Des traitements de la ménopause cancérigènes ?

La réponse est malheureusement « oui » ! Nous allons voir pourquoi et proposons une alternative simple et économique.

Curieusement, la Haute autorité de santé vient d’accepter, en juillet 2014, le remboursement « des traitements hormonaux de la ménopause (THM) » .

Je n’en suis pas surpris tant les laboratoires pharmaceutiques sont efficaces pour convaincre les « spécialistes » en les inondant de publications scientifiques « publicitaires ». Les experts, eux, gobent sans mot dire, sans réfléchir. Est-ce la mode, les labos ou la santé publique qui comptent ?
Que la sécurité sociale accuse un déficit abyssal importe peu. Il faut absolument traiter cette « maladie » qu’est la ménopause !

La commission dite de « transparence » qui a pris cette décision doit être composée d’un ou deux membres néanmoins inquiets de donner ce feu vert. En effet, elle recommande des doses minimales et une durée limitée d’utilisation. Seul argument bien mince : « le Traitement Hormonal de la Ménopause est le seul ayant démontré son efficacité sur les troubles du climatère, en particulier sur les bouffées de chaleur. » On ajoute, pour faire plus sérieux, qu’il « prévient les fractures ostéoporotiques dans la population générale quel que soit le risque fracturaire initial. » Le plus fort aujourd’hui est qu’on arrive à diagnostiquer des soi-disant « fractures invisibles » chez des femmes ayant une belle activité physique et paraissant 10 ans de moins que leur âge, sans THM.

Ainsi, on culpabilise les femmes en leur faisant peur : attention au fauteuil roulant, aux fractures du col du fémur, des poignets… Il faut absolument prévenir, donc prendre telle ou telle molécule qui va vous protéger. Beau marketing orienté vers la santé ! Et ça marche.

Il y a de quoi être étonné quand on se souvient que des grands pontes de la gynécologie et de l’endocrinologie internationale proposaient, il y a quelques années, un THM pour toutes les femmes autour de la cinquantaine pendant au moins 5 ans, et si possible 10 ans. Et quand les femmes étaient atteintes de cancer du sein, ils leur disaient, protégés par des publications scientifiques bidon : « Heureusement que vous avez reçu le THM, il a permis de découvrir le cancer et il est de meilleur pronostic » . Quant aux journalistes scientifiques, ils répétaient et répètent à nouveau comme des perroquets ce qu’il leur est demandé de dire puisqu’ils sont présents – mais pas à leur frais – aux rencontres scientifiques internationales organisées par les laboratoires.

Près de 15 millions de femmes en France arrivant à la ménopause, voilà une magnifique cible commerciale avec de forts arguments marketing !

Surtout si l’on argumente en affirmant que le THM (on disait auparavant THS pour Traitement Hormonal Substitutif, c’est le même) supprime les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les sueurs nocturnes, le vieillissement de la peau, et renforce les os en évitant l’ostéoporose. Top du top, avec des preuves scientifiques trafiquées, on fait croire aux femmes que ce traitement protège du cancer. Si cela était vrai, les cancérologues qui sont débordés de travail prescriraient largement ce THM à toutes les femmes en âge d’être ménopausées, ne serait-ce que pour réduire le nombre de leurs consultantes et économiser tous les lourds soins nécessaires pour venir à bout de tant de cancers hormono-dépendants qui atteignent des femmes de plus en plus jeunes. Car autour de 50 ans on est encore très jeune !

L’alerte est heureusement venue des femmes américaines. En 2002 est publiée l’étude WHI (Women Health Initiative), portant sur 16 000 femmes, qui démontre une nette augmentation des risques de cancer du sein, de thrombose veineuse et d’accidents cardiovasculaires. D’autres études ont confirmé ces résultats avec, en plus, les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Aux USA, évidemment, les femmes se sont détournées du THM et l’on a réduit de manière très significative le nombre de cas de cancer du sein en moins de 3 ans. Mais en France, on a poursuivi les traitements au motif que les femmes françaises ne consommaient pas les mêmes hormones… En France, ces hormones étaient plus naturelles, tandis qu’aux US elles étaient extraites des urines de jument… On oublie de dire que le corps préfère les hormones qu’il fabrique lui même que celles exogènes qu’on lui impose.

Il a fallu attendre 3 ans de plus.

Or nous allons voir qu’à la ménopause une femme peut fabriquer un cancer du sein en 3 ans ! Il s’est passé la même chose avec le distilbène, un œstrogène artificiel pris en début de grossesse. On a attendu 7 ans, en France, pour que ce distilbène soit considéré comme un poison responsable de cancers génitaux chez les enfants filles l’ayant reçu au stade embryonnaire de leur vie, et de cancer du sein et des ovaires chez leur mère.

La ménopause n’est pas une maladie et ne l’a jamais été

Arrivée à l’âge de la ménopause, autour de 50 ans – belle moitié de l’espérance de vie – , les ovaires réduisent progressivement la fabrication de l’hormone de la grossesse (la progestérone), car le temps des grossesses vraiment désirées a passé. La réduction de la fabrication des œstrogènes (il y en a trois : E1, E2, E3) suit de près celle de la progestérone. Les deux ovaires se mettent au repos définitif, une grossesse n’est plus possible. Les glandes surrénales, et un peu les ovaires, maintiennent une sécrétion minimale des deux hormones féminines. Au lieu d’expliquer cela simplement et de préparer les femmes à la fin de leur période de fécondité – comme on doit le faire pour la puberté qui ouvre 35 années de fécondité, de 15 à 50 ans – , on a préféré les laisser dans l’ignorance pour mieux les exploiter. Belle cible 15 millions de femmes !

L’ignorance entretenue conduit au stress, ce qui permet de comprendre la multiplication des stimulations des hormones cérébrales chez les femmes – depuis le cortex jusqu’à la petite glande hypophyse – normalement destinées à réguler la synthèse des hormones ovariennes.

A la ménopause les ovaires ne répondent presque plus, puis plus du tout aux hormones stimulines hypophysaires. Mais l’hypophyse, comme si elle ne le savait pas, continue de stimuler à blanc les ovaires. Ces stimulations aggravées par le stress et qui n’aboutissent pas, créent des bouffées de chaleur désagréables, de nuit comme de jour. Ce sont les phytohormones qui réduisent les stimulations excessives.

C’est pour cette raison que j’ai publié dès 2001 plusieurs livres destinés aux femmes sur le thème « Femmes si vous saviez ! – Des hormones de la puberté à la ménopause – 110 Questions-réponses » (4e Ed. FX de Guibert 2009), et en 2011 Stress et cancer du sein (Ed Medicatrix – et Rocher)

Évidemment, aucun journaliste médical n’en a parlé dans les journaux féminins et même médicaux si astucieusement sponsorisés, directement ou indirectement, par les laboratoires fabricants. Demandez au laboratoire international Bayer, grand fabricant de ces traitements hormonaux pour neutraliser la fécondité, la stimuler quand cela ne marche plus, supprimer les bouffées de chaleur, quel est son budget recherche et développement en 2011 : 2,3 milliards de dollars. Son budget publicitaire est 5 fois plus important : 11 milliards de dollars ! Mesdames, on pense à vous !

Évidemment, le congrès de l’International Menopause Society qui s’est tenu en Afrique du Sud en juin 2014 n’est pas de mon avis. Qui finance ???

Une anecdote significative

1er août 2005, je suis en vacances et un collègue m’appelle, me recommandant de regarder les nouvelles du 20h. Toutes les chaînes de télé annoncent un scoop ! Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe « les contraceptifs œstroprogestatifs et l’hormonothérapie ménopausique comme cancérogènes (groupe I) » . Je ne suis pas étonné par cette annonce puisque je le dis depuis plus de 20 ans du fait de mon expérience clinique de cancérologue chirurgien et consultant, et ce malgré l’avis opposé de nombreux collègues. L’un de mes maîtres hautement placé dans des instances nationales m’envoie alors par courrier postal le document et les références scientifiques, en ajoutant, écrit de sa main : « au Pr HJ, tu avais raison bien avant, dont acte » .

Je ne l’ai pas vu passer à la télé pour prévenir les femmes malgré le budget publicitaire énorme de la Ligue nationale contre le cancer Curieusement, en septembre, les magazines féminins minimisent la nouvelle en proposant de nouveaux traitements et une nouvelle génération de pilules qui seraient moins nocives.

Pourtant, THM et pilules, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, mais le temps pour « fabriquer » le cancer du sein en particulier est d’autant plus long que la femme est jeune et que les doses d’hormones consommées sont faibles. C’est l’inverse à la ménopause. Trois à cinq ans suffisent à cet âge tandis qu’avec la pilule contraceptive (40 marques différentes) il faut une dizaine d’années selon les doses.

À la ménopause, peu d’années suffisent pour fabriquer un cancer hormono-dépendant

La commission de la Haute autorité de santé confirme heureusement « les risques de cancer du sein, mais aussi l’augmentation de cancer de l’endomètre (utérus), de l’ovaire, de thrombose veineuse et même d’accident vasculaire cérébral. » Et malgré tant de risques, elle accepte le remboursement !

Quelques voix médiatiques médicales proposent avec prudence deux ou trois ans de THM, d’autres porte-parole de CHU prescrivent « dans les 5 ans qui suivent les dernières règles » et les journalistes répètent sur les chaînes de télévision « la recrudescence des fractures liées à la chute des traitements hormonaux » . L’orchestre est à l’unisson, mais les femmes de plus en plus informées se méfient, inquiètes de voir tant de leurs amies suivies ou traitées pour cancers gynécologiques (seins, ovaires, utérus) et non pour fractures.

Article complet sur Santé Nature et innovation, via Sott.net

 

11 commentaires

  • Natacha Natacha

    Oui, tous.
    Je me permets un intermède musical de saison pour les amies et femmes rencontrées et disparues après beaucoup de souffrances. :(

    http://www.youtube.com/watch?v=AxzD-bOLYyM

    Observer la nature et ne pas la perturber.

    • Mata Hari Mata Hari

      Merci Natacha, pour ce merveilleux morceaux de musique, merci pour nous les femmes qui pouvons dénoncer les abus de Big Pharma, merci pour celles qui ne sont plus, abusées par la perversité de toutes ces drogues diaboliques, merci tout simplement d’être toi, une femme ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif
      Je n’ai jamais pris aucun traitement médical pour la ménopause,partant du principe qu’il ne faut pas aller contre nature, bien que les bouffées de chaleur aient été horribles ( Surtout les années de canicule )Mes ancêtres femmes prenaient des tisanes lorsque çà devenait désagréable et la vie continuait, et c’est ainsi depuis la nuit des temps !
      Quelques petits conseils pour que çà se passe le mieux possible
      http://www.mangersantebio.org/9364/9-plantes-et-autres-aliments-a-consommer-pendant-la-menopause

      • Mata Hari Mata Hari

        Re-moi ! Coïncidence ? Je viens de recevoir çà dans mes e-mails :
        STOP au THM – 11 Octobre 2014
        Le blog qui dénonce

        Certaines d’entre vous sont en danger !

        En effet, beaucoup de femmes en période de ménopause souffrent de divers effets désagréables et sont sous traitement hormonal (THM). Hors avec ce type de traitement, une femme peut développer un cancer du sein en moins de 3 ans !

        Le BonCoinSanté vous donne les éléments nécessaires pour mieux comprendre ce qui est en train de ce passer au niveau des instances de santé. Ces instances, sous la pression des labos pharmaceutiques veulent vous faire croire que la ménopause est une maladie et qu’il faut la traitée avec des molécules chimiques. La ménopause n’est pas, et ne sera jamais une maladie !

        La plupart des femmes vivent mal la ménopause et se découragent, elles font alors une confiance aveugle à leur gynéco qui leurs prescrivent des THM. Seulement ces THM sont hyper cancérigènes, même la HAS (qui vient d’accepter le remboursement de ces THM) nous le précise : « les THM augmentent les risques de cancer du sein, mais aussi l’augmentation de cancer de l’endomètre (utérus), de l’ovaire, de thrombose veineuse et même d’accident vasculaire cérébral. »

        Mesdames, la ménopause n’est qu’un dérèglement hormonal temporaire, les troubles occasionnés se traitent naturellement avec quelques adaptations alimentaires et un peu de bon sens. Alors ne prenez pas le risque de contracter un cancer dans les mois qui viennent et informez-vous.

        Nous vous avons réalisé une série d’articles simples sur le sujet qui vont vous aider à mieux comprendre la ménopause et gérer ses effets désagréables:

        Traitement Hormonal de la Ménopause et cancer

        Premier symptôme de la périménopause, quoi modifier dans mes habitudes ?

        Ménopause, alimentation et prise de poids, quelles recettes ?

        Symptôme de la ménopause, les bouffées de chaleur

        Une solution naturelle et efficace contre les effets de la ménopause

        Traitement Hormonal naturel pour la Ménopause

        Les causes du cancer du sein par le Professeur Henri Joyeux

        Libido masculine ou féminine en baisse – Une solution radicale et naturelle

        Au vue de toutes ces informations importantes, nous vous conseillons vivement de prendre un peu de votre temps pour parcourir ces articles et éviter ainsi d’aggraver votre état de santé. Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous contacter nous sommes à votre disposition.

    • Planete bleu Planete bleu

      Tout à fait d’accord avec toi Natacha

      Les inventeurs de maladies: de l’art conceptuel à la pharmacie

      http://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/les-inventeurs-de-maladies-de-l-44142

  • C’est par une amie suisse allemande de Zürich que nous avons connu la cimicifuga, http://fr.wikipedia.org/wiki/Actaea_racemosa, une racine dont les amérindiennes du nord connaissaient les propriétés depuis belle lurette. Après avoir été embêtée pendant presque 2 ans par la ménaupause, mais entêtée avec raison, ma femme refusant tout traitement hormonale, cette amie lui a passé une boite de pilules de cimicifuga et en quinze jour l’harmonie était rétablie. C’est une racine très utilisée dans la culture féminine germanique.En vente libre et pas trop cher.À conseiller.

    • 哟哟山羊

      Sachant que la ménopause peut durer de quelques mois à plusieurs années que peut-on en conclure ? rien j’ai bien peur !?

      • Tu peux en conclure plein de trucs si des millions de femmes de culture germaniques prennent la cimicifuga et que ça marche et qu’elle est recommandée par leur gynécologues. Mais bon, si tu préfères regarder seulement dans ta petite culture française qui n’est pas la seule ni la meilleure au monde, et de loin, qui est de plus saturée de farmafia, et bien tu peux, si tel est ton bon plaisir, ne rien conclure, et rester coincée avec moins de possibilité pour soigner tes malaises. Ceci dit, que chacun vive sa psychorigidité comme il veut, comme il peut et selon ses propres degrés.

  • Helena

    Bonjour !

    Moi ce que j’ai compris c’est que :

    CE SONT LES HORMONES (œstrogènes pour ce cas) QUI PROVOQUENT LE CANCER DU SEIN

    OR la plus grosse « machine » à fabriquer les hormones C’EST LA FEMME MODERNE (pas la femme d’antan)

    Une femme moderne a + de 500 cycles dans une vie (ovulation et décharge d’hormones) et ça donne des règles au final
    La femme d’avant avec moins de 20 à 100 cycles (max) dans une vie et avait plus d’enfants( allaités) évidemment

    DONC CE QUE J’AI COMPRIS EN RÉSUMÉ :

    – trop de décharge d’œstrogène naturels tuent la femme (ovulation)

    – trop de décharge œstrogène artificiels tuent la femme (pilule et traitement ménopause)

    Mais il y aurait une solution simple, seulement je crois que l’église n’est pas d’accord…. donc pas de solution à court terme, et tout le monde fait mine de RIEN car :

    Parait que même une femme qui ne fera plus d’enfant doit continuer à ovuler et à avoir des règles !
    Parait que la pov femme, elle a du sang impur…
    Parait que quand une femme n’a pas de règle ou n’ovule plus elle n’est plus une femme…

    J’ai trouvé ça sur internet qui résume ces dernières « découvertes », ça emmène vers des sites qui expliquent tout ça, et nul part ailleurs je n’ai vu cette information clairement expliquée.

    FAUT VOIR….
    http://www.youtube.com/embed/pjK0xqUoX38

  • melany

    Pour ma part, j’ai supporté mes sueurs nocturnes (avant les périodes de règles) pendant environ 5 ans… Je ne savais même pas ce que c’était ;) mon médecin de famille et la gynéco à qui j’avais parlé de ces faits, ne m’ont jamais dit que je préparais la ménopause, voir me proposer un médicament quelconque… ;) J’ai continué à manger ce qui me plaisais, en gros, j’ai continué ma petite vie comme si de rien n’était ! (j’avais juste de la lessive en plus, et il est vrai que ce n’est pas très agréable, de se réveiller trempée, mais c’était pas la mort…;)) Et maintenant, je suis ménopausée depuis plus d’un an.. et j’ai aucun problèmes de santé, plus de sueurs nocturnes, pas de cancer, pas d’ostéoporose et plus de règles (ce qui ne me dérange pas le moins du monde ;)) Moi, je crois qu’à moins on en sait, à mieux on se porte ;) La nature fait bien les choses, il suffit de s’y soumettre avec le sourire et tout va bien ;)

  • Lilith Lilith

    Quand les femmes auront compris que la ménopause tout comme la grossese, ou les rêgles ne sont pas une maladie mais une chose naturele qui fait partie de notre cycle de vie on fera un grand pas en avant, le problème aujourd’hui est que tout cela est traiter médicalement car il y a une forte demande de la part des femmes, pourtant il existe des plantes, évidament mème les plantes on ne les prends pas n’importe comment, mais surtout savoir écouter son corps généralement il vous dicte son dont il a besoin et cela réduira considérablement la pharmacie.