Doel et Tihange, deux centrales problématiques parmi d’autres en Europe

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Microfissures, fuites et autres incidents techniques… Les centrales nucléaires belges collectionnent les maladies de vieillesses depuis plus de quatre ans maintenant. La Belgique passe pour le mauvais élève de la classe Europe. Les camarades s’inquiètent et demandent des comptes.

Initialement prévus pour une durée de vie de 40 ans, les réacteurs de Doel et Tihange tirent sur la corde. Du moins Tihange 1, Doel 1 et Doel 2 ont reçu leur certificat de prolongation de la part du gouvernement fédéral. Pour la retraite, elles devront donc attendre 2025.

Quant à Tihange 2, Tihange 3, Doel 3 et Doel 4, Electrabel tirera la prise entre 2022 et 2025. Sauf si leur durée de vie est elle aussi prolongée.

Des visites sont organisées pour des délégations officielles venues des Pays-Bas et d’Allemagne, de Luxembourg et de France. Et, pendant ce temps, des pétitions sont signées pour « éviter un nouveau Tchernobyl« .

 

L’image belge est donc (là aussi) ternie.

Mais l’État belge est-il le seul cancre, le seul territoire que l’on pointe aujourd’hui comme potentiel berceau d’un nouveau Tchernobyl ?

Non.

Mais ce n’est, fort heureusement, pas la majorité. On compte aujourd’hui quelque 54 centrales nucléaires dans l’Union européenne, auquel s’ajoutent en son cœur 4 autres, en Suisse. La plupart de ces centrales, visibles sur la carte ci-dessous, sont en bon état. Pas de fissures, ni de failles de sécurité à l’horizon.

Cette carte interactive montre l’ensemble des centrales nucléaires opérationnelles au sein de l’Union européenne et en Suisse, ainsi que celles qui ont été mises à l’arrêt et les projets de construction de nouvelles centrales. Sources : European Nuclear Society & Nuclear Transparency Watch.

Mais il y a néanmoins quelques moutons noirs.

 

Et les problèmes que rencontrent ces quelques autres centrales problématiques d’Europe ne sont pas seulement liés à leur vétusté. Il est tantôt question d’un manque de sécurité du site, tantôt d’une mauvaise situation de l’installation qui la rend vulnérable aux catastrophes naturelles.

Loin d’être exhaustif, ce tour d’horizon des centrales à problèmes sur le Vieux Continent a le mérite de montrer que la question de l’état du parc nucléaire ne doit pas se poser au seul niveau belge, mais bien européen.

 

Article en intégralité sur Rtbf.be

 

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