Des potagers en ville où l’on se sert gratuitement

Des potagers en ville où l'on se sert gratuitementLes Incroyables comestibles s’installent dans la ville rose et souhaitent créer des potagers sur l’espace public où chacun pourra récolter gratuitement fruits et légumes.

«Servez-vous c’est gratuit !» est le mot d’ordre du mouvement des «Incroyables Comestibles» qui s’implante désormais à Toulouse.

Eco-citoyen, le but est de mettre à disposition des citadins de la nourriture gratuite et en libre-service, produite à même le sol ou hors sol directement sur l’espace urbain. Une initiative avait déjà eu lieu en juin dernier, où un groupuscule de l’association Partageons les Jardins a planté 300 pieds de tomates le long des berges du Canal du Midi.

Alice, membre de l’association née il y a un an, confie à l’assemblée réunie mercredi dernier que si les riverains «ont joué le jeu» en entretenant les plants, la municipalité a montré son désaccord. Les pieds de tomate ont en effet endommagé les plantes déjà présentes.

S’approprier l’espace urbain oui, mais sans nuire à la végétation déjà présente. Mais l’initiative ne s’arrête pas qu’aux espaces verts de Toulouse. La mobilisation mercredi était forte, les particuliers veulent mener à leur tour des actions concrètes, et proposent aux volontaires de venir s’occuper de leurs jardins privés pour ensuite en partager les fruits. Certains proposent de s’occuper d’un hectare à Seysses, de reproduire le phénomène à Saint Lys, d’autres d’aménager les trottoirs pour les mettre en terre et donner «une perspective magnifique de la ville, où la campagne s’inviterait».

Cependant, cela requiert une autorisation de la mairie. Les ambassadeurs d’Incroyables Comestibles dans Toulouse ont donc décidé de mener une double action, légale et «sauvage», interpellant les passants et leur sensibilité.

Un projet audacieux et novateur donc, mais qui selon Joseph et Benjamin, représentants de Toulouse en Transition, doit être structuré. Ils préconisent de prévoir les actions pour le long terme, de promouvoir la variété végétale afin de donner plus de richesse et toucher plus de monde.

Il faut aussi mettre en valeur la collectivité, «fondamentale», la transmission des savoirs, la «proximité rétroactive» (en cas de problème, les citoyens peuvent s’orienter sur des solutions alternatives rapidement) et faire en sorte que les aménagements soient autosuffisants. Un projet qui prend racine et va bourgeonner dans les endroits les plus imprévus.

Un article de Adrian Jaouen, publié par ladepeche.fr et relayé par SOS-planete

7 commentaires

  • Bidule

    Ça fait plaisir à voir des initiatives et des gens comme ça!

    Allez, haut les coeurs… ça bouge…

  • fotoulaver fotoulaver

    C’est beau, c’est magnifique, c’est de l’amour.
    C’est tellement vulnérable.

  • Lionel

    Avant le remembrement, les campagnes étaient toutes sur ce modèle de partage et d’égalité, les haies étaient constituées d’essences diverses dont beaucoup de fruitiers, destinés aux passants, libres de cueillette !
    C’est un état d’esprit à reconquérir pour luter contre l’argent à tout prix sans lequel vous crevez de faim…

  • klaus

    Les anonymous avaient lancé un tel mouvement

    – seed bombs (bombes à graines) : des boules d’argile avec des semences et des fertilisants, qu’on balance dans les friches urbaines (fleurs sauvages …)
    – potagers urbains partagés
    – greffage sauvage des arbres urbains pour les transformer en arbres fruitiers

    mais leur vidéo étant assez obscure… je ne sais pas si cela encouragé la participation
    http://www.youtube.com/watch?v=NlXuj1Ls7vM

  • Mr Moutmout

    « les riverains «ont joué le jeu» en entretenant les plants, la municipalité a montré son désaccord »

    No comment.