On se prépare à « amputer » le président Obama du Congrès

L’Amérique s’est préparée au jour des Grandes élections, les United_States_Capitol_west_front_editdernières sous la présidence de Barack Obama.

Mardi, le 4 novembre, les électeurs auront à rénover toute la composition de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat, à élire 39 gouverneurs d’Etats, leurs assemblées législatives, des maires de centaines de villes. Dans 40 Etats il y aura encore plus de 140 référendums sur des « problèmes en souffrance » allant de la légalisation de la consommation de marijuana à l’imposition des softdrinks pour qu’ils nuisent moins aux enfants. De telles élections ont lieu dans le pays tous les deux ans.

Le référendum le plus important attend « l’ami Barack » lui-même, reconnaissent les média républicains et démocrates. C’est le Congrès qu’on va élire, mais les notes seront attribuées à M.Obama.

Suivant les pronostics du service Gallup, les prévisions des journaux et des politologues, après le 4 novembre M. Obama va presque assurément perdre les restes de son contrôle du Congrès.

D’habitude, les élections au Congrès concernent entièrement les problèmes intérieurs de l’Amérique, sans un regard sur les crises extérieures. Or les prochaines feront exception. La « note électorale unique » qui sera attribuée à M.Obama comprendra aussi des points pour sa politique étrangère. « L’administration Obama va d’une crise à l’autre – en Europe ça sent une guerre froide, au Proche-Orient l’Etat islamique se livre à des exactions, tandis qu’en Afrique la fièvre mortelle Ebola fait des ravages, – écrit Washington post. – Sur aucun de ces sujets l’administration américaine n’a pas de stratégie durable. Tout cela pose inévitablement la question sur la capacité du président et de son équipe de réagir aux crises et de voir plus loin que les problèmes du moment ».

Une telle approche superficielle prend du relief dans la ligne des Etats-Unis à l’égard de l’Ukraine, dit le directeur adjoint de l’Institut russe de la CEI, Vladimir Jarikhine.

« Le sort de l’Ukraine ne les intéresse pas du tout. La variante la plus acceptable pour les Etats-Unis est de maintenir l’Ukraine dans l’état de « Somalie européenne ». Pour que cela crée un problème pour la Russie comme pour l’UE, pour quereller Moscou et Bruxelles. Afin que cela détériore la situation économique ça et là. Au nom du « billet vert » qu’ils émettent. Les Etats-Unis sous la présidence de M. Obama sont une planche à billets qui ne s’arrête de fonctionner. »

En principe, être amputé du Congrès n’est pas chose mortelle. On l’a vu plus d’une fois : avec Dwight David Eisenhower, Ronald Reagan et M. Bush-junior. D’abord, même majoritaires, les républicains ne pourront surmonter le droit de veto présidentiel qui requiert deux tiers des voix, une majorité qu’ils n’ont pas. Ensuite, comme cela a été le cas sous la présidence de M. Reagan et de M. Clinton, tous les présidents qui disposent d’une minorité au Congrès saisissent une excellente occasion d’endosser toute la responsabilité au Congrès. Comme quoi nous l’avons voulu, mais le Congrès s’y est opposé (n’a pas donné de l’argent, n’a pas approuvé un amendement, une candidature, un projet de loi, n’a pas appuyé le pays et ainsi de suite). Cela fonctionne de façon impeccable. Seulement qu’avec un tel chef d’administration les démocrates n’ont pas à compter sur une victoire aux prochaines présidentielles.

Source: La voix de la Russie