L’armée de Terre menacée de sonner la retraite

La France a de l’argent pour les guerres comme pour la Libye, pas pour l’armée qui limite, peut « crever », quand y’a plus de sous, y’a plus de sous! C’est d’ailleurs assez tragique de constater que ceux qui acceptent de se battre et de se sacrifier pour la patrie ont aussi peu de retour (qu’on soit d’accord ou non avec eux), aussi peu de reconnaissance. Les dirigeants soit-disant si intelligents oublient quand même une chose, les militaires peuvent eux aussi se retourner un jour contre ceux qui les nourrissent…  N’oubliez pas les policiers portugais qui se sont rangés du côté des manifestants plutôt que de jouer la répression, cela peut se reproduire aussi en France avec l’armée…

Copyright Reuters

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Son budget est sous pression. La rupture capacitaire en matière de préparation opérationnelle guette.C’est carrément la soupe à la grimace à l’état-major de l’armée de Terre. Son nouveau patron, le général Bertrand Ract-Madoux , s’il s’estime satisfait du bilan opérationnel de ses troupes ayant servi lors des opérations extérieures (Opex), reste très préoccupé par les restrictions budgétaires pesant sur ses troupes. « Les ressources strictement indispensables à la préparation des opérations […] ont aujourd’hui atteint un niveau plancher, qui peut menacer à court terme la préparation opérationnelle de nos forces, a-t-il récemment expliqué aux députés de la commission de la Défense. De même, […] je reste préoccupé par les contraintes pesant sur l’équipement des forces et, comme les années précédentes, par les ressources attendues pour les infrastructures. » On ne peut être plus clair : la rupture capacitaire guette l’armée de Terre, pourtant largement sollicitée pour les Opex.

Faibles prises de commande

S’agissant de l’équipement, le général Ract-Madoux regrette que l’armée de Terre, qui représente 50 % des effectifs et 80 % du personnel déployé en Opex, soit « toujours restée en deçà de la barre des 20 % des crédits consacrés à ses équipements majeurs sur la période 2005-2012 ». Il rappelle que si les livraisons sont « satisfaisantes », les prises de commandes « de programmes majeurs sont faibles depuis 2010, et le resteront en 2012, à l’exception notable de la commande prévue de 34 NH90 (hélicoptères de transport) et du lancement de la réalisation du missile moyenne portée ». Pour lui, le rééquipement devra « reprendre en 2013 avec le lancement de la réalisation du programme Scorpion », qui permettra le renouvellement des blindés de la classe 20 tonnes. Si cela n’était pas le cas, « cela pourrait signifier que la France renonce à une partie de son ambition pour l’armée de Terre ». Enfin, elle pourrait rencontrer « des difficultés à constituer et renouveler ses stocks de rechanges et de munitions, notamment en cas de besoin urgent ».

Sur la préparation des forces, le général Ract-Madoux a là aussi de réelles préoccupations. « Le budget 2012 traduit une diminution du nombre de jours de préparation et d’activités opérationnelles avec 111 jours en 2012 contre 120 en 2010, 116 jours en 2011, et nous craignons d’atteindre les 105 jours en 2013 », regrette-t-il. L’armée de Terre s’éloigne de la cible des 120 jours d’activité opérationnelle, « le niveau adéquat pour la préparation » des forces.

Source: latribune.fr

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