Les dernières « news atomiques » sur la planète

Trois articles ressortent tout particulièrement dans le domaine ce soir, trois informations ayant le même point commun: le domaine du nucléaire. Premier article: la France qui envoie 2000 hommes au Mali au Niger pour sécuriser les mines d’uranium: AREVA inside! Second article: Tepco qui prévoit de décharger une nouvelle fois de l’eau contaminée dans l’océan Pacifique, ils n’en ont pas assez fait, les poissons ne brillent pas assez la nuit, ils en rajoutent une couche. Et enfin, dernier article sur le sujet: Mr Idogawa a démissionné de son poste de maire de Futabamachi car il n’accepte pas la norme de 20mSv/an, il refuse d’assumer cela et on peut le comprendre.

La France envoie des troupes pour sécuriser les mines d’uranium au Niger

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A peine deux semaines après l’invasion du Mali par plus de 2.000 soldats de la Légion étrangère, la France a envoyé des forces spéciales au Niger voisin pour sécuriser les mines d’uranium gérées par Areva, le groupe nucléaire détenu par l’Etat français.

La nouvelle intervention militaire française en Afrique du Nord-Ouest a été rapportée pour la première fois par le magazine Le Point et confirmée par des sources militaires contactées par d’autres sections des médias français.Le Point a rapporté que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait rapidement donné son accord en début de semaine à une « innovation majeure » en ordonnant au commandement des forces spéciales d’envoyer des troupes pour protéger les sites d’exploitation d’uranium d’Areva à Imouraren, et à Arlit, 80 kilomètres plus loin. Le magazine a souligné qu’il s’agit du tout premier recours à des commandos français pour défendre directement les intérêts de l’entreprise.

Le magazine a rapporté que les responsables du gouvernement français avaient pris cette décision après la tentative de sauvetage ratée de l’otage français, Denis Allex en Somalie et le récent dénouement sanglant de la prise d’otages et du siège à l’installation gazière d’In Amenas en Algérie, où plus de 80 personnes ont été tuées.

Ces deux événements, en plus du « lancement de l’opération ‘Serval’ au Mali ont considérablement accru les facteurs de risque sur les installations françaises, y compris industrielles et minières, dans la région, » a rapportéLe Point.

En réalité, le déploiement de commandos français aux mines d’uranium au Niger ne fait que souligner les motifs économiques et géostratégiques primordiaux qui se cachent derrière l’intervention militaire française au Mali. Sous le couvert d’une supposée guerre contre les « terroristes » islamistes et une défense du gouvernement central du Mali, l’impérialisme français utilise sa puissance militaire pour resserrer son emprise sur ses anciennes colonies africaines riches en ressources.

Les porte-parole officiels tant d’Areva que du ministère français de la Défense ont refusé de commenter le nouveau déploiement militaire en alléguant des raisons de sécurité.

Au Niger même, les autorités ont nié toute connaissance de l’envoi de commandos des forces spéciales. « Il est vrai que les menaces terroristes se sont accrues aujourd’hui mais, à ma connaissance, un tel accord n’existe pas pour le moment, » a dit un responsable à l’agence Reuters.

Un officier de l’armée nigérienne a dit à l’agence qu’il existait déjà un dispositif de sécurité sur place et qui avait été conclu avec la France et imposé après l’enlèvement en septembre 2010 de sept employés d’Areva et d’un de ses contractants dans la ville d’Arlit au Nord du Niger.

« Nous disposons aussi d’unités contre-terrroristes dans la région d’Agadez, » a dit l’officier. « Pour le moment, je ne suis pas au courant d’une décision du gouvernement nigérien permettant aux forces spéciales françaises de se baser au Nord. »

Que le gouvernement nigérien n’ait pas été informé des projets de la France ne serait pas hors de question. Depuis l’indépendance du Niger en 1960, la France qui avait gouverné le pays en tant que colonie pendant 60 ans, le traite comme une semi-colonie.

L’uranium extrait des mines du Niger a été considéré par les gouvernements français successifs comme ayant une importance stratégique. Le concentré d’uranium (« yellowcake ») produit à partir du minerai d’uranium du Niger sert à la fabrication des bombes nucléaires françaises et à l’alimentation de ses réacteurs nucléaires qui comptent pour plus de 75 pour cent de l’électricité du pays.

Alors que des profits gigantesques ont été tirés de l’uranium du Niger, les activités minières n’ont profité qu’à une mince couche de la bourgeoisie asservie du pays. Selon l’indice de développement humain (IDH) des Nations unies, le Niger est le troisième pays le plus pauvre de la planète avec 70 pour cent de la population continuant à vivre avec moins d’un dollar par jour et une espérance de vie de 45 ans seulement.

De plus, les activités minières ont exacerbé les tensions ethniques et régionales au sein du Niger. La production d’uranium est concentrée dans la partie Nord du pays, territoire de la minorité nomade des Touaregs qui se sont à plusieurs reprises révoltés en s’élevant contre le fait que toutes les ressources résultant des opérations minières vont à la capitale Niamey, dans le Sud du pays. L’une des principales revendications du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), une milice en grande partie formée par des Touaregs armés qui a combattu l’armée nigérienne, a été en faveur d’un partage plus équitable des revenus issus de l’uranium.

Du reste, l’exploitation de l’uranium par Areva a créé une catastrophe environnementale et sanitaire dans les régions minières. L’organisation environnementale Greenpeace a constaté dans un rapport publié en 2010 que l’eau des puits de la région était contaminée par la radioactivité à un niveau jusqu’à 500 fois supérieur à la normale. A Arlit, le site de l’une des principales mines d’Areva, les causes de décès par maladies respiratoires sont deux fois supérieures à la moyenne nationale.

La France a toutes les raisons de craindre que son intervention au Mali qui a déjà entraîné le bombardement des populations civiles et la torture et l’exécution de civils par l’armée malienne soutenue par la France dans les régions à prédominance touareg, pourrait provoquer un conflit armé qui déborderait sur le Niger.

Cependant, en plus de protéger installations lucratives contre le « terrorisme » ou la révolte populaire, la France a d’autres raisons de faire jouer ses muscles militaires au Niger. Dans un effort pour augmenter sa part des profits issus de l’uranium, le gouvernement nigérien a accordé dernièrement des permis d’exploitation de l’uranium à des entreprises chinoises et indiennes. En déployant des commandos armés, Paris est en train d’affirmer sa domination sur son ancienne colonie en tant que partie intégrante de sa sphère d’influence africaine.

Article complet: mondialisation.ca

 

 

Tepco prévoit de décharger une nouvelle fois de l’eau contaminée dans l’océan Pacifique

400 nouvelles tonnes d’eau viennent s’ajouter chaque jour aux 350.000 tonnes d’eau plus ou moins radioactive 1 actuellement stockées sur le site de Fukushima-Daiichi. Dans le but de faire un peu de place alors que la capacité de stockage maximale est atteinte à 96%, Tepco prévoit de vidanger directement une partie de ses stocks dans l’océan Pacifique : un nouveau constat d’échec de la “politique de réponse humide” 2 Japonaise.

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Les besoins en stockage augmentent d’environ 10.000 tonnes par mois (Tepco)

Une situation similaire à celle d’avril 2011 : les stockages “temporaires” de Tepco prêts à déborder

Le 4 avril 2011, l’ex-opérateur de l’ex-site de Fukushima-Daiichi surprenait tout le monde en annonçant, sans concertation aucune alors que l’opération ne concernait manifestement pas que le Japon, avoir débuté le transfert de milliers de tonnes d’eau radioactive des bâtiments-réacteurs n°. 5 et 6 pleins à craquer directement dans l’océan Pacifique. Cette pratique avait valu aux autorités Japonaises des réactions d’indignation, notamment de la Chine et d’associations de pêcheurs locaux, et avait provoqué lors de son annonce, selon lefigaro, une nouvelle crise de larmes de l’un des dirigeants de Tepco.

Cette opération permit donc à l’opérateur de se délester du 4 au 11 avril 2011 de près de 11.500 tonnes d’eau “faiblement radioactive” localisée dans les étages inférieurs des bâtiments-réacteur n°. 5 et 6 3 afin de permettre de stocker d’urgence de l’eau beaucoup plus contaminée provenant des rejets de l’unité n°. 2, selon Tepco. La seule donnée vérifiable est qu’en mai 2011, Tepco avait signalé avoir relevé une activité de 1400 Bq/kg de Césium-137 au niveau de sédiments prélevés entre 15 km et 20 km de la centrale et à une profondeur de 30 m. Cette activité représentait alors environ 700 fois la valeur habituelle de Cs-137 estimée à environ 2 Bq/kg.

Un volume d’eau radioactive qui triplera d’ici à 2016

Lors de la conférence de presse du 4 janvier 2013, l’opérateur a donc informé la presse qu’”il n’avait d’autre solution” que de vidanger de l’eau contaminée dans l’environnement après que ladite eau ait été filtrée une énième fois au niveau de la nouvelle unité de décontamination “ALPS” dont le démarrage de l’exploitation n’est toutefois toujours pas officialisé.

Suite de l’article: gen4.fr

 

 

Le maire de Futaba a démissionné car il n’accepte pas que ses concitoyens soient obligés de retourner vivre dans une zone à 20mSv par an.

Le 23 janvier 2013, M. Idogawa, Ex-maire de Futabamachi a démissionné.“J’ai démissionné parce que je ne peux pas accepter un standard de 20 mSv/an. Je ne peux pas assumer une telle responsabilité pour le futur”

Dans un entretien à OurPlanet-TV, il explique qu’il démissionne parce qu’il ne peut pas accepter le standard de 20 mSv/an du gouvernement.
Le gouvernement japonais a décidé que les habitants devaient rentrer si la dose totale est en-dessous de 20 mSv/an; pour répondre à la demande sociale et économique.
Alors que c’est 1 mSv/an dans le reste du Japon, ce qui a été également confirmé par la Cour Suprème.
Même à Tchernobyl, quand c’est au-dessus de 5 mSv/an, la région est définie comme zone d’évacuation absolue.
Il a dit qu’il ne peut pas laisser les habitants rentrer au village parce qu’il ne peut pas prendre la responsabilité de ce qui peut arriver à leur santé au cours des 25 ans qui viennent.
L’article du Fukushima-Diary


Cette année, le gouvernement japonais a autorisé la plantation de riz même dans la zone d’évacuation. Le gouvernement va acheter 40.000 tonnes de riz de Fukushima, soit 200 fois plus qu’en 2012. Ce riz sera mis sur le marché.
Et aussi, à partir de fin janvier toutes les cantines des écoles serviront du riz produit à Fukushima.

L’article du Fukushima-Diary


Notes:

Voici les limites d’exposition au rayonnements artificiels, ajoutés au « bruit de fond » normal,en France (et ailleurs au Japon)

  • Le public peut être exposé à 1 milli Sievert par an
    pour cette dose de 1mSV/an, on estime que la radioactivité va provoquer 5 cancers mortels pour 100.000 personnes exposées
  • Si l’exposition atteind 20 mSV par an on attend 80 décès par cancers mortels pour 100.000 personnes exposées
  • A 6 mSV par an on attent 24 décès.

On ne tient pas compte:

  • Des personnes pas assez malades pour mourir
  • Des maladies non cancéreuses, spécialement cardiaques que, l’expérience de Tchernobyl a mis en évidence.
  • De l »atteinte du patrimoine génétique qui va se transmettre dans les générations futures.

Reste de l’article: vivre-apres-fukushima.fr

Rendons néanmoins à César ce qui appartient à César, ces trois articles ne seraient jamais ici s’il n’y avait eut le site des veilleurs de Fukushima, merci à ceux qui l’administrent.

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