L’austérité en Grèce a fait exploser le nombre de suicides et de meurtres

Et l’étude s’arrête en 2009, il y a donc 4 ans! Donc il faut imaginer les chiffres depuis 4 ans puisque la situation a sacrément dégénéré et que le pays est économiquement dans le gouffre.

Les mesures drastiques d’austérité imposées en Grèce pour assainir les finances publiques du pays se sont accompagnées d’une explosion des suicides, des meurtres et d’une détérioration de la santé publique, selon une étude américano-grecque, publiée jeudi 18 avril.

Le taux de mortalité résultant de suicides et d’homicides a augmenté de 22,7 % et de 27,6 % respectivement de 2007 à 2009 surtout parmi les hommes, précisent les auteurs de ce rapport publié dans l’American Journal of Public Health, en se basant sur les statistiques du gouvernement. Ils ont aussi constaté un accroissement du nombre de cas de troubles mentaux, d’abus de drogue et même de maladies infectieuses provoquées par le virus du Nile occidental et du sida.

Ces phénomènes ont coïncidé avec une forte hausse du chômage à la suite de la crise économique de 2007 dont le taux est passé de 7,2 % en 2008 à 22,6 % au début de 2012. Dans le même temps, les dépenses de l’Etat consacrées aux services publics ont été fortement réduites, le budget du ministère de la santé baissant pour sa part de 23,7 % de 2009 à 2011. Cette diminution des services de santé publique s’est aussi produite au moment où un grand nombre de Grecs au chômage ont été contraints de réduire leurs recours aux soins médicaux privés pour se faire soigner dans des organismes publics, dont les moyens étaient également très réduits et plus entièrement gratuits.

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4 commentaires

  • Lilith Lilith

    et voici un effet direct de l’extrème droite, les gens se croient tous permis et entretien la haine.

    Benji ou volti vous pouvez peut-être en faire un sujet?

    http://balkans.courriers.info/article22293.html

    Grèce : 30 Bangladeshis blessés par balle dans une plantation de fraisiers

    La police grecque a arrêté deux personnes suspectées d’avoir blessé par balle environ trente ouvriers saisonniers originaires du Bangladesh dans une plantation de fraisiers, mercredi, à Nea Manolada, dans la péninsule du Péloponnèse. Cet incident survient alors que le Commissaire au droits de l’homme du Conseil de l’Europe a publié cette semaine son rapport sur l’augmentation des crimes de haine en Grèce.

  • Clocel Clocel

    Qui écrira le livre noir du capitalisme???

  • confucius

    Bonjour,

    Conséquences du « hold up » de l’UE.
    Les employeurs grecs n’ont pas de pognon (ou ne veulent pas) pour payer les ouvriers immigrés, les ouvriers se révoltent, le chef d’équipe grec pour se dégager, tire dans le tas.
    Les employeurs ne trouve pas d’ouvriers grecs, parce que ceux ci savent que récupérer sa paye est difficile.
    Les quelques entreprises grecques qui existent encore n’ont plus de trésorerie, nada, plus de fric en banque.
    Impossible de payer le personnel. Il faut attendre que les clients européens payent les factures des produits agricoles reçus, avec des traites à 90 jours sinon plus. Alors ?
    Comme d’hab, le faible se rabat sur plus faible pour s’en sortir.
    Quelle jungle de me.de !
    C’est pas une vie, ça !
    Cette vie là ne vaut pas le coup d’être vécu.