Comment on a interdit aux enfants de marcher

Générations après générations, la marche à pied, notamment pour ce qui concerne les enfants, ne cesse de décliner. Première conséquence, leurs capacités physiques régressent de 2% par décennie. Les calculs effectués par différentes études montrent que la part des déplacements motorisés n’a cessé de se développer, même en milieu urbain. Ce phénomène touche particulièrement les enfants qui vivent dans un environnement qui s’est adapté à la circulation automobile en multipliant les obstacles et les dangers…

Les jeunes enfants ne se déplacent presque plus à pied. Une tendance inquiétante qui en dit long sur la tristesse de nos rues.

Choisissez, au hasard, un film qui montre une sortie d’école primaire. Si l’extrait est tourné dans les années 1950 ou 1960 – nous avons fait le test avec Mon Oncle ou la Guerre des boutons – alors vous verrez la majorité des enfants quitter l’école à pied. Mais plus le film est récent, plus la probabilité que l’écolier reparte en voiture est grande. Si vous n’avez pas envie de fouiller votre cinémathèque, jetez donc un œil dans la rue : la quasi-totalité des écoliers ne sont plus piétons mais passagers.

Les – trop rares – études consacrées au sujet confirment que les enfants marchent de moins en moins. Une enquête menée en Languedoc-Roussillon en 2008 et publiée par le CGDD (Commissariat général au développement durable) estimait que « 70% de tous les déplacements des enfants de 6 à 14 ans sont effectués en voiture ». Une autre enquête publiée par le Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques) en 2007 sur les trajets vers l’école primaire à Lille et à Lyon montrait que, même dans les grandes métropoles, les enfants vont de plus en plus souvent et majoritairement à l’école en voiture-passager (voir schéma ci-dessous) :

De plus en plus d’obstacles

Pourquoi marchent-ils si peu ? Parce qu’on leur interdit ! Le médecin britannique William Bird l’a montré en suivant une famille, la famille Thomas, qui vit et marche depuis quatre générations dans la même ville de Sheffield, dans le nord de l’Angleterre. En 2007, il a publié une carte sur laquelle on peut voir le rayon des déplacements autorisés à l’âge de 8 ans se réduire au fil des quatre générations.

En 2007, le jeune Ed Thomas avait le droit, à huit ans, d’aller seul au bout de sa rue à moins de 300 mètres de sa maison, sa mère Vicky avait, en 1979, le droit d’aller seule à la piscine à 800 mètres de chez elle, son grand-père Jack pouvait, en 1950, aller au bois à plus d’1,5 km de chez lui et enfin son arrière-grand-père George en 1919 était autorisé à aller pêcher à près de 10 km de chez lui.

« Les jeunes enfants n’ont bien sûr pas l’interdiction de marcher, mais ils font face à beaucoup d’interdictions dans la rue. Ils ont tous des limites spatiales à ne pas franchir autour de leur logement. Ça peut être un arbre ou une maison qui a été désignée par les parents. C’est souvent très restreint. En général, avant le CM2, les enfants n’ont pas le droit de traverser leur rue », décrypte l’anthropologue et urbaniste Pascale Legué qui a mené plusieurs enquêtes sur ce sujet en France depuis le début des années 1990, notamment en accompagnant les jeunes enfants dans leurs déplacements.

La faute à la voiture

Depuis quand ces interdits se sont-ils multipliés ? La chercheuse cite les travaux de l’historien Philippe Ariès, qui montrent que l’enfant a commencé peu à peu à perdre son rôle social dans la ville au XIXe siècle [1]. Mais, précise-t-elle, c’est au milieu du XXe siècle que démarre « l’abandon de la rue par les enfants ». « L’enfant qui court ou qui joue dans les rues a disparu de nos imaginaires sur la ville, sa place est maintenant dans des espaces réservés, les parcs, les aires de jeux ou au bas des immeubles », note la chercheuse. La faute, selon elle, principalement à la voiture et aux urbanistes qui « ont conçu la ville pour les adultes motorisés ». Le jeune enfant étant moins capable d’interpréter et de réagir face à la vitesse d’une voiture, on lui a tout simplement retiré son droit de cité, comme le montrent les schémas ci-dessous :

[2]

Mylène Coulais, 56 ans, dont la famille vit depuis 4 générations à Chauray, dans la grande périphérie de Niort (Deux-Sèvres), a bien voulu se pencher pour nous sur l’histoire de la marche dans sa famille. « Ma grand-mère est née en 1916. Quand elle était toute jeune enfant, elle allait au lavoir à pied à 500 mètres de chez elle, et un peu plus tard à pied dans le village d’à côté à 5 ou 6 kilomètres de là. Mes parents n’allaient pas si loin à pied mais ils allaient seuls à l’école, en rejoignant les autres enfants sur le trajet. Moi aussi j’y allais seule et je rentrais à pied le midi, ça faisait beaucoup de marche », se souvient-elle.

« Quand ma fille Emilie a été en âge d’aller à l’école, celle-ci avait changé de place parce que le village avait beaucoup grossi. Quand j’étais petite on était 500 habitants dans le village, maintenant on est 5000 dont beaucoup de gens qui travaillent à Niort. La municipalité a aussi mis en place un réseau de bus gratuit pour l’école donc mes enfants y sont allés en bus ou en voiture. Mais, même en dehors du trajet pour l’école, c’est vrai que les enfants ont arrêté de marcher. Avant on allait au sport à pied maintenant on les y conduit. On les laissait aller faire des courses à l’épicerie mais maintenant ça ne se ferait plus, d’ailleurs il n’y a plus d’épicerie, on va au supermarché. Par contre on a commencé à créer un réseau Pédibus pour que les parents accompagnent les enfants à l’école à pied. »

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41 commentaires

  • Le phénomène n’est pas du qu’à la voiture. L’insécurité est sûrement la cause la plus prépondérante !

    • yoyo

      ha ha ha sans doute les immigrès et les clandestins ?

      La voture tuait plus de 10 000 personnes par an par accident, la pollution liée à la voiture sans doute des dizaines de milliers de cancers et autres maladies graves !

      L’alibi insécurité c’est la totale désinformation, la manipulation absolue la plus abjecte pour diviser le peuple ! Le deuxième outil après les …

      • Tu vis sur une autre planète? Quel âge as tu, sinon?
        Je ne parle pas de ce qui est annoncé à la TV mais de ce que les gens ordinaires voient autour d’eux! Comment ils ont vu leur quartier changer avec les années! Et à proximité!
        L’impunité chez nous, et la destruction ailleurs, c’est le programme « politique » appliqué depuis 20-30 ans, même si çà ne plait pas aux bisounours de l’entendre. Ils sont finalement plus conformistes qu’ils ne le croient, même quand ils sont « dissidents », et totalement alignés sur la bienpensance de rigueur.

      • yoyo

        Je suis souvent à l’étranger, j’aime beaucoup les chinois, les arabes, les nomades. Je hais le colonialisme occidental passé, présent avenir.

        La propagande raciste médiatique ne m’a jamais touché. J’ai éteint la télé il y a peut être quinze ou vingt ans …

        Tout le monde ne peut pas avoir la même vision du monde. Je crois ce que je vois ou ce qu’on me démontre pas ce qu’on me dit.

      • paprika

        Yoyo, je suis aussi voyageuse que vous et je parle divers idiomes, pourtant, je suis racialiste. La France est défigurée. J’aime les pays qui ressemblent à eux-mêmes ! Une Italie qui ressemble à l’Italie etc. Eh non, là-bas aussi, c’est une immigration folle.
        L’alibi insécurité ? Le fait d’être de gauche vous dévisse-t-il le cerveau ? Il n’y a pas que les immigrés qui sont violents , les ados d’aujourd’hui même français, sont épouvantables.Je ne laisserais sûrement pas ma fille qui a 10 ans se promener toute seule dans une grande ville.

      • Merci d’avoir clarifié la situation face à ce préconditionné au réflexe pavlovien (façon taubiro-hollandiste) qui accuse LUI-MEME les immigrés d’être responsables de l’insécurité alors que je n’avais déploré que le laxisme organisé et planifié, rien d’autre. Une preuve de plus que les bisounours sont les meilleurs propagateurs du racisme!

      • yoyo

        il faut apprendre à lire !

      • yoyo

        Vous croyez que je suis de gauche mais cela n’engage que vous ! Je pense que vous êtes front-national et cela n’engage que moi !

        L’éducation de certains enfants reste à désirer, la gauche caviar n’est pas innocente !

        Mais l’insécurité en métropole c’est bidon. Oui la france crée de l’insécurité en Afrique, des enfants meurent encore de faim dans nos « ex » colonies…

      • monsieurklein

        Discours typique d’un bobo.

      • yoyo

        ha ha ha ! J’aime vos jugements ! mlp a de beaux jours devant elle !

  • mani mani

    Ne pas être capable de tenir une randonné d’une journée cela ne risque pas pour notre pioupiou de 10 ans..qui a pour jardin les volcans..et école ds le jardin et la maison car c’est l’école à la maison..:)

    Pour la majorité des êtres il faut toujours aller vite, et l’ennuie s’installe en le mental, et le mental il aime pas ça..alors il faut utiliser la voiture et aller du point A au point B..il faut tondre le jardin avec une tondeuse et en même temps penser à plein de truc, se projeter en demain..:p

    Prenons ce dernier point (la tondeuse..:p :) ) nous avons acheté une tondeuse à mains de ce style.. :

    http://www.mr-bricolage.fr/outillage-jardin/tondeuse-et-scarificateur/tondeuse-a-main/tondeuse-helicoidale-a-main-ahm-38-c.html

    même pour tondre les êtres veulent aller vite, ils ont perdu le gout de l’être ici et maintenant pour celui du faire vite, bon ok il ne faut pas avoir 600 mètres carré à tondre..:p :D

    Alors nous nous somme mis à tondre au regards médusé du voisin retraité surpris de voir quelqu’un tondre de la sorte, alors que lui même était en train de tondre, avec sa tondeuse a essence au même instant……….:p :) :D il a mis 40 minutes on a mis 2 jours hi hi hi lol.

    Que cela soit marcher, tondre, respirer, aller d’un point A à un point B (même en voiture, car tout ce passe en soit même), pour toute acte (même celui de verbaliser cela par écrit..) Il faut redonner le temps à l’acte..en l’instant présent silencieux réside son Essence..:) et celle-ci est porteuse.. :p :)

    ………. ;)

  • Lilith Lilith

    et oui encore la faute a la voiture!! encore culpabilisé les automobilistes, ce serait plutot la faute des parents qui se déresponsabilise et couve trop leur enfants en les amenant tous les jours en voiture a l’école, je ne crois pas non plus a l’alibi de l’insécurité.

    quand au enfants combiens vont encore faire des ballades au parcs très peu, ils préfèrent se vautrè dans le canapé a regarder la télé, joué a la console ou passer tout leur temps sur internet car les parents ne prennent plus la peine de faire des activité familliale………pas tous bien sure on ne peut pas généraliser.

    avez vous vu des jeunes dans les transport en Communs, tout d’abbord pour un arret 500 a 750 m ils prennet le bus ou le tram, ensuite ils prennent toutes les places assises avec l’aval des mamans c’est devenu a Bruxelles tellement normale que j’ai vu pas plus tard que hier un jeune homme de 25 ans se lever pour ceder sa place a un gosse de 8 ans, franchement vous croyer qu’ils ont besoin de faire le voyage assis? on t’il a ce point peu le sens de l’équilibre?

    enfin certains mériterai qu’on les envois en afrique ou certains enfants se tape plusieurs km a pieds dans la brousse avec tout les danger que cela comporte pour se rendre a l’école……………..

    • mani mani

      C’est la faute à personne et à tout le monde en même temps..car ce phénomène est indubitablement lié avant toute choses à un état de penser.., un état de penser la Vie et de penser sa propre vie en celle-ci.

      • Lilith Lilith

        ben si quan mème un peu, les parents d’aujourd’hui sont tellement dans la peur et le contrôle de leur progéniture qu’ils les conduisent partout je vois certains parents autour de moi qui sont devenu les chauffeurs de leurs enfants, après on s’étonne qu’ils ne marchent plus et se déresponsabilise totalement, c’est pas la faute aux gens directement mais je crois au climat de peur d’en lequel on les fait vivrent.

      • yoyo

        hé oui, la peur de faux dangers évite de voir les vrais problèmes. Tout comme la dénonciation médiatique d’affaires bidons nous évite de s’intéresser aux grosses arnaques, nous avons assez de « blé à moudre ».

        !

  • omanix

    Je ne pense pas que nous ayons interdit aux enfants de marcher.

    L’époque ou mon père travaillait et ma mère n’avait pas de permis de conduire est révolu.
    Donc, on allait à l’école à pied, maintenant, la majorité des femmes ayant des enfants ont une voiture, donc, elles amènent les gosses avec leur gros 4×4 qui pollue à l’école pour faire 300 mètres et ensuite, une fois que le gosse a quitté le 4×4, elle lui envoie un sms pour savoir si tout va bien!

    On est dans la course à la connerie humaine, il suffit de regarder nos pseudo-gouvernants pour s’en apercevoir

    C’est la nouvelle génération de communication merdique que l’on nous vend à longueur de journée dans les merdias

    Moi, je continue de marcher à pied tous les jours pour promener mon chien et discuter avec des vrais gens dans la rue, c’est ma façon de respirer la vie de tous les jours, celle que je préfère.

    Et je peux vous dire que lorsque que l’on discute, nous sommes pires que des moutons enragés !

  • Lilith Lilith

    cela donne à réfléchir

    Les chemins de l’école magnifique film documentaire

    Synopsis

    Sur le chemin de l’école suit l’extraordinaire destinée de cinq enfants aux quatre coins du globe, pour qui l’accès à l’éducation est à priori impossible.
    Comme un écho au célèbre adage de pierre Rabhi : « La question n’est pas tant de savoir quelle terre nous allons laisser à nos enfants mais plutôt quels enfants nous allons laisser à la terre », Sur le chemin de l’école apporte la preuve que ces enfants qui bâtiront le monde de demain ont une conscience aigue de l’importance de l’éducation et de l’apprentissage, et que sans école, nos sociétés n’ont pas d’avenir.
    Véritable ode à la vie, Sur le chemin de l’école nous entraîne dans les décors sublimes de la savane du Kenya, des monts de l’Atlas marocain, de la campagne indienne ou du désert australien. nous suivrons ces enfants prêts à parcourir des kilomètres chaque jour, bravant tous les dangers, pour rejoindre leur classe et accéder à l’éducation, sésame d’une vie meilleure. leur ambition ? Apprendre, comprendre, saisir leur chance, pour devenir un jour pilote de ligne, médecin, professeur

    http://www.youtube.com/watch?v=jsyDtye0B7E

  • MiracleBoy

    moi depuis que j’ai vu les gens se jeter par la fenêtre à leur boulot , plus rien ne m’étonne ..
    le principe même d’une ville peuplée comme Paris ou Lyon est malsain , l’idée même d’éduquer ses enfants dans un tel milieu relève de l’inconscience , et c’est bien ca qu’il restera des inconscients pour continuer à vivre dans de tels milieux …jusqu’ou iront les hommes pour un peu plus de fric ?

    • « le principe même d’une ville peuplée comme Paris ou Lyon est malsain »
      Je suis totalement d’accord, mais pour beaucoup ce n’est pas par envie de richesse. C’est simplement pour ne pas être au chômage.

  • Zugzwang

    De mon avis, c’est aussi que nous nous complaisons dans une société de confort. Il est « moins fatiguant » de faire 300 m en voiture qu’à pied. Je pense que l’essentiel du problème est là et qu’il faut sensibiliser les gens sur leurs responsabilités et les conséquences de leurs comportements.

    Pour autant, je ne suis pas d’accord pour dire que l’insécurité est un mythe et elle n’est pas spécifiquement attitrée aux immigrés et clandestins Yoyo mais c’est sur qu’à force de le répéter ils vont finir par se rebiffer (« il faut sensibiliser les gens sur leurs responsabilités et les conséquences de leurs comportements », c’est vrai à tous les niveaux) :

    – Je suis d’accord sur le fait qu’un trajet en voiture est dangereux, mais depuis plusieurs dizaines d’années, les voitures surchargent trottoirs et routes et l’accident d’un enfant piéton est, de plus en plus, à chaque coin de rue. Etant moi-même exclusivement piéton, je suis quotidiennement forcé de marcher sur la route faute de trottoirs praticables (quand il y a un), dans ma névrose, je relève systématiquement les plaques d’immatriculation des voitures que je croise, au cas où ;

    – Rien n’empêche non plus un enfant « désobéissant » d’aller flâner dans la rue avec un copain ou de mettre vite fait quelques coup de pied dans un ballon en sortant de l’école avec les copains avant de rentrer à la maison. On sait comment ça fini si le ballon fini sur la route… Je rappelle qu’on a faire à des enfants qu’il faut éduquer et non a des adultes qui ont compris le véritable risque de traverser une rue en courant sans regarder si une voiture arrive ;

    – La pédophilie s’est presque « démocratisée » ces dernières années, en tout cas, on en parle suffisamment pour que les parents se sentent obligés d’accompagner les enfants ;

    – Il y a aussi (je trouve) plus de violence à l’école aujourd’hui qu’hier, les « rencontre » à la sortie de l’école sont plus fréquentes et je comprends les parents qui veulent être là quand on ouvre la grille ;

    – J’ai été surpris de voir également quelques cas anecdotiques de jeunes enfants qui vende drogue et tabac en toute discrétion à l’entrée ou la sortie de l’école ;

    – Autre anecdote, dans l’école cette fois mais pour bien illustrer que la société change et que les enfants sont exposés : une gamine de 12 ans qui se propose de faire des turluttes dans les toilettes de l’école en échange de 10€. C’est dans l’école, ça compte pas mais comprenez la parano (légitime d’après moi) des parents.

    Je comprends les parents qui veulent accompagner leurs enfants. Alors à pied ou en voiture ?

    La société à changé… Les mamans, qui ont souvent préféré autrefois s’occuper de leurs enfants plutôt que de travailler, font aujourd’hui, de plus en plus souvent, le choix de travailler (divorces de plus en plus fréquents, difficultés financières obligent…). S’entendre avec son employeur sur des horaires compatibles avec l’école des enfants n’est pas souvent facile et on se retrouve souvent avec des timing serrés entre le moment où on doit être à l’école et celui où l’on dois être au boulot, on a plus vraiment le temps de faire un aller retour à l’école avant de foncer au boulot (à moins de griller tous les feux rouges à proximité d’une école…). Sans compter que la plupart des familles ont plusieurs enfants qui ne fréquentent pas le même établissement…

    (C’est peut-être anecdotique et sans l’affirmer, je me demande aussi si « à l’époque » nos parents et grands parents, qui allaient souvent à l’école à pied ou en vélo, avaient un sac de classe aussi chargé que celui de nos enfants aujourd’hui. Sac sur roulettes pour ne pas fatiguer le dos des enfants en croissance, pochettes à dessin, de plus en plus de cahiers, livres et classeurs…).

    D’après moi, l’insécurité n’est pas un mythe et je ne pense pas me tromper en disant qu’elle est de plus en plus présente au fil du temps. Après, comme je le disais au début, il y a un aspect confort que je nie pas non plus.

  • laspirateur

    Oui mais les gosses aujourd’hui on le temps de galoper l’après-midi avec la semaine de 5 jours donc ils se dépensent mieux maintenant cela compense pour ma part! Mais la découverte du monde est cloisonnée, la nature est un vaste champs indus et les rivières saumâtres ne donnent plus envie de plonger dedans!

  • Yanne Hamar

    Rien n’est trop confortable ni assez protecteur pour l’enfant roi . Le noeud du problème pourrait bien se situer dans cette direction.

  • voltigeur voltigeur

    Je suis désolée pas d’accès pendant un moment :(
    Quelques explications sur l’affichage des messages,
    Si le texte est très long——-bloqué
    S’il y a plusieurs liens——–bloqué
    nouveaux inscrits—————bloqué
    commentaire en attente, et tentative de renvoi ——bloqué avec « détection de doublon! »
    Bhouhouhouhou!!!!! siouplait je sais que c’est pénible d’attendre, mais
    quand tout va bien, vos messages bloqués ne sont pas instantanées dans la
    boite d’attente!! alors SOYEZ PATIENTS, n’essayez pas d’intervenir
    ça sature davantage etc… MERCI ♥♥

    • Zugzwang

      Ouaip, désolé, c’est que d’habitude ça s’affiche dessuite, j’ai été surpris mais pas pressé. Je pariais sur un pb serveur ou sur une modération injustifiée. J’ai supprimé mes posts qui signalaient mon problème, mon commentaire est finalement bien passé. Je serais plus patient la prochaine fois.

      Merci.

      • voltigeur voltigeur

        J’ai pas mal de soucis avec le rechargement des pages,
        des erreurs 404 à la pelle, et pour bien faire, quand
        ça veut bien fonctionner, au lieu de ma page avec tous les coms
        et tous les sujets, j’ai une page avec par exemple, les réponses
        à un seul sujet précis (????) comprend pas!! mais bon!! Si Benji
        est dans la même pagaille, bonjour!!
        Mais d’où ça vient ces trucs??? ♥♥

      • Zugzwang

        C’est vous les experts, je peux pas vous aider sur ce coup… Désolé et courage à vous. Merci pour tous vos efforts.

  • Lilith Lilith

    @zuzwang
    je te comprends tes craintes mais bon vivre c’est dangereux et croire que le monde est plus dangereux que hier cette une hérésie, quand j’étais petite il fort bien longtemps il y avait déjà de vilains messieurs qui nous attendait a la sortie de l’école ou dans les parcs et qui fesait étalage de leur service 3 pieces, mes parents mon toujours apris de ne pas suivre, accepter des bonbons ou de parler à des inconnus.

    Quand au cartable je peux te confirmer que nos cartable sans roulette était très très lourd car à l’époque nous avions en plus des cahiers des livres de matière, chose aujourd’hui remplacée par de photocopie ou la tablette + la boite a casse croute 10h compris……… cela devait bien peser 10kg

    mes parents travaillais et n’avais pas le temps de nous enmener a l’école, crois moi que été comme hivers ont se rendait a l’école qui était a 2 km à pied dans un quartier particulièrement dense en circulations……….

    perso je crois surtout que c’est la peur et le comfort qui l’emporte.
    Par contre il y avait pas de gosse de 12 ans qui trafiquait ou se prostituait………tout au plus on volait tes tartines ou tes stylos mais comme on dit ce fut un autre temps, quand tu rentrais de l’école et que tu disait que le prof t’avais puni c’est qu’il avait forcement une raisson et tes parents n’allait pas lui casser la g**** comme cela se passe maintenant au contraire…
    enfin je m’arrêtes la car je pourrais te donner des examples a l’infini que quelque chose ne fonctionnent plus dans l’éducation et l’exemple que beaucoup donne a leurs enfantshttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • rouletabille rouletabille

    Du bol qu’ils sont libres de regarder la TV,la démocratie s’apprend avec PUJADAS ,pour le sexe c’est retourner à la maternelle pour les grands .http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • Natacha Natacha

    Triste, mais pas désespéré !

    Eloge des pieds

    Nos pieds sont le moyen pour nous déplacer, communiquer, jouer, connaître, apprendre, mais souvent nous les oublions. Pourquoi ?

    Parce qu’ils sont loin de notre tête.

    Parce qu’ils connaissent le sol, les épines, les serpents, le rugueux et le glissant.

    Parce qu’ils sont tout l’équilibre.

    Parce qu’ils sont la surface qui nous appartient quand on est dans une foule et qu’on encaisse le genou d’un autre dans une côte, un bras sous le nez, un cartable dans le ventre mais on ne permet pas qu’on nous les piétine.

    Parce qu’ils sont la frontière minimum et inviolable.

    Parce qu’ils soutiennent le poids tout entier.

    Parce qu’ils savent s’accrocher aux moindres prises et appuis.

    Parce qu’ils savent courir sur les rochers et les chevaux ne savent même pas le faire.

    Parce qu’ils nous emmènent.

    Parce qu’ils sont la partie la plus prisonnière d’un corps emprisonné. Et celui qui sort après de nombreuses années doit apprendre de nouveau à marcher en ligne droite.

    Parce qu’ils savent sauter et ce n’est pas leur faute s’il n’y a pas d’ailes, plus haut, dans le squelette.

    Parce qu’ils savent se planter au milieu des rues comme des mules et faire une haie devant la grille d’une usine.

    Parce qu’ils savent jouer au ballon et nager.

    Parce qu’ils étaient unité de mesure pour des peuples pragmatiques.

    Parce que ceux des femmes faisaient crépiter les vers de Pouchkine (Onegin, strophe 31).

    Parce que les anciens les aimaient et lavaient, comme premier soin d’hospitalité, ceux du voyageur.

    Parce qu’ils savent prier en se balançant devant un mur ou repliés sur un prie-Dieu.

    Parce que je ne comprendrai jamais comment ils font pour courir en comptant sur un seul appui.

    Parce qu’ils sont joyeux et savent danser le merveilleux tango, la croustillante danse à claquettes, la flatteuse tarantelle.

    Parce qu’ils ne savent pas accuser et parce qu’ils ne prennent pas les armes.

    Parce qu’ils furent crucifiés.

    Parce que, même quand on voudrait les balancer sur le derrière de quelqu’un, vient le doute que la cible ne mérite pas l’appui.

    Parce que, comme les chèvres, ils aiment le sel.

    Parce qu’ils n’ont pas hâte de naître, pourtant quand arrive le moment de mourir ils ruent au nom du corps contre la mort.

    Erri De Luca :)

  • Natacha Natacha

    Le pied est une mémoire nomade enfouie au fond de moi, il me relie à l’essentiel.
    Grâce à lui, dans la verticalité, je me sens vivre au rythme de la Terre.
    C’est une chance que certains n’ont pas. Je la savoure et la partage avec mes enfants et ceux qui m’entourent.

    • rouletabille rouletabille

      C’est juste tes pieds qui sont sur terre,toi tu est (comme nous tous)juste au dessus du soleil .
      Je ne crois en aucunes sectes ,ni croyances,c’est juste que je DÉTESTE CROIRE la bouillie fermentée des gens sirupeux et BIENVEILLANTS..
      Donne pleins de bisous à tes enfants,sans eux nous sommes RIEN.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • ticheval

    Je pense que l’affaire DUTROU y est pour beaucoup dans cette histoire. A l’heure où nous parlons, combien d’enfants séquestrés dans des caves sombres ?