Le rapport Gallois, une foutaise de plus pour « sauver » la France…

Haaaaaa, un nouveau pseudo-rapport censé sauver la France et ses entreprises! Magnifique sauf que celui-ci prévoit le pire comme le meilleur, et à l’heure actuelle, le meilleur n’est possible que si les finances sont là, et elles ne le sont pas, c’est ça le pire! ;)

Entre autre il prévoit de faire sauter les 35 heures, également une réduction de 30 milliards d’euros des cotisations sociales, une hausse « modérée » de la CSG et de la TVA, etc… Bref, on va payer! Et tout cela au nom d’un président qui promet des décisions fortes (un euphémisme avec lui!) et qui accuse principalement la Chine. Mais que peut-il réellement décider alors qu’il se courbe devant la finance, devant les pays du Maghreb à qui il vend le pays pièce par pièce, devant les américains ou la commission européenne. Non, il ne s’élèvera jamais face à ces puissants, il a été incapable de dénoncer cette finance qui contrôle en partie PSA (et est donc responsable des 8000 licenciements), qui contrôle en partie la plus grande chaine de télé du pays (JP Morgan), qui possède la bourse de Paris, et je ne cite pas tout… Bref, nous sommes encore dans la foutaise total avec de fausses mesures qui montrent bien que le courage pour réellement affronter les problèmes et proposer des solutions n’existe pas!

Louis Gallois a remis lundi son rapport sur la compétitivité française.

Louis Gallois a remis lundi son rapport sur la compétitivité française. © MaxPPP

ZOOM – Le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité a été remis lundi au Premier ministre.

C’est la fin d’une longue attente. Louis Gallois a remis lundi son rapport sur la compétitivité française au Premier ministre. Avant que celui-ci annonce quelles mesures seront retenues par le gouvernement et quelles autres seront oubliées, Europe1.fr vous présente le détail des mesures.

LES MESURES PHARES

• Baisse de charges. le rapport de retient finalement une réduction des charges sociales de 30 milliards d’euros, dont 20 milliards de charges patronales et 10 milliards de charges salariales pour les salaires jusqu’à 3,5 Smic (environ 5.000 euros mensuels). Ces réductions devraient être compensées par une hausse de la fiscalité. 20 milliards d’euros environ seraient récupérés en augmentant la CSG de deux points, 5 à 6 milliards en augmentant la TVA de certains produits à taux réduit, le reste en jouant sur la fiscalité de la pollution, des transactions financières, de l’immobilier et en touchant aux niches fiscales.

Pour avoir un véritable impact, cette baisse doit se produire sur un laps de temps très court, « deux ans maximum » et même de préférence un an.

• Assurance-vie. Le rapport Gallois préconise d’orienter l’épargne des particuliers vers les entreprises au lieu des obligations d’Etat. A l’heure actuelle, les Français plébiscitent l’assurance-vie comme placement de référence. Louis Gallois propose donc de retarder l’exonération de taxes de ces contrats afin d’en rallonger la durée de détention. Il souhaite également que les contrats en unités de compte, généralement investis en actions, soient « privilégiés » par rapport aux contrats en euros, essentiellement orientés vers les obligations publiques.

• Des salariés dans les conseils d’administration. Le texte propose de nommer des représentants des salariés au sein des conseils d’administration ou de surveillance des grandes entreprises, qui prendraient part aux décisions. Il propose d’introduire ces conseils dans « les entreprises de plus de 5.000 salariés ». « Au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative », en feraient partie.

• La recherche « sanctuarisée ». Louis Gallois fait la part belle à l’innovation et à l’investissement. Il demande que les dépenses publiques de soutien à l’innovation soient protégées pour les cinq prochaines années, et que 2% des achats courants de l’Etat soient réservés à des innovations de PME. Les entreprises seraient par ailleurs incitées à se rapprocher des universités et des lycées techniques. Le nombre de formations en alternance serait doublé sur le quinquennat et un droit individuel à la formation serait attaché à chaque personne, et non à l’emploi qu’elle occupe. Selon l’ex-patron d’EADS, le Commissariat à l’investissement doit donner la priorité au numérique, aux nanotechnologies, à la santé ou encore à la transition énergétique.

LES AUTRES MESURES

Les carnets du monde – 15/09/12

• Gaz de Schiste. Comme annoncé, le texte préconise la mise en place de recherches sur le gaz de schiste. Et comme prévu, le gouvernement a déjà dit qu’il ne retiendrait pas cette mesure.

• Un environnement économique stable. Selon Louis Gallois, « Tout doit être fait pour simplifier, clarifier, réduire les délais » dans les entreprises. Il souhaite donc que l’Etat s’engage à ne pas toucher, au cours des cinq prochaines années, au crédit impôt recherche, aux dispositifs de détention et de transmission d’entreprises, à la contribution économique territoriale, qui a remplacé la taxe professionnelle (laquelle, note l’ex-patron d’EADS a subi « 68 modifications en 35 ans »), aux incitations sociales aux jeunes entreprises innovantes et enfin aux dispositifs en faveur de l’investissement dans les PME.

• Une politique économique européenne. La politique de la concurrence devrait être « davantage au service de l’industrie » européenne, avec un avis d’experts accompagnant chaque décision de la Commission européenne et la possibilité de faire appel devant le Conseil des ministres européen, estime l’auteur du rapport. Il se dit également favorable à une baisse de la monnaie unique, afin de favoriser les exportations.

Source: Europe1.fr

6 commentaires