J-P. Petit : « Les déchets nucléaires, bombe à retardement planétaire » …

Naoto, le dernier homme de Fukushima, vient à Paris,  j’en avais parlé ICI c’est l’occasion de parler de ces déchets nucléaires qui nous submergent et dont nous ne savons que faire. Ne comptons pas trop sur le gouvernement, haut lieu d’irresponsables incompétents dans le domaine, pour se tourner et investir vers les énergies alternatives,  au contraire ils préfèrent écouter les nucléophiles, pour qui l’avenir est dans le nucléaire. Je vous propose une interview de Jean Pierre Petit qui s’est exprimé sur la voix de la Russie. Certains vont hurler à la manipulation, certes JPP est controversé notamment pour ses prises de position sur les ovnis, mais c’est avant tout un chercheur, physicien et spécialiste du nucléaire, et à ce titre, beaucoup de ces messieurs, du haut de leurs miradors feraient bien de tendre l’oreille…L’intro avant l’interview, vaut son pesant de cacahuètes…

9highres_00000402431366321.jpg© Photo : EPA / Jean-Pierre Petit ancien directeur de recherche au CNRS,

La Voix de la Russie : Jean-Pierre Petit, vous avez accordé deux interviews à La Voix de la Russie qui ont soulevé un grand intérêt chez nos lecteurs, et également une foule de questions. Il y avait évidemment des gens qui vous connaissaient déjà, ainsi que votre passé de scientifique chevronné, et qui ont exprimé leur satisfaction de vous voir vous exprimer dans nos colonnes. Vous les avez mis en appétit en développant des idées bouleversantes, concernant les voyages interstellaires. Mais vous nous dites qu’il y a, selon vous, un sujet d’une actualité brûlante. Quel est-il ?

J-P. Petit : « Le développement actuel du nucléaire dans le monde, et tout particulièrement en France, car vous savez que mon pays est « en pointe » dans ce domaine, et que c’est le pays le plus nucléarisé du monde. »

LVdlR : Qu’y a-t-il de vraiment nouveau ?

J-P. Petit : « Le lobby nucléaire international recueille les fruits d’un bourrage de crâne qui dure depuis des décennies. Vous n’êtes pas sans remarquer l’importance énorme qu’a pris la télévision, dans le sens d’un abrutissement orchestré des populations. Il y a 20 ou 30 ans, avant le développement de médias parallèles, d’Internet, certains décelaient déjà la trace d’une opération de lavage de cerveaux de plus en plus évidente. »


LVdlR : Y aurait-il, selon vous, quelque chose de voulu, une … conspiration ?

J-P. Petit : « Dans tous les cas de figure, cet abrutissement est voulu. Dans quel but ? La question reste ouverte. Mais il y a une chose qui mène le monde, depuis l’aube des temps, c’est le redoutable mélange entre la cupidité et la bêtise. Ma statistique personnelle, depuis longtemps, est qu’il n’y a que 5 % d’individus capables de penser par eux mêmes, capables de réfléchir, de faire preuve d’esprit critique, d’une certaine autonomie au plan moral, et sur lesimple plan de la raison. A cela il faut ajouter 20 % d’inconscients, qui sont dévorés par leur égoïsme, leur ambition et leur … paranoïa. Ainsi, quelqu’un qui appartient à ces 20 % estime que la recherche d’un pouvoir le plus grand possible est une question de survie, pour lui, pour les siens, pour son ethnie, son pays, position qui confère à ses yeux tous les droits. »

LVdlR : Et que deviennent les 75 % restants ?

J-P. Petit : « Ceux-là sont manipulables à merci, dans n’importe quel sens. On peut les endormir, créer chez eux la peur, les assujetir, les dresser contre un autre groupe, les faire se battre les uns contre les autres, à petite ou à grande échelle. On peut les apauvrir jusqu’à la dernière extrémité, sans qu’ils se révoltent. En France est apparu un dessin humoristique qui suggérait l’apparition, par recombinaison génétique, d’une nouvelle espèce, le Pigeton. »

LVdlR : Qu’est-ce qu’un Pigeton ? 

J-P. Petit :   « C’est un animal qui a la tête d’un pigeon et le corps d’un mouton. 

Le Pigeton Image fournie par Jean-Pierre Petit 

Comme vous pouvez le voir, cet animal avale n’importe quoi et se laisse tondre sans réagir. Accessoirement, les Pigetons peuvent avoir des comportement collectifs, en étant capables de suivre un leader de la manière la plus irrationnelle, par millions. Entre deux phases d’une remarquable passivité, on peut trouver chez eux des accès de violence assimilables à des défoulements. En exploitant ce capital de violence latente on peut constituer des armées de Pigetons, de part et d’autre d’une frontière, derrière des bannières, et les amener à se combattre jusqu’à la mort avec le plus grand esprit de sacrifice. Lors de ces affrontements entre Pigetons de deux clans adverses, il n’est pas rare de voir des entreprises spécialisées fournir des armes aux deux camps, par souci d’équité. »

LVdlR : Mais comment fait-on pour éviter que des Pigetons d’un même camp se combattent ?

J-P. Petit : « On les dote d’uniformes bien reconnaissables


Pigeton mobilisé Image fournie par Jean-Pierre Petit

Lors de la cessation des hostilités, des distributions de médailles sont pour eux l’objet d’une grande satisfaction et fierté. On peut alors organiser des cérémonies commémoratives se situant autour de la tombe d’un Pigeton inconnu, considéré alors comme le Pigeton-héros-type

Pigeton démobilisé Image fournie par Jean-Pierre Petit

Les guerres restent de facto des moments d’intense activité économique et de consommation. On assiste alors à un raccourci spectaculaire entre la production et la consommation, puisqu’on produit des tas de choses coûteuses et sophistiquées pour les casser immédiatement. Le coût de la main-d’oeuvre est alors au plus bas.

En temps de paix, le Pigeton est incité à consommer et à fournir de la laine, récoltée par des tondeurs de Pigetons, qui peuvent alors appartenir à une quelconque des ethnies constituant les Euro-Pigetons. Une stratégie d’obsolescence programmée est appliquée pour que le remplacement des objets se fasse à un rythme soutenu (celui des ampoules électriques, pour ne citer que cet exemple). »

LVdlR : Les tondeurs de Pigetons constituent en quelque sorte une espèce différente ?

J-P. Petit : « Oui et non. En effet, un Pigeton lambda, à la suite d’un rituel appelé élections mute en général assez rapidement en se transformant lui-même en tondeur de Pigetons. Cette mutation peut être considérée comme un phénomène naturel. C’est l’expression de l’adage bien connu, que les pigetons dominants ont toujours en tête :

Tonds, ou sois tondu »

LVdlR : Y a-t-il des activités humaines qui échappent à ce phénomène universel de la tonte des Pigetons ?

J-P. Petit : « Nous avons, avec mon ami Gilles d’Agostini, tenté cette expérience en diffusant quelque chose, finalement, d’assez nouveau et révolutionnaire sur le marché : le produit gratuit, sous forme numérique. Il s’agit en l’occurrence des 450 albums de bande dessinée scientifique, à vocation ludico-pédagogique, gratuitement téléchargeables sous forme de fichiers pdf, en 36 langues, sur le site www.Savoir-sans-frontieres.com »

LVdlR : Sous forme numérique, vous n’avez alors ni stocks, ni comptabilité, ni taxes, ni frais d’aucune sorte.

J-P. Petit : « C’est ce qui en déroute plus d’un. Un jour j’ai pris en stop des Chinois qui faisaient un stage en France et à qui je présentais cette opération. A la suite de quoi ils m’ont dit :

– Mais, comment faites-vous pour gagner de l’argent avec un produit gratuit ? 

En tant que Chinois, ils étaient évidemment très déconcertés. En effet, découvrant un produit quelconque, la première réaction du commerçant-industriel chinois est de se demander comment produire ces biens avec un coût moindre, afin de les vendre moins cher et de s’emparer au plus vite de ce nouveau marché. L’idée que le coût de la duplication soit nul était déjà de nature à les déstabiliser. Plus encore le fait que le prix de vente le soit aussi, ce qui rendait toute baisse problématique. »

LVdlR : Donc, dans tous les domaines, vous innovez.

J-P. Petit : « Je m’y efforce. »

LVdlR : Revenons au sujet évoqué en début d’interview, le nucléaire. Quoi de nouveau sous le soleil, dans ce domaine ?

J-P. Petit : « Ce sont des choses qui sont volontairement tenues loin du grand public, alors qu’il s’agit d’enjeux vitaux. En ce moment, les technocrates du nucléaire poussent vigoureusement pour faire passer le projet CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique), d’enfouissement des déchets nucléaires de haute activité, à Bure, dans l’Est de la France, là où les vignes françaises produisent le Champagne mondialement apprécié. A Bure existe déjà une installation pilote avec un puits de descente qui donne accès à un filon d’argile situé à 500 mètres de profondeur, d’une centaine de mètres d’épaisseur, où on a ménagé des galeries et où l’Etat projette d’enfouir le million de tonnes de déchets hautement radioactifs produits par l’industrie nucléaire française depuis un demi-siècle. »

LVdlR : Comment s’effectuerait ce stockage ?

J-P. Petit : « Il y a d’abord à effectuer le conditionnement de ces dangereuses matières, puis le transport dans les wagons Castor.

Les wagons« Castor » acheminant les déchets radioactifs de haute activité © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Sur place, il y a un stockage en surface en attendant leur acheminement à l’aide d’une « descenderie » inclinée et leur manipulation jusqu’à des alvéoles de stockage, tout cela par des robots. Le temps de conditionnement, d’acheminement et de stockage dépasserait le siècle (…). »

LVdlR : Qu’entend-t-on par déchets au juste ?

J-P. Petit : « Actuellement cela représente en France 80.000 mètres cubes. Les déchets les moins actifs ont été mis dans de simples bidons d’acier. Pendant longtemps les Français, et surtout les Anglais, s’étaient contentés de balancer des dizaines de milliers de bidons de ce type dans la Manche. Avec le temps, ceux-ci, en rouillant, se sont percés. Ils constituent aujourd’hui des habitats-refuges pour des poissons qui servent de relais pour disséminer ces substances radioactives dans l’ensemble de la chaîne alimentaire. »

LVdlR : Sur l’ensemble de la planète.

J-P. Petit : « Bien sûr. Les poissons sont par nature d’humeur vagabonde, à une échelle planétaire. Ainsi, la radioactivité déversée continûment dans le Pacifique sur la côte de Fukushima se retrouvera à terme immanquablement dans les assiettes de tous les consommateurs de poissons du monde entier. »

LVdlR : Qu’y a-t-il dans ces bidons cloués en Manche ?

J-P. Petit : « Un peu n’importe quoi. Aucun inventaire des contenus n’est disponible. Mais il y a beaucoup de matières plastiques et on verra plus loin que cela a son importance quand ces bidons sont stockés dans des espaces confinés. Les déchets les plus dangereux sont mélangés à du verre. On les concasse, puis on les carbonise en les passant dans un four chauffé par des résistances. Ce qui dégringole alors contient beaucoup de débris métalliques qui sont les restes de coeurs de réacteurs : de l’uranium 238, de l’uranium 235, du plutonium produit pendant le fonctionnement, des déchets à vie longue en tous genres, le tout étant mélangé à des débris de verre. Cela permet alors un chauffage par induction mêlant ces fragments à des débris de verre qui sont au passage fondus. Emergent de cela des cylindres de verre où ces déchets sont emprisonnés. Ces cylindres de verre sont alors inserrés dans des capsules en acier inoxydable, munies d’une tête permettant leur saisie et leur manipulation robotisée. »

Le mélange des déchets avec du verre © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Cylindre en inox contenant les déchets, mélangés à du verre. Chacun de ces« colis»contient 11 kilos de déchets hautement radioactifs © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Comment manipule-t-on ces « colis » ?

J-P. Petit : « Il est exclu de s’en approcher, cela serait la mort assurée. A un mètre, la dose est de plusieurs Sieverts par heure. Une dose d’un Sievert est considérée comme mortelle. Leur transport requiert donc l’utilisation de containers blindés contenant de 20 à 28 de ces colis élémentaires et pesant chacun 400 tonnes. Il est prévu de loger 34.000 de ces objets, pudiquement baptisés “colis” dans le site souterrain de Bure.

Ici, le chargement d’un container-type blindé dans un wagon Castor. Noter les orifices de ventilation dont les wagons sont dotés © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Les plus gros containers construits sur le même principe, sont capables d’héberger les éléments combustibles longilignes issus des réacteurs, d’une longueur de six mètres. Deux ensembles de tenons permettent indifféremment de les amener en position verticale ou de les coucher sur un berceau. Ci-après les containers que les Japonais utiliseront pour loger les éléments combustibles extraits de la piscine du réacteur numéro quatre et pour les transporter. »

Transport d’un container blindé (Japon) © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Et ce sont ces containers qui seront stockés en sous-sol ?

J-P. Petit : « Non, seulement leurs contenus, ce qui recquiert une manipulation entièrement robotisée, en sous sol.»

LVdlR : Comment le stockage final est-il effectué ?

J-P. Petit : « De différents manières. Les déchets dits de moyenne activité seront stockés dans des bidons métalliques eux mêmes logés dans des « boites » faites de béton.

 

Projet CIGEO : Elements transportés au fond sur des« clarkes» et posés dans des galeries (déchets de moyenne activité) © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

Les éléments de haute activité et à vie longue sont enfilés par des robots dans des alvéoles, creusées dans l’argile, d’une section circulaire de 60 cm de diamètre (adaptée à la taille de ces « colis ») et de 40 mètres de long, manchonnées par un fin tube d’acier inoxydable. »

L’élément de haute activité, prêt à être enfilé, poussé dans une alvéole. © Photo fournie par Jean-Pierre Petit

LVdlR : Leur confinement doit être assuré pendant combien de temps ?

J-P. Petit : « 150 000 ans (…). »

LVdlR : 6 000 générations humaines….

J-P. Petit : « Eh oui. Ce temps est incommensurablement plus long que la simple durée de vie des emballages ou du manchonnage métallique tapissant les alvéoles (quelques décennies, du fait de la corrosion) et même du béton, dont on ne saurait espérer une tenue atteignant seulement un siècle. »

LVdlR : Il reste l’argile environnante. Quelle garantie a-t-on que le stockage dans ce matériau se révélera sûr à long terme ?

J-P. Petit : « L’assurance est fournie par les experts. Les mêmes qui avaient dit, lorsque les Allemands avaient envisagé de stocker des déchets dans une mine de sel, celle de Asse, que cette formule garantissait une sûreté absolue, « à l’échelle de temps géologiques ». En France, ce projet d’enfouissement est la suite logique d’une loi que le député du Nord Pas de Calais Christian Bataille a fait passer (1991-2006). Celui-ci approuve sans réserve les conclusions positives des experts à propos de l’enfouissement à Bure, comme il avait approuvé également sans réserve, quelques années plus tôt, le projet d’enfouissement allemand de Asse, toujours sur la base de conclusions d’experts. Bataille a ce qu’on pourrait appeler « le complexe du hamster » : il aime enfouir. »……..

Lire la suite

SOURCE

Site de Jean Pierre Petit  où vous pourrez lire des articles depuis l’an 2000…soyez curieux ;) ♥♥

ITER: Le piège à cons de http://www.come4news.com/

2° partie de mon interview dans la Voix de la Russie

L’extraction des éléments combustibles de la piscine du réacteur N° 4 de Fukushima

 

26 commentaires

  • engel

    Sacré JPP toujours aussi taquin.

    Un grand homme,
    … qui comme tous les grands, sera reconnu à sa juste valeur après sa mort.
    ..Mais lui et nous ne sommes point pressés d’une telle reconnaissance! ;)

    Bien à vous.

  • Salut: Jean Pierre Petit – Meta TV – Les dangers de l’énergie nucléaire sur la Libre Antenne 1/4
    http://www.youtube.com/watch?v=Sm6qkQfC75c

    Jean Pierre Petit – Meta TV – Les dangers de l’énergie nucléaire sur la Libre Antenne 2/4
    http://www.youtube.com/watch?v=8aqX_zcjOUw

    Jean Pierre Petit – Meta TV – Les dangers de l’énergie nucléaire sur la Libre Antenne 3/4
    http://www.youtube.com/watch?v=3tojs3iedTI

    Jean Pierre Petit – Meta TV – Les dangers de l’énergie nucléaire sur la Libre Antenne 4/4
    http://www.youtube.com/watch?v=gJM36dW6daM

  • Michele DRAYE

    Impensable !

    Extraits de l’article « Opération DECEPTION »

    http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/fukushima-deception.pdf

    « Au cours de mes investigations au sujet du désastre de Fukushima, j’ai interviewé un ingénieur
    nucléaire de 85 ans qui a travaillé pour cette industrie à la grande époque, et a produit plus d’une
    centaine de brevets pour G.E. (General Electric).
    …/…

    « Mon équipe avait réussi à compléter le boucle nucléaire de retraitement, et Carter a interdit de réaliser ce miracle par un Executive Order » (Ordre d’exécution, sorte d’Oukaze version US. Ndt).

    Ce qui suit est donc ce qu’il a dit durant l’interview.

    « J’ai commencé ma carrière dans le programme nucléaire américain depuis l’époque du projet
    Manhattan et j’ai participé à la conception des technologies des réacteurs durant toute ma vie. Il y a
    avait une question sur laquelle nous étions tous mobilisés à trouver la réponse : Comment obtenir
    un cycle complet de combustion ? Quand un réacteur de type WBR fonctionne, il en résulte des
    isotopes hautement radioactifs avec des caractères physico-chimiques qui modifient le processus
    de fission. Parce que ces isotopes qui sont donc créés, bloquent progressivement la réaction et la
    rendent inefficace. Mais si ce combustible considéré alors comme « usé », passe par un autre type
    de réacteur spécial, on peut facilement consumer ces isotopes, qui deviennent à leur tour
    combustibles, et faire revenir alors le matériau à son cycle initial car dans ces conditions, il peut à
    nouveau fonctionner dans un réacteur normal.
    Nous avons donc perfectionné ce réacteur spécial en utilisant du sodium liquide comme
    refroidissant, avec une température pouvant alors dépasser les 600° Celsius, comparé au 300°
    pour le WBR (réacteur normal à eau bouillante). Un échangeur de chaleur permettait bien sûr de
    récupérer l’énergie et de faire fonctionner des turbines. Cette configuration particulière brûlait les
    isotopes complètement et fournissait en même temps de l’électricité. Ainsi le cycle se faisait en
    deux phases complémentaires et pouvait se répéter une vingtaine de fois jusqu’à épuisement totale
    du combustible rendu inerte et sans danger. Le rêve était devenu réalité et Carter l’a démoli avec
    son Ordre Exécutif ». (mettre en corps 12)

    Il précisa ensuite que la combustion était si intégrale que l’on pouvait prendre
    le résidu dans les mains et que ça ne posait plus aucun souci de maintenance
    et de gestion de déchets.

    NB : L’ordre exécutif de Carter a été enregistré sous le n° 12058, permettant de mettre en place
    l’acte de non-prolifération nucléaire de 1978.

  • Nrico Nrico

    Le Pigeton….. Magnifique, juste énorme :)
    Sacré JPP!
    Mais du coup, nous (les ME), on serait quoi???
    Une Corbille peut être?
    Tete de corbeau (l’oiseau qui arrive toujours à ses fins) et corps d’anguille (glisse entre les mains tel un savon humide)
    :)

    • Fenrir

      Des brebis et béliers-Garous…

      Pouvant se protéger eux-mêmes des loups de l’Ouest et des ours de l’Est…

      Et pouvant virer les Bergers, leurs chiens, les bouchers, et les bourgeois qui sont les consommateurs finaux de notre laine, nos agneaux, et de notre viande…

      ;0D

  • GROS

    Si c’est dans « la voix de la Russie », c’est donc parfaitement objectif.
    C’est sûr…

  • laspirateur

    liste des problème de la planète :

    Nucléaire

    Déchets dans les fonds marins (Manche, Atlantique…)
    Tchernobyl
    Fukushima
    Chemtrails
    Marées noires
    Pollution atmosphérique (particules fines)
    Acidification des océans
    Diminution de l’intensité du bouclier magnétique terrestre (AAS…)
    Hécatombes animales
    Surpopulation mondiale
    Ondes WIFI 4G
    Surexploit

    • nuronuro nuronuro

      la liste est longue des problème juste en france :

      sarkozy , hollande , l’euro ,l’europe , le fmi , la bce ,
      julie gayet, bhl,mickey,
      Ndakota
      ,les portiques tapeurs,les licenciements boursier , les radars automatisés,les médocs poisons , la bouffe poison, la boisson poisson
      le smic , les 35heures,le schiste,l’eau de pluie,l’eau des wc l’eau de cologne,le pq ,la senseo, auchan,les drones sur rails,la banque a qui parler et qu’en a rien a foutre,l’éducation , le mariage , le divorce , les notaires, les huissiers,les péages,les assurances le permis a points mais la liste est super longue(a vous ) , le cauchemar , merde quand même…

      • laspirateur

        En voilà un beau listing! Je t’enverrai un missile si tu veux! Avec un bouquet de fleur accroché dessus!
        Si Van Rensburg continue de m’étonner avec ses prophéties, les Russes vont nous faire une invasion de l’Europe et la 3eme guerre mondiale s’en suivra, on aura (l’armée) des chances de se faire rectifier instantanément.
        Après le printemps Arabe, le printemps Européen et mondial?

  • laspirateur

    Dévastation de l’Amazonie
    Gaz de schiste (pollution des nappes phréatiques)
    Sables bitumineux du Canada

  • Michele DRAYE

    @ Voltigeur

    Ce qui est impensable, c’est qu’il a été interdit de neutraliser les déchets nucléaires:

    « Il précisa ensuite que la combustion était si intégrale que l’on pouvait prendre le résidu dans les mains et que ça ne posait plus aucun souci de maintenance et de gestion de déchets ».

    • voltigeur voltigeur

      Merci Michelle,
      je n’était pas sure d’avoir bien compris, en effet ces abrutis
      font tout ce qu’il ne faut pas faire. C’est une question de gros sous et
      de « force de dissuasion », quand nous aurons notre Fukushima, ou notre
      Tchernobyl perso, ils verseront des larmes de crocodiles, car nous n’avons
      aucune directive en cas de « coup dur », la Suisse a prévu des abris pour sa
      population, et chez nous? ♥♥

    • carlos angeles

      Il me semble que les prototypes des nouveaux réacteurs dits à « neutrons rapides » utilisent le sodium liquide pour leur refroidissement.
      Et il me semble aussi que JP Petit s’oppose totalement à cette utilisation car c’est un liquide extrèmement difficile à confiner, très facilement inflammable, en bref une vraie bombe à retardement en cas du moindre incident d’exploitation, càd encore bien pire que ce qui se fait actuellement.
      Carter a pas forcément fait une bêtise sur cette action…

      • engel

        Oh que oui!

        Le sodium étant utilisé dans le circuit primaire et de l’eau dans le circuit secondaire de refroidissement, si un manque d’étanchéité survenait au niveau de l’échangeur thermique la catastrophe serait certaine.
        Car le sodium explose littéralement au contact de l’eau.

  • Natacha Natacha

    Notre grand JP Petit, toujours très pertinent.

  • Anatole

    « quand nous aurons notre Fukushima »…

    Fukushima est déja le nôtre, ne vous en déplaise. Ainsi qu’à tout ce qui vit sur Terre, d’ailleurs. Pas besoin d’en rajouter, tout le monde a sa dose et va la bouffer à la petite cuiller durant des générations.

    Cessons de croire que le Japon, c’est loin.
    C’est juste à côté.

    • voltigeur voltigeur

      Je ne pensais pas de cette façon Anatole,
      j’informe sur Fukushima depuis le début, et je ne pense pas que ce soit loin
      bien au contraire, la Terre est « ronde », les vents et les courants marins distribuent
      le poison même à ceux qui se croient loin….
      Mais avec 58 réacteurs il est logique de craindre qu’un Fukushima ou un
      Tchernobyl, nous explose à la figure en France, je m’intéresse à tout ce qui touche
      au nucléaire, depuis des années… Certaines centrales devraient être fermées
      d’urgence!! mais non, on allonge leur durée….. ;) ♥♥

  • Itsmie

    Le pigeton!

    J’ai toujours pensé que c’était un mougeon moi!

    http://etoilenoire.hautetfort.com/media/00/00/3385301462.jpg