Quitter le pouvoir serait une « trahison nationale » selon Assad

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Le président syrien Bachar al-Assad, engagé dans une guerre sanglante contre la rébellion depuis plus de deux ans, a affirmé que quitter le pouvoir dans le contexte actuel serait une « trahison nationale », dans un entretien à un journal allemand.

Dans cet entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung publié mardi dans son intégralité par l’agence officielle Sana, il a ajouté que le conflit allait durer « longtemps » en accusant les pays soutenant l’opposition d’entraver les efforts de paix.

« Si je décide de quitter le pouvoir dans les circonstances (actuelles), ce serait une trahison nationale. Mais c’est une autre question si le peuple le réclame », a déclaré M. Assad.

« C’est par les élections ou le référendum que l’on sait que le peuple veut que vous quittiez votre poste », a-t-il assuré. « Le mandat du président s’achève en 2014. En temps de crise (…) il est normal de ne pas quitter le pays ».


M. Assad, appuyé par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, répète depuis le début de la révolte contre son régime en mars 2011 son refus de quitter le pouvoir comme le réclament l’opposition et les pays occidentaux la soutenant.

La contestation populaire s’est transformée en un conflit armé face à la répression. Les violences ont déjà fait plus de 93.000 morts, selon l’ONU.

M. Assad a de nouveau reconnu qu’il y avait quelques « centaines » de combattants du Hezbollah chiite qui aident l’armée syrienne, tout en minimisant l’importance.

Source: 7sur7.be

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