Affrontements dans les villages chiites de Bahreïn

Les médias en parlent car il y a le grand prix de Formule 1, mais cela fait combien de mois que les gens se rebellent? Combien de morts passés inaperçus car cette dictature est pleine de fric! Combien de médias ont fermé les yeux? Là, cela gène juste la F1… Déplorable!

© afp. Des affrontements ont opposé vendredi la police à des manifestants protestant contre la tenue du Grand Prix de Formule 1 à Bahreïn où des milliers de personnes ont manifesté à l’appel de l’opposition chiite, mais sans aucune incidence sur la course.

Les autorités ont annoncé avoir décidé d’expulser trois journalistes, de la chaîne britannique ITV, qui ne se sont pas conformés « aux lois et aux règlements du royaume » en ayant apparemment couvert les troubles qui se déroulent loin du circuit de Sakhir, au sud de Manama.

D’après une porte-parole de la chaîne, les cinq personnes de l’équipe, qui avaient les visas nécessaires pour travailler sur place, étaient en train de filmer quand elles ont été arrêtées jeudi et interrogées par la police, avant d’être relâchées. Les reporters ont été emmenés une deuxième fois vendredi dans un poste de police, avant de se voir intimer l’ordre de quitter le pays, sous peine d’être emprisonnés.

Des centaines de jeunes sont descendus dans les rues des villages chiites entourant la capitale, criant « Votre course est un crime » et « Non à la formule du sang », ont indiqué des témoins. La police les a dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Comme pendant la nuit, des groupes de jeunes masqués ont coupé des routes à l’aide de pneus enflammés, mais sans entraver l’accès au circuit de Sakhir, autour duquel la police était déployée en force, selon des témoins. Les protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de sécurité, ont ajouté ces témoins qui n’ont pas fait état de victimes.

D’autres manifestants ont tenté de s’approcher de la place de la Perle à Manama, symbole du soulèvement contre la monarchie sunnite violemment réprimé il y a deux ans, et ont également été dispersés par la police, selon des témoins. Ces jeunes violemment opposés à la tenue de la course dont les essais libres se déroulaient vendredi se mobilisent à l’appel du Collectif du 14-Février, un groupe radical clandestin qui a appelé à une « Journée de la colère » vendredi.

Les partis traditionnels de l’opposition, qui ne sont pour leur part pas opposés à la tenue de la course, ont organisé dans l’après-midi une manifestation à laquelle des milliers de personnes ont participé dans le calme. « A bas la dictature », répétaient les manifestants, hommes et femmes, qui brandissaient le drapeau rouge et blanc de Bahreïn et ont défilé sur l’autoroute de Boudaya, à 4 km à l’ouest de Manama, qui relie plusieurs villages chiites. L’opposition conduite par la puissante formation chiite Al Wefaq entend profiter de la tenue de la course pour faire entendre ses revendications de réformes démocratiques dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite gouverné par la dynastie sunnite des Al Khalifa.

Source: 7sur7

Ici des émeutes datant de février 2011, et rien n’a évolué depuis, les cadavres s’entassent dans le plus grand silence!

Le souffle du printemps arabe n’épargne pas le royaume de Bahreïn. Mais la communauté internationale semble indifférente au sort des opposants bahreïniens. Pourquoi cette volonté de passer sous silence ce mouvement de contestation ? Pourquoi cette volonté des autorités de Bahreïn, des gouvernements occidentaux, des médias internationaux comme Al Jazeera et, enfin, des pays du Golfe et de la région, de cacher ce soulèvement populaire? Quelles sont les revendications des manifestants?

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