La ‘révolution verte’ est dépassée: la Commission Européenne veut ouvrir la voie au ‘fracking’

Mise à jour 17H30

Une très très mauvaise nouvelle, car l’UE veut nous imposer le fracking et ne s’en cache plus, ce qui implique que le lobbyisme a dû être redoutable et que les conséquences s’annoncent de toute manière catastrophiques! Jugez plutôt ce que l’article annonce ouvertement: « la Commission n’imposera pas de règles strictes pour le «fracking»….. La Commission édicterait seulement des normes de santé et environnementales minimales« . On ne peut être plus clairs, ils ne se montreront pas très exigeants et ne tiendront pas des rapports très alarmants sur les conséquences d’une telle technique, que cela soit au niveau de la santé, de l’environnement comme au niveau sismique. Quand les entreprisent décident, voient leurs intérêts et imposent… Dites-vous que ce n’est pourtant qu’un prémices, lorsque le traité transatlantique sera passé, cela sera bien pire encore!

fracking

La Commission européenne veut ouvrir la voie à la pratique controversée de «fracking», affirme le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon ce journal, la Commission n’imposera pas de règles strictes pour le «fracking», une méthode pour extraire le gaz de schiste et / ou le pétrole de schiste situé à grande profondeur en créant des fissures millimétriques dans la roche où le gaz est piégé. La Commission édicterait seulement des normes de santé et environnementales minimales.

Les plans seront présentés mercredi prochain lors d’une réunion de préparation du sommet européen de Mars. Selon les experts, cependant, aucune décision ne devrait être prise avant cet été. Début 2015, une conférence sur le climat aura lieu à Paris, au cours de laquelle un accord mondial sur le climat pourrait être négocié.

Il est peu probable que le Parlement européen soit enchanté par les projets de la Commission. Au début du mois de Janvier, une majorité parlementaire a voté la hausse de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’au moins 30% d’ici 2030, et la réduction des émissions de CO2 de 40%.

Pourtant, l’industrie européenne tire régulièrement la sonnette d’alarme sur le retard que l’Europe a pris ces dernières années en matière énergétique sur les États-Unis en raison des énormes investissements que ceux-ci ont réalisés dans le domaine de l’exploitation du gaz de schiste et des forages pétroliers.

La révolution du gaz de schiste aux Etats-Unis a permis d’abaisser les coûts de l’énergie. Désormais, le gaz naturel y est près de 3 fois moins cher qu’en Europe.

Au début du mois d’octobre, John Teyssen, le CEO d’Eon, la plus grande compagnie d’électricité de l’Allemagne, avait averti que l’Europe était désavantagée par rapport aux Etats-Unis sur le plan de l’énergie, et que les écarts de coûts dans ce domaine pourraient contraindre les entreprises du secteurs de l’industrie lourde à quitter le continent.

« L’Amérique a un avantage concurrentiel, contre lequel nous ne pouvons rien, au moins pour quelque temps. Il faudra des années et des années d’innovation avant que nous ne commencions à resserrer l’écart … »

En Europe, le prix de l’électricité est le double de celui des Etats-Unis. En conséquence, les poids lourds de l’industrie de la Rurh et de la Rhénanie commencent à se délocaliser aux Etats-Unis. BASF construit son nouveau site d’émulsions polymères au Texas.

Récemment, on a appris que la Commission Européenne envisage de supprimer les objectifs obligatoires pour 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1900 et de tirer 20% de l’énergie de sources renouvelables, et de les remplacer par un objectif non contraignant de 27% d’énergie obtenue à partir de sources renouvelables pour 2030.

Ce changement serait motivé par la dérive provoquée par le subventionnement généreux des énergies vertes qui a fait monter les prix de l’énergie en Europe.

En Europe, le coût de l’énergie a augmenté de 35% entre 2005 et 2012, alors qu’il s’est réduit de 66% aux États-Unis, au cours de la même période, indique la Commission.

Source: Express.be

Et donc, cette technique qui est « teeeellement efficace » n’est non seulement pas rentable aux USA mais ne l’est pas non plus en Pologne:

Une déception de plus. L’ambition de la Pologne de devenir indépendante sur le plan énergétique paraît de moins en moins réaliste. L’italien Eni a allongé la liste des compagnies pétrolières qui ont abandonné la prospection du gaz de schiste dans ce pays, rapportent les médias polonais.

Plus on creuse, plus l’optimisme gazier de Varsovie semble rhétorique. Il y a six mois, le gouvernement polonais a publiquement déclaré que le pays disposait de milliards de mètres cubes de gaz de schiste, ce qui lui suffirait pour les deux siècles prochains. Puis il a été annoncé que la production commerciale de gaz commencerait au premier semestre 2014. Cependant la réalité est tout autre. La plupart des projets déposés n’étaient pas économiquement viables. Trois sociétés pétrolières et gazières ont suspendu leurs travaux de prospection en Pologne. Parmi elles, le géant américain Exxon Mobil, qui vient d’être rejoint par Eni. On pouvait raisonnablement s’attendre à une telle situation, explique Maxime Cheïne, du groupe financier BKS, dans la mesure où plusieurs facteurs affectent négativement le développement de ce secteur en Pologne :

« Le premier est lié aux lenteurs bureaucratiques. La législation est floue. On perd beaucoup de temps à obtenir une autorisation. Deuxièmement, les accords se concluent très lentement. Le troisième facteur tient au fait que le cadre fiscal n’est pas clair : il n’existe pas de dispositifs précis quant aux montants que les sociétés vont devoir payer au fisc. Quatrième facteur, les volumes des réserves polonaises n’ont pas été établis. Il faut les évaluer au plus vite. Pour cela, il est nécessaire de forer des puits au moins six fois plus profonds que ceux qui ont déjà été creusés. »

Les experts estiment les risques environnementaux constituent un autre argument à l’appui du refus des sociétés de s’engager dans l’extraction du gaz de schiste. Les technologies existantes utilisant la fracturation hydraulique sont adaptées aux vastes territoires des Etats-Unis et du Canada. En Europe, c’est une autre affaire. Il n’y est tout simplement pas possible de procéder de la sorte en raison de la densité de la population et de la profondeur des gisements. Il y a également des risques de tremblement de terre, d’infiltration des produits chimiques dans les eaux souterraines et de pollution environnementale. Du fait de ces risques, le Parlement européen a renforcé la réglementation environnementale portant sur le développement de l’exploitation des gisements de gaz de schiste. Et cela requiert du temps et des frais supplémentaires par rapport à l’estimation initiale de 80 milliards de dollars. Ce sont les spécialistes polonais qui ont évalué ces niveaux d’investissement pour l’exploration et la production commerciale de gaz de schiste.

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