Chase qui a fusionné avec la JPMorgan et qui s’est gavé en faisant des « affaires » avec le régime d’Hitler durant la seconde guerre mondiale grâce à toutes les confiscations faites aux juifs déportés. De plus, la banque JPMorgan-Chase est un des gros actionnaire de TF1. Et là, personne ne porte la moindre plainte. Par contre, on ne cesse de nous rappeler ces histoires d’esclavage qui se sont pourtant terminées en 1848 , bien avant nombre de pays dont certains du Moyen-Orient dans lesquels l’esclavage a toujours cours.

Alors arrêtons avec ces histoires du passé qui ne sont plus que des prétextes pour prendre du pognon ou pour faire passer des idées, combattez plutôt l’esclavage moderne quelle que soit sa nature ou son origine, et n’oubliez surtout pas que les plus grands esclavagistes n’étaient pas forcément blancs.

© afp.

Des associations représentant les noirs en France ont annoncé vendredi poursuivre en justice une banque publique française, coupable selon eux d’avoir profité de la traite négrière à Haïti.

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), créé en 2005 pour « lutter contre les discriminations que subissent les populations noires en France », va assigner en justice la Caisse des dépôts (CDC), une institution publique financière née sous Napoléon.

« La CDC est complice d’un crime contre l’humanité », a déclaré Louis-Georges Tin, le président du Cran, qui assigne la CDC et deux de ses filiales devant le tribunal de Paris parce que la banque a encaissé les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance.

« Nous assignons en justice la Caisse des dépôts et consignations, la banque d’Etat qui a joué un rôle considérable dans l’esclavage », a-t-il insisté lors d’un point presse devant le palais de justice, précisant que l’assignation serait remise lundi à la banque.

Haïti a acquis son indépendance en 1804 contre les troupes de Napoléon Bonaparte, mais la France a alors exigé un tribut financier pour indemniser ses colons. Haïti a payé de 1825 à 1946 « des sommes équivalentes à 21 milliards de dollars », selon M. Tin. C’est la CDC qui a encaissé cet argent, a-t-il souligné.

La CDC s’est également « enrichie grâce à l’exploitation colonialiste », selon Me Norbert Tricaud, avocat du Cran, puisqu’elle a géré les comptes de plusieurs banques coloniales.

Plus généralement, l’assignation contre la CDC s’insère dans une campagne du Cran pour obtenir des réparations de l’esclavage. « Si on fait cette assignation, c’est pour alimenter le débat », a dit Me Tricaud.

Dans un discours vendredi à l’occasion de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, le président François Hollande a évoqué « l’impossible réparation » des traites négrières et de l’esclavage.

« Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c’est la mémoire, la vigilance et la transmission », a déclaré M. Hollande, adressant ainsi une nouvelle fin de non recevoir aux revendications de réparations matérielles portée par des voix associatives.

L’esclavage a été aboli en France en 1848.

Source: 7sur7.be

François Hollande a enfin une opinion sur quelque chose, la première depuis le début de son mandat semble-t-il (humour).

François Hollande parle d' »impossible réparation » de l’esclavage

PARIS (Reuters) – François Hollande a souligné vendredi « l’impossible réparation » des ravages de l’esclavage, « outrage fait par la France à la France », à l’occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Cette question a été ravivée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran), une association qui poursuit la Caisse des dépôts en justice pour avoir, selon elle, tiré profit de l’esclavage en recueillant notamment la « rançon » imposée à Haïti pour son indépendance.

Evoquant « l’impossible réparation » de la traite négrière, François Hollande a cité le poète antillais Aimé Césaire, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.

« ‘Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé' », a dit le président français, en écho à cette figure de la vie martiniquaise, célébrée au Panthéon, non loin des jardins du Luxembourg où se tenait la cérémonie.

« L’histoire ne s’efface pas. On ne la gomme pas », a-t-il ajouté. « Elle ne peut faire l’objet de transactions au terme d’une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, le plus responsable, c’est celui de la mémoire, c’est la vigilance, c’est la transmission. »

Article complet sur Reuters

14 commentaires

  • Maverick Maverick

    Encore une association bien-pensante qui mène un combat qu’on peut qualifier au mieux d’inutile, dépassé, et même plus d’arrière-garde. Les négriers d’aujourd’hui s’appellent Apple, Nike, Benetton, Mango, Zara … Mais là, point de CRAN. Franchement, il y a des gens pour cotiser à des associations dont l’objet a cessé d’exister depuis l’abolition de l’esclavage dans notre pays ? Ca mériterait un contrôle fiscal, tiens.

  • annunaki

    Désolé, hors sujet mais voici :

    Et le prochain krach de l’économie mondiale que personne ne veut voir est…par Cécile Chevré

    La crainte d’un krach plane sur les marchés.

    Pas seulement celle d’un krach des marchés actions, mais aussi celle d’un krach obligataire. Et en matière de krach, 1994 est LA référence.
    Commençons d’abord par ce qu’est un krach obligataire. Vous le savez, le rendement et le cours des obligations évoluent de manière inverse. Si le prix monte, le rendement baisse. Et inversement. Aujourd’hui, comme les obligations, en particulier les bons du Trésor, sont des placements très recherchés, les rendements sont en baisse, voire même négatifs pour certaines obligations à court terme de pays comme l’Allemagne. Pour résumer, plus une obligation est recherchée, plus son prix augmente et donc plus son rendement (= le taux de l’obligation / son cours) baisse.

    Quand les investisseurs se mettent à vendre tout d’un coup trop d’obligations en même temps, leur cours s’effondre et leur rendement s’envole.

    C’est ce qui s’était passé en 1994. En février, la Fed avait décidé de remonter ses taux directeurs. Oh de pas grand-chose au départ, de 0,25 point, les faisant passer de 3% à 3,25%. Et pourtant ce quart de point était parvenu à affoler les marchés. La raison à cela : ils ne s’attendaient pas du tout à une telle décision et ils l’ont très mal interprétée. Ils y avaient vu les prémices d’une politique de durcissement des taux et d’un effondrement du cours des obligations. D’où la panique généralisée qui s’en était suivie. En un an, la Fed a en effet fait passer son taux directeur de 3% à 6%. Les pertes sur les portefeuilles obligataires ont mis au tapis plus d’un investisseur et même une grande banque londonienne.

    Un krach obligataire est-il possible aujourd’hui ? Les avis divergent. Certains estiment improbable un scénario semblable à ce qui s’était passé en 1994 car cela sous-entendrait que la Fed est prête à remonter ses taux directeurs. Et il est vrai que jusqu’à présent, la Fed en semble très éloignée.

    Pourtant, les similitudes entre la situation actuelle et 1994 ne manquent pas : taux directeurs et rendements extrêmement bas ainsi qu’absence visible d’inflation. Et pourtant, en 1994, la Fed avait décidé de remonter ses taux.

    Voici ce qu’a déclaré Lloyd Blankfein mercredi 2 mai : “Maintenant je suis inquiet. Je lorgne sur 1994… Vous pourriez penser qu’on aurait dû s’y attendre… ce fut estomaquant“.

    Si vous ne savez pas qui est Lloyd Blankfein, voici de quoi donner du poids à son propos puisqu’il est le président de Goldman Sachs. Oui, Goldman Sachs, qui comme le rappelait Simone Wapler dans sa Stratégie est : “l’un des plus grands courtiers obligataires du monde. Il est proche des gouvernements et des banques centrales“. Autant dire que si Goldman Sachs s’inquiète d’un krach obligataire, vous devriez faire de même.

    Les craintes d’un krach obligataire ont été rallumées la semaine dernière par la publication de chiffres meilleurs que prévus de l’emploi américain. Cela paraît étrange, mais dans le fond, les marchés n’ont aucune envie de voir l’emploi se reprendre car cela signifierait une possible remise en cause de la politique accommodante de la Fed et une remontée de ses taux directeurs.

    “En mars, le rendement des bons du Trésor à 10 ans se montait à 2%. Vendredi 3 mai, juste avant les chiffres de l’emploi américain, le rendement s’établissait à 1,63% puisque les précédentes données avaient été jugées décevantes. Juste après les derniers chiffres considérés comme bons, les rendements du 10 ans ont bondi à 1,74%“, expliquait Simone à ses abonnés.

    Depuis que la Fed s’est lancée dans le quantitative easing et les taux bas, la vraie question est : comment va-t-elle pouvoir s’en sortir sans mettre le feu ? C’est ce que résumait très bien Nouriel Roubini dans une tribune publiée par les Echos le 2 mai dernier : “L’émission d’obligations de mauvaise qualité et risquées, sous des engagements contractuels vagues et à des taux d’intérêt excessivement faibles est en augmentation ; le marché boursier atteint de nouveaux sommets malgré le ralentissement de la croissance ; et l’argent se dirige en masse vers les marchés émergents à haut rendement. (…) La sortie des politiques de QE et de taux d’intérêt de la Fed sera redoutable : une sortie trop rapide provoquerait un krach de l’économie réelle, tandis qu’une sortie trop lente commencera par créer une énorme bulle et provoquera ensuite un krach du système financier.”

    L’inflation, la grande inconnue

    Pour le moment, la Fed n’a aucun intérêt à remonter ses taux. Reste à savoir si elle ne finira pas par être obligée de le faire. Car c’est sur ce point que réside le fond du problème : l’inflation. Oui, oui, je sais, pour l’instant l’inflation est inexistante ou presque.

    Mais depuis le début de la crise, les banques centrales ne cessent de pratiquer l’impression monétaire. Je vous renvoie au graphique qui accompagnait l’article Eberhardt Unger, “Ce que signifie l’impression monétaire”. Il représente l’évolution du bilan (le reflet de l’impression monétaire) de la Fed, de la Banque du Japon et de la BCE ces dernières années.

    Si la Fed poursuit son QE 4 (soit des rachats à hauteur de 85 milliards de dollars par mois), le total de son bilan, qui se monte aujourd’hui un peu moins de 20% du PIB américain, en représentera 30% en 2015. Difficile de croire qu’à moyen terme, nous puissions éviter l’inflation. Dans ce cas, il faudra que la Fed puisse gérer en douceur sa remontée de taux si elle veut éviter de voir l’inflation filer.

    Les rendements risquent d’échapper aux banques centrales

    Les plus optimistes soulignent que cette opération se fera en douceur et, contrairement à ce qui s’est passé en 1994, en toute transparence. Le gros problème, c’est que cette théorie repose sur une croyance : que les banques centrales seront capables de maîtriser les rendements obligataires.

    Si, actuellement, les rendements des obligations sont au plus bas, c’est de manière tout à fait artificielle. Quand les Etats-Unis émettent de la dette, c’est la Fed qui la rachète. En quelques années, la banque centrale américaine est devenue le 3e possesseur de bons du Trésor au monde. Sans elle, le marché obligataire prend feu. La Banque du Japon et la Banque d’Angleterre font la même chose. Même la BCE s’y met, même si c’est de manière moins officielle.

    Depuis 4 ans, les marchés acceptent donc un rendement au plus bas, qui n’a plus rien à voir avec le risque réel encouru. En temps normal, un investissement peu risqué vous offre un rendement minimum. Mais alors que les Etats n’ont jamais été autant endettés, que cette dette ne pourra jamais être remboursée, les rendements obligataires sont extrêmement bas.

    Le contrôle des rendements risque donc d’échapper aux banques centrales quand les investisseurs prendront conscience que les obligations souveraines ne sont pas des placements si sûrs que cela.

    Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

    En cas de krach obligataire, toutes les banques pâtiront, et tout particulièrement les banques centrales qui devront encaisser des pertes conséquentes. Selon des calculs de Bloomberg, si les taux directeurs de la Fed augmentaient de 0,75 point de base d’ici à 2014, les pertes pour un investisseur qui aurait investi 10 millions de dollars dans des obligations à 30 ans au taux de 2,83% se monteraient à 874 000 $. Et à 1,2 million si la remontée des taux avait lieu cette année.

    Notre recommandation : évitez les obligations souveraines, hors pays émergents. Et éradiquez les fonds en euros de votre assurance-vie.

  • yoyo

    Oui il faut que les turcs reconnaissent les crimes contre le peuple arménien, mais nous l’esclavage, le colonialisme, c’est bien trop vieux. Les esclaves noirs on les a envoyé en vacance dans les antilles, danser en Amérique du Sud, Monsieur Dieudonné s’en plaint-il ?

    Vous trouvez Laurent Louis intéressant demandez lui son opinion sur le Congo belge ?

    Esclavagisme, colonialisme, ingérance :

    https://www.youtube.com/watch?v=BFK-f9Bhb5E&list=PLjbzWf-VZwrZijQZ8Ti-gD9lJ7P0Y_7OQ&index=15

    https://www.youtube.com/watch?v=KUEatYW84oc&list=PLjbzWf-VZwrZijQZ8Ti-gD9lJ7P0Y_7OQ&index=37

    • karbonn

      C’est en effet trop « vieux ». Il y en a marre de toutes ces associations bien-pensantes comme le dit Maverick, qui ne font que vivre sur le dos de la bête et qui pour justifier leur inutilité se lancent de temps à autres dans des actions démagos, dépassées, malsaines pour créer le buzz, et si possible taxer un peu plus de blé au citoyen lambda.
      C’est quoi ces conneries d’indemnisation aux petis-petits-petits-petits-petits-enfants?

      Le seul résultat concret produit par ce genre d’actions, c’est renforcer les partis extremistes.

      • yoyo

        trop « vieux » est une bonne solution : si ça nous dérange c’est trop vieux, si ça nous arrange ce n’est pas trop vieux !
        Mes amis martiniquais haïssent encore les anciennes villes esclavagistes et ne sont pas prêt d’oublier, tristement l’un d’eux s’est suicidé dégoûté par notre société … Facile pour vous de dire « trop vieux » !

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_négrière_à_Bordeaux

        l’horreur occidentale à l’état brut.

      • Maverick Maverick

        La France est assez grande pour ne vivre ni à Nantes ni à Bordeaux, si le passé les hante tellement. C’est comme si les Australiens faisaient un procès à la Couronne d’Angleterre, au motif que leurs arrière-arrière-grands parents ont été déportés depuis l’Angleterre pour peupler cette colonie lointaine.

        Si l’esclavagisme les révolte tant que ça, ils devraient plutôt se montrer solidaires des esclaves des temps modernes et militer contre le néocolonialisme. Leur voix n’en aurait que plus de poids. Au lieu de ça, ils n’ont qu’une attitude égoïste de grippe-sou. Ils n’obtiendront rien, et n’en sortiront pas grandis.

  • goulougoulou

    Qui veut créer une association avec moi pour essayer de récupérer du fric auprès des italiens, mes ancêtres ayant été leur victime suite à l’envahissement de la Gaule, en 125 avant JC, par les romains et qui ont payé pendant des siècles impôts et taxes exigés sous peine de mort par cet envahisseur ???

  • odin29

    Allons, les moutons, allons! Vous n’avez pas pigé? Une seule communauté, élue par dieu en personne, a le droit et le devoir de demander réparation…suivez mon regard. Le cran l’a bien compris lui et il va surfer sur la vague de la repentance, du blanc, à outrance et essayer de se faire un chti billet. C’est curieux mais je ne me sens pas concerné, mes grands parents et arrières grands parents n’étaient que des paysans pauvres, très pauvres, d’auvergne et de Bretagne, alors la traite des noirs, z’en ont même jamais entendu parler. Y en à marre de cette culpabilisation du peuple Français. Et les centaines de milliers d’esclaves blancs des musulmans en Barbarie ( oui ça s’appelait la barbarie )on en parle quand? Chiche…on demande réparation?

    • Fenrir

      Exactement, je te rejoins Odin29, ainsi que Goulougoulou, dans cette analyse. Je suis issu d’un milieu de paysan-artisan modeste, pour ne pas dire pauvre, et si je me sens concerné par l’esclavage, c’est uniquement pour m’insurger, le critiquer et le combattre.
      Je ne suis pas issu des riches familles bordelaises, nantaises, ou d’autres villes qui se sont gavées avec la traite et le commerce triangulaire.
      Autrement, à ce titre, nous sommes tous coupables d’avoir acheter un tee-shirt fabriqué au Bengladesh…
      Qui me dédommagera pour mes ancêtres serfs ?
      Voici encore l’exemple d’une polémique montée en épingle, au même titre que le mariage pour tous, afin d’occuper les citoyens sur des problèmes qui ne sont pas d’actualité.
      A qui profite le crime de nous diviser et de nous faire perdre notre temps sur de l’accessoire, en occultant l’essentiel ?

  • Gwendoline

    On peut peut-être commencer par demander un dédommagement pour l’esclavage des temps modernes, l’esclavage d’aujourd’hui.

    • rouletabille rouletabille

      bof,ca c’est con,les JUIFS,enfin ceux qui sont devenus SS contre leur propre peuple nous demandent à nous le repentir?