La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne..

C’est un clignotant rouge, pendant qu’on se focalise sur le visible, on nous enfume subrepticement avec des mesures « dérogatoires » qui vont vite devenir la solution de facilité. Respirer va devenir dangereux après le passage de ces avions pulvérisateurs de poisons. On s’américanise de plus en plus, sauf que nous n’avons pas les immenses cultures de milliers d’hectares d’outre Atlantique, et que les habitations sont nombreuses aux abords des champs….Mais qu’est ce qu’ils ont dans la tête?? On va s’en prendre plein la poire, et si alentour il y a des abeilles et du bio…bye bye!!! :reallypissed:

Grrr!!

 

En principe, l’épandage aérien de pesticides est interdit en France. En principe seulement, car la circulaire du ministère de l’agriculture, publiée très discrètement le 5 mars, introduit de nombreuses exceptions.Intitulé « Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés ou en cours d’évaluation pour les traitements par aéronefs », ce texte, « à diffusion limitée » et que Le Monde s’est procuré, fournit aux directions régionales et départementales de l’agriculture, aux directions des populations, aux services vétérinaires, la possibilité de délivrer des dérogations pour toute une série de fongicides, herbicides, insecticides destinés à traiter le maïs, le riz, la vigne et les bananiers.La circulaire risque de passer pour un feu vert et présagerait alors des conflits probables entre commanditaires de l’épandage, cultivateurs bio, apiculteurs, riverains, comme ce fut le cas dans plusieurs régions en 2011.

La loi Grenelle II du 13 juillet 2010, qui, dans son article 103, interdit la pulvérisation de ce type de produits depuis un avion, un hélicoptère ou un ULM, comporte elle-même une part d’ambiguïté puisqu’elle prévoit des dérogations. Mais restreintes: lorsque cette pratique « présente des avantages manifestes pour la santé et l’environnement par rapport à une application terrestre », lorsqu’il faut agir en urgence face à un danger qui menace les plantes, les animaux, la santé humaine, ce mode d’intervention peut se justifier « dans des conditions strictement définies par l’autorité administrative pour une durée limitée » et après avis de plusieurs commissions compétentes en matière d’environnement.

« EFFETS GRAVES POUR LA SANTÉ »

La loi stipule en outre que lors des pulvérisations, l’opérateur doit respecter une distance minimale de sécurité de 50 mètres par rapport aux habitations, jardins, parcs, points d’eau, marais… La France avait par ailleurs renforcé son dispositif d’encadrement de l’usage des pesticides par épandage aérien en transposant, en juillet 2011, une directive européenne datant d’octobre 2009. La réglementation approuvée par les Vingt-Sept impose que les pesticides doivent être « expressément approuvés par l’Etat membre à la suite d’une évaluation spécifique des risques » qu’ils comportent.

La circulaire du 5 mars émanant de la direction générale de l’alimentation donne la liste de sept pesticides « autorisés », dans la mesure où ils ont été évalués par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) spécifiquement pour être appliqués par voie aérienne. Il s’agit de quatre fongicides, d’un insecticide, un herbicide et un stimulateur de défenses naturelles utilisés dans la culture des bananes et du riz.

Six sont classés officiellement « dangereux pour l’environnement » et « nocif » sur le plan toxicologique. Le site Internet du ministère de l’agriculture recense quelques-unes de leurs caractéristiques: « risque d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion », « très toxique pour les organismes aquatiques » au sujet du Sico par exemple ; l’inhalation de vapeurs de Tilt – qui s’avère irritant pour les yeux et la peau – « peut provoquer somnolences et vertiges » et son ingestion « une atteinte des poumons »; le Gardian présente « des risques d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée par ingestion ». Les autres (Bion 50 WG, Mimic LV, Amistar, Clincher) présentent le même genre de profil.

Le ministère fournit aussi une liste de seize pesticides dont le dossier a été déposé auprès de l’Anses à la fin de l’année 2011 ou qui devrait l’être d’ici au 31 mars et qui « peuvent en conséquence être intégrés dans les demandes de dérogation » formulées par les commanditaires de pulvérisation aérienne.

S’agit-il de les autoriser avant même que l’Agence ne se penche sur leur cas respectif ? Au ministère de l’agriculture, on assure qu’il n’en est pas question. N’empêche, l’administration semble soucieuse de ne pas faire perdre de temps aux agriculteurs convaincus par ce type d’épandage. Le texte prévoit que si l’évaluation des produits n’est pas terminée au 31 mars, date limite pour cette année, une dérogation pourra néanmoins être octroyée ultérieurement.

Il n’est en outre pas sûr que les experts de l’Anses aient eu le temps d’étudier dans le détail les spécificités des sept pesticides accrédités. Certains d’entre eux disposaient d’une autorisation de mise sur le marché ancienne, qui a bien vite été actualisée.

Auteur : Martine Valo

Source : www.lemonde.fr Vu sur Sos-Planète

Voir aussi:

Des produits chimiques favorisent l’obésité et le diabète

9 commentaires

  • Voir aussi : « FAUT-IL SUPPRIMER LE MOT « EAU » DE LA CONSTITUTION ? »   
    (http://eau-evolution.fr/doc/divers.php?lien=eau_ecologi_environnement_president_2012_politique)
    « Les données de terrain sur l’état des rivières et des nappes souterraines révèlent un saccage chronique de la ressource en eau avec en particulier une contamination chimique généralisée, durable et grave, ainsi qu’une désinformation publique chronique sur son état réel. Inefficacité comme programmée des actions de protection, à cause de lois et de mesures pas assez exigeantes, de moyens humains et financiers dérisoires et inadaptés et d’une temporisation coupable, le tout accompagné d’une désinformation sérieuse, la gauche et la droite n’ont rien à s’envier l’une de l’autre… Face à cette crise de l’eau et à la grande crise environnementale planétaire à venir, la campagne actuelle pour les présidentielle 2012 est tout particulièrement décalée et atterrante. Comme si l’environnement était une simple option, alors qu’il devrait être le noyau structurant de toute société responsable du 21ième siècle. »
    Sur Eau-Evolution aussi, quelques cartes indépendantes des pesticides dans l’eau :
    Rivières : http://eau-evolution.fr/doc/articles.php?lien=eau_carte_qualite_france_riviere_pesticide_micropolluant
    Nappes souterraines : http://eau-evolution.fr/doc/articles.php?lien=eau_carte_qualite_france_souter_nappe_pesticide_micropol

    • voltigeur voltigeur

      Merci Anne ;) nous n’avons pas fini de nous battre contre les lois absurdes de ces technocrates,
      qui n’ont aucune idée de ce que nous allons laisser à ceux qui viendront après nous.

  • fotoulavé fotoulavé

    Je le vois bien ce matin les chemtraisl se déchainent. 8H40 et depuis 1H, 4 ou 5 ont craché leur merde mais il y a du vent en altitude alors le mouton n’y verra rien. Mais on me dit dans mon oreillette que ce ne sont pas des produits phytosanitaires. OUF !  C’est surment de la volvic pour nous hydrater la peau…

  • lafleur

    tant que la france’ sera gouverné  par des individus aussi nuls que le gouvernement actuel , tant que l’on aura un dirigeant qui n’en a rien à faire de la santé d’un peuple qu’il est censé protéger , on ne vérra pas le bout du tunnel ;enrichir les empoisonneurs , tel est la devise sarkozienne et cie ;

  • Gandhiji

    Déjà qu’ils gardent leurs troupeaux avec des quads, maintenant l’Europe va leur payer des zavions ?

  • Gandhiji

    Pour les campagnes, les bouseux chimiques et pour les villes, les chemtrails.

  • Tex

    Ils sont cinglés….
    Que dire d’autre???? :no:

  • delphine

    question :
    qui signe ces décrêts, ces ordonnances, ces circulaires?
    ça donne déjà les noms de ceux
    qui se font graisser la patte .

    on devrait obliger tous les fonctionnaires
    des Ministères de l’agriculture 
    et de la santé,
    à travailler pendant au moins un an dans une ferme,
    et à manipuler les produits sur lesquels ils ne veulent pas trop s’informer  :-D

    travailler « les mains dans la bouse » leur ferait le plus grand bien.
    et ils sauraient de quoi ils parlent,
    et surtout le poids de ce qu’ils autorisent ensuite à tort et à travers.