Le thème de l’économie domine la campagne présidentielle…

Comment pourrait il en être autrement, alors que le pauvre troupeau est archi-tondu et la France à la dérive. Entre les utopistes qui y croient, les rêveurs qui s’y voient, les démolisseurs qui aboient, les protecteurs qui verdoient, les agitateurs qui  déploient des trésors de palabres…..Le résultat est là!! nous sommes embarqués dans un navire qui coule. Rien n’est irréversible si on emploie les bons moyens…. Mais est ce que ceux qui se voient, capitaines en puissance, vont être à la hauteur??


La plupart des clignotants sont au rouge…
Crise de la dette, réduction des déficits, réindustrialisation: jamais sous la Ve République une campagne présidentielle n’est apparue autant dominée par les enjeux économiques.

Quel qu’il soit, le prochain locataire de l’Elysée devra affronter d’emblée une situation budgétaire tendue. Certes, la croissance positive (+0,2%) au dernier trimestre 2011 a écarté provisoirement le spectre d’une récession, et les déficits publics ont été contenus l’an dernier sous la barre des 5,7% du PIB, comme la France s’y était engagée.

Pour autant, le rouge reste, du commerce extérieur à la dette en passant par l’emploi, la couleur dominante des grands indicateurs du pays.

«Les politiques doivent vivre dans le monde réel»

Le gouvernement a dû se résoudre à repousser d’un an, à 2014, la perspective d’un reflux de la dette, attendue en 2012 à 89,1% du produit intérieur brut (PIB).

Pour la première fois aussi depuis 2009, l’économie française a détruit des emplois salariés fin 2011 (-0,2% au 4e trimestre), alors que le chômage est à son plus haut niveau depuis douze ans.

«L’actuelle campagne fait moins rêver, c’est une bonne chose (…) Les hommes politiques doivent vivre dans le monde réel», résume Jean-Paul Betbèze, chef économiste du Crédit Agricole et auteur de 2012: 100 jours pour défaire ou refaire la France (éd. PUF)

«Chacun a bien conscience qu’il faut faire acte de prévisibilité, ce qui veut dire que c’est une campagne sans promesses», renchérit Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès.

Contraint d’assumer un bilan économique mitigé, Nicolas Sarkozy a tenté de retourner à son profit l’argument de la crise en officialisant son entrée en campagne pour un second mandat mercredi.

Attention à la désillusion.

Le président sortant a notamment justifié sa candidature en posant au «capitaine» refusant d’abandonner un navire «en pleine tempête», alors que «la France, l’Europe et le monde» connaissent depuis trois ans «une succession de crises d’une violence inouïe». Il a évoqué la poursuite de «la réduction indispensable des dépenses», alors que l’objectif de retour à l’équilibre budgétaire a été fixé à 2016 par l’actuel gouvernement.

«Nous sommes des gestionnaires efficaces», a répliqué jeudi François Hollande, qui prévoit la même échéance un an plus tard. Les précédents programmes du PS étaient marqués «par des réformes ambitieuses, suivies d’une pause et d’une déception», celui-ci «commence par le redressement», souligne à l’AFP son directeur de campagne, Pierre Moscovici.

Deux exemples: le 54e engagement du candidat socialiste «garantit» un maintien «à leur niveau actuel» des dotations aux collectivités locales, un euphémisme pour annoncer leur gel. Et si 60.000 emplois doivent être créés dans l’éducation et quelques milliers d’autres dans la police, la gendarmerie et la justice, ils le seraient à effectifs de fonctionnaires constants. «Pour le reste, il y aura des économies à faire», a reconnu François Hollande.

Bayrou aussi et le «produire en France»

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4 commentaires

  • delphine

    Salut les moutons

    votez blanc,
    votez noir,

    vous serez tondus jusqu’à l’os de toute façon.

  • structus

    Bonjour à tous,
    Merci aux montons enragés je vous lis tous les jours ;
    Une chose à faire pour sortir de ce merdier,
    Faire comme l’Islande, un référendum sur la dette illégitime de la France,
    Puis donner le pouvoir a la banque de France de son droit régalien  pour battre monnaie,
    Mais aucun candidat corrompu  du système UMPS et proche du NOM ne fera quelque chose.
    Triste France, nous allons tous à l’abattage les pieds joints
    Bonne journée à tous

  • Jerome

    Seul problème, 0,2% de croissance avec des déficits de 5,7% du PIB = accroissement de la dette et spirale infernale.