Élections : les sombres prophéties d’Amos Oz

Suivant amos Oz qui se présente pour être député en Israël, aucun parti n’est assez sioniste et donc capable de protéger le pays convenablement, ça promet!

Le 22 janvier, les Israéliens désigneront leurs nouveaux députés. Pour le grand écrivain Amos Oz, tous les partis politiques actuels mèneront le pays à l’effondrement. Seul le Meretz, le parti de la gauche sioniste, voit les dangers qui guettent Israël.
L’écrivain Amos Oz - Capture vidéo de l'interview d'Ha'Aretz L’écrivain Amos Oz – Capture vidéo de l’interview d’Ha’Aretz

Le 9 janvier, l’écrivain Amos Oz, lauréat du prix Israël, s’en est pris en des termes particulièrement durs au Premier ministre Benyamin Nétanyahou, ainsi qu’à Shelly Yachimovich, présidente du Parti travailliste. Oz, un militant de longue date du Meretz [gauche sioniste libérale], s’adressait à une trentaine d’universitaires indécis devant l’intérêt de voter Meretz. Ce fut l’occasion pour lui de formuler des prophéties très sombres quant à l’avenir de l’Etat d’Israël.“Le gouvernement Nétanyahou est le plus antisioniste depuis la création de l’Etat d’Israël. Il fait tout pour qu’il n’y ait jamais ici deux Etats, mais un seul. Il ne cesse de porter des coups moraux, financiers et politiques à Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et de renforcer le Hamas. Peut-être est-ce vraiment son intention d’étouffer toute chance de parvenir à une solution à deux Etats. Peut-être croit-il que les Juifs pourront régner indéfiniment sur une majorité arabe. Mais, aussi longtemps qu’il puisse tenir, tout régime d’apartheid finit par s’effondrer.”


Et Oz de mettre en garde ses auditeurs : si une solution à deux Etats n’est pas mise en œuvre, “ce n’est pas un Etat binational que nous aurons ici, mais un Etat arabe”.Pour expliquer son soutien au Meretz, Amos Oz dit que ce parti est le seul à s’attaquer pleinement à la question existentielle “nihyeh o-lo nihyeh”, “être ou ne pas être”. Face à cette question existentielle, Shelly Yachimovich se montre pire que [l’ancien Premier ministre travailliste] Ehoud Barak. Ce dernier répondait : “Il n’y a pas de solution”, tandis que Yachimovich répond : “Il n’y a pas de problème”. Interrogé à propos de Yesh Atid [nouvelle formation de centre droit], Oz répond : “Je vois Yaïr Lapid [journaliste vedette et fondateur du parti] se focaliser sur l’obligation de conscription pour les étudiants talmudiques. Mais, franchement, à quoi cela pourra-t-il bien servir d’enrôler les étudiants religieux lorsqu’il y aura ici un Etat arabe ? Ces élections portent sur des enjeux bien plus existentiels.”

Amos Oz se montre méfiant envers l’ancienne présidente de Kadima [droite modérée], qui dirige maintenant son propre parti, Hatnoua. “Je n’ai aucune garantie que Tzipi Livni ne sera pas ministre des Affaires sociales dans le prochain gouvernement Nétanyahou, tout comme je n’ai aucune garantie que Yaïr Lapid ne sera pas ministre de l’Education dans ce prochain gouvernement. Une fois dedans, que pourront-ils bien y faire ?” En revanche, selon Oz, le Meretz mènera une opposition de combat. “Cela fait maintenant quinze ans que le Parti travailliste rampe pour participer aux gouvernements du Likoud. Qu’ont fait les travaillistes pour ralentir le rythme de la colonisation de peuplement et pour conjurer le spectre de la dissolution de l’Etat du peuple juif ?”Réagissant à ces propos, le Parti travailliste estime qu’Amos Oz est un “écrivain de grand talent, mais cela n’en fait pas nécessairement un bon guide politique”.

Source+vidéo: Courrier international

Un commentaire

  • gnafron

    c’est bizarre, je comprends tout le contraire: ce gars affirme que si Israel ne laisse pas de place à un état arabe, il(Israel) disparaitra…l’a l’air très bien ce gars!