Beppe Grillo veut renégocier la dette italienne (mise à jour)

La dette est devenu une arme de destruction massive des pays utilisée par des financiers peu scrupuleux, voire pourris jusqu’à la moelle! C’est également une manière de mettre en esclavage les pays endettés, cela se vérifie de plus en plus en Europe, la mise sous-tutelle étant la pire étape possible. Et n’oubliez pas une chose, en France, le gouvernement actuel et tous ses complices politiques (UMP, gauche en général, etc…) ont ratifié le pacte budgétaire européen, à Bruxelles de gérer les finances du pays, le gouvernement n’est plus que des pantins prenant des décisions mineures… Bon courage à Beppe Grillo donc, que l’espoir et le peuple le soutiennent!

Beppe Grillo, ancien comique italien et leader du mouvement politique Cinq Etoiles (M5S), le 25 février 2013

Beppe Grillo, ancien comique italien et leader du mouvement politique Cinq Etoiles (M5S), qui a réuni 25,5% des suffrages aux législatives en Italie, veut renégocier la dette de son pays, selon des déclarations faites à l’hebdomadaire allemand Focus.

« Nous sommes écrasés – non pas par l’euro mais par notre endettement. Quand les intérêts atteignent 100 milliards d’euros par an, on est mort. Il n’y a pas d’autre choix » qu’une renégociation de la dette, a affirmé M. Grillo.

Il a comparé les obligations émises par les Etats aux actions d’entreprises : « quand j’achète une action d’une société, et qu’elle fait faillite, c’est pas de chance. J’ai pris un risque – et j’ai perdu », a-t-il ajouté.

Il affirme également que la situation est si précaire en Italie que « dans six mois (…) on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public ».

Selon Focus, qui cite M. Grillo en style indirect, si la situation financière de l’Italie n’est pas modifiée, elle quittera l’euro et reviendra à la lire.

En Allemagne, des voix se sont déjà fait entendre dans la frange euro-sceptique de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel, pour réclamer une sortie de l’Italie de la zone euro, si un gouvernement prêt à poursuivre les réformes structurelles n’est pas mis en place.

Mme Merkel avait toutefois, au cours d’une rencontre à Berlin avec le président italien Giorgio Napolitano, jeudi, « exprimé sa confiance dans le sens des responsabilités des forces politiques en Italie », selon un communiqué diffusé après la rencontre des deux dirigeants.

Dans le même numéro de Focus, le ministre allemand de l’Economie et vice-chancelier, Philip Rösler, appelle lui aussi l’Italie à poursuivre sur la voie dans laquelle s’était engagé le dernier chef de gouvernement, Mario Monti.

« L’Italie a, en tant qu’économie majeure en Europe, une grande responsabilité. Il n’y a pas d’autre choix que la politique de réformes structurelles engagée. Je suis confiant dans le fait que tous les responsables en Italie reconnaissent l’importance de (préserver) la stabilité », a déclaré le ministre.

Dans cet entretien, M. Grillo qui refuse une coalition avec le chef de la gauche Pier Luigi Bersani, dont la formation est arrivée en tête aux législatives, ni même avec Silvio Berlusconi, dont le parti PDL est arrivé 3e, a posé des conditions pour rejoindre un tel gouvernement.

Il a notamment réclamé une modification du code électoral, la suppression des remboursements des frais de campagne et un maximum de deux législatures pour chaque député. « Un gouvernement (qui prendrait ces mesures) aurait bien évidemment immédiatement notre soutien », a-t-il souligné.

« Mais ils ne le feront jamais. Ils ne font que bluffer pour gagner du temps », a estimé M. Grillo à propos de MM. Bersani et Berlusconi.

Concernant les résultats des législatives, le leader du M5S s’est dit soulagé de ne pas être arrivé en tête de l’élection. « Cela nous aurait peut-être posé quelques soucis si nous avions tout de suite obtenu la majorité », a-t-il affirmé.

Source: Boursorama

Et, autre article qui circule sur ce Coluche italien:

Beppe Grillo, le comique-politique qui ne fait pas rire les mondialistes

La victoire « morale » lors des élections législatives italiennes du 24 et 25 février du mouvement anti-système Cinque Stella (M5S) conduit par l’ex-humoriste Beppe Grillo, a résonné comme un coup de tonnerre dans une Europe en pleine crise de légitimité. Outre l’énorme virage eurosceptique pris par l’Italie au cours de ces élections, c’est bien un refus net du mondialisme financier à marche forcée, imposé par une caste de technocrates illégitimes, qui s’est cristallisé autour de la personne de Beppe Grillo.

Il y a des signes qui ne trompent pas. L’ascension du M5S a fait grincer les dents de certains.

Ainsi, le journal Le Monde nous rapporte que les Bourses de New-York à Tokyo ont chuté suite à l’annonce des résultats des élections législatives italiennes. Quand Mario Monti n’est plus là, les vautours ne dansent plus ! L’absence d’une majorité au Sénat et la perspective d’un Parlement divisé va donner du fil à retordre aux tenants de l’austérité euro-atlantiste. Mieux encore, comme l’a si bien souligné François Asselineau dans un article paru sur le site de l’Union Populaire Républicaine, c’est bien la pseudo opposition gauche-droite qui vole en éclat à l’occasion de ces élections.

Au-delà des incidences purement politiciennes, c’est bien autour de la personne de Beppe Grillo que les critiques semblent être les plus acerbes. De gauche à droite, tous l’échiquier politique français y est allé de sa petite pique à l’encontre du « Coluche italien ». Petit florilège.

Dans un article paru le 26 février 2013, l’Humanité qualifie le M5S de populiste, laissant entendre qu’il serait un danger pour la démocratie.

Laurent Wauquiez, dans un entretien avec le site Atlantico, juge péremptoirement que la montée du M5S « incarne une forme de mort de la politique ».

Côté PS, Harlem Désir a déclaré sur son blog que le score de Cinque Stelle de Beppe Grillo « est une alerte », et ce dernier s’inquiète de la montée du « populisme, du nationalisme et du rejet de l’Europe ».

On sent apparaître en filigrane l’argumentaire du retour de la bête immonde et des heures les plus sombres de notre histoire. Et si nous en doutions, le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) vient confirmer cette intuition en relayant un article de Yohann Taïeb (lemondejuif.org) chargé de poncifs à l’encontre de Beppe Grillo. Qualifié de Dieudonné italien (donc d’insolent antiraciste), les accusations d’antisémitisme s’enchainent sans que la rigueur factuelle et contextuelle ne soit conviée dans cet article à charge.

Quel consensus !

Tant de mépris pour un seul homme prouve qu’il doit y avoir de belle chose derrière les quolibets diffamants. Il est vrai que Beppe Grillo n’est pas un professionnel de la politique. Au-delà de ce manque apparent de sérieux, est-ce réellement un inconvénient lorsque tant d’incompétents professionnels se sont succédés au pouvoir pour laisser l’Italie (le même raisonnement pourrait être adopté pour l’ensemble des pays de l’Union européenne) dans un état d’apathie économique et sociale profonde ?

Bien au contraire, Beppe Grillo fait preuve d’un courage qu’il est important de saluer. Bousculant les lignes et mettant donc à mal un système qui étreint de sa morbide influence l’ensemble des pays du vieux continent, le leader de Cinque Stelle se pose en défenseur de la nation italienne face à ceux ayant pris le parti de vider de sa substance la souveraineté du pays.

Mais pour appuyer les dires des donneur de leçons susnommés, il est vrai que Beppe Grillo a tout du parfait petit dictateur. Ce dernier prône en effet la suppression des privilèges spéciaux pour les députés, l’alignement du salaire parlementaire au salaire moyen national, le non-cumul des mandats pour les députés, la création d’une véritable « class action ». Il propose des mesures plus respectueuses de l’environnement, ainsi qu’une politique énergétique novatrice compte tenu de la raréfaction des énergies fossiles. Il réclame des changements salutaires au niveau de l’information, en appelant à la fin des conflits d’intérêt avec le monde économique. Il requiert ni plus ni moins la mise au pas du monde de la finance spéculative au profit d’un recentrage sur le secteur productif, en favorisant notamment la relocalisation des activités. De nombreuses propositions sont également promues par Cinque Stella au niveau de la santé, du transport et de l’éducation.

Vous l’aurez compris, Beppe Grillo n’a rien pour plaire à nos oligarques va-t-en-guerre. Humaniste, social, anti-corruption, respectueux des masses populaires et acerbes envers les nantis mondialistes, il est normal qu’il s’attache l’inimitié des médias officiels.

Au regard de sa position de leader de la troisième force politique du pays, Beppe Grillo perçoit déjà le chant des sirènes. Les coalitions de gauche et de droite entendent recueillir les faveurs du poil à gratter italien et vont redoubler d’effort dans cette optique. Mais fièrement, ce dernier a déclaré qu’il excluait toute alliance et a affirmé que les réformes seraient votées au cas par cas. Avant-gardiste jusqu’au bout, Beppe Grillo déclara même que le mouvement Casapound, voulant renouer avec une certaine tradition fasciste non dictatoriale, était préférable à Mario Monti, et qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce qu’un « militant de Casapound entre à Cinque Stella ». Une réconciliation entre démunis de gauche et démunis de droite, tous victimes de l’euro-atlantisme réellement fasciste, afin de remettre l’intérêt national au centre de toute société civile, et ce au grand dam des mondialistes antinationaux.

 

Maurice,pour le Cercle des Volontaires.

Le site : www.cercledesvolontaires.fr

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/beppe-grillo-le-comique-politique-131655

Via Realinfos

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