Comment Facebook s’est lancé dans la manipulation de ses utilisateurs et l’ingénierie sociale [Infowars]

Facebook a manipulé le fil d’actualité de 2 millions de ses utilisateurs américains durant la campagne présidentielle de 2012.

La manipulation a conduit a une augmentation de près de 3% du taux de participation des électeurs selon les analystes de l’entreprise. D’après une étonnante révélation, l’entreprise a manipulé les fils d’actualité d’1.9 millions de ses utilisateurs dans les trois mois précédents l’élection en leur suggérant les publications de leurs amis liées à l’actualité politique plutôt que leurs publications personnelles habituelles.

L’effet estimé a été que les utilisateurs ont prêté une plus grande attention à la communication du gouvernement sous l’effet du fil d’actualité de leurs amis. Facebook n’a pas informé ses utilisateurs de cette expérimentation psychologique mais elle a eu pour résultat une augmentation de près de 3% du taux de participation électoral.

L’expérimentation a d’abord été révélée au cours de deux entretiens donnés par l’analyste scientifique de Facebook, Lada Adamic, et a été révélée récemment par le magazine Mother Jones.

Dans ces entretiens, Adamic a déclaré qu’un collègue, Solomon Messing, orientait les fils d’actualité. Après quoi, il surveillait le groupe et avait ainsi observé que l’engagement électoral des électeurs avait augmenté de 64 à 67%.

Mickael Buckley, le vice-président de la communication de Facebook a affirmé que l’expérimentation de Messing était un travail de recherche interne destiné à voir comment les utilisateurs allaient réagir à un fil d’actualité comportant des informations plus importantes politiquement.

« Cela a été un des premiers enseignements que nous avons eu au sujet des contenus concernant l’information d’actualité. »

Buclkey a affirmé au magazine Mother Jones : « Maintenant nous avons modifié le fil d’actualité en réduisant le spam et privilégiant les contenus de qualité.»

Buckley a précisé que le grand public n’aurait pas de réponse complète sur cette expérience avant 2015, quand l’article scientifique serait publié.

Ce n’est pas la première fois que Facebook conduit des expériences sur ses utilisateurs sans leur consentement. En juin nous avons appris que Facebook avait essayé de manipuler les émotions de ses utilisateurs en jouant avec les sentiments de plus de 689000 d’entre eux sélectionnés aléatoirement. Pour cela, la firme avait changé le contenu de leur fil d’actualité. Durant une semaine en janvier 2012, les chercheurs ont mené deux expérimentations parallèles en réduisant le nombre de nouveautés d’orientation positives ou négatives dans les fils d’actualité de chaque utilisateur.

« Les résultats suggèrent que les émotions manifestées par nos amis sur les réseaux sociaux influencent nos propres émotions, et ils constituent, à notre connaissance, la première expérimentation mettant en évidence une contamination massive des émotions via les réseaux sociaux. Cette expérience fourni un démenti aux contestations qui s’étaient fait entendre sur la possibilité d’une telle contamination émotionnelle via les réseaux sociaux », selon un article publié dans l’édition de juin du journal Actes de l’Académie Nationale des Scientifiques (PNAS).

Les utilisateurs de Facebook n’ont pas été averti de l’expérimentation. Cependant, si l’on consulte les

conditions générales d’utilisation de Facebook, auxquelles tout le monde souscrit au moment de créer un compte, les données des utilisateurs peuvent être utilisées « pour des opérations internes, incluant le diagnostic des anomalies, les analyses de données, les tests, la recherche et l’amélioration du service. » Les chercheurs avancent que leurs expériences se conformaient à la politique d’utilisation des données de Facebook. Ces expérimentations soulèvent la question de la manipulation des électeurs aussi bien que la possibilité que les « big data » soient utilisées à des fins d’ingénierie sociale à l’insu du public, selon le sociologue Zeynep Tufekci.

Tufecki écrit dans un rapport publié par le journal First Monday :

« Au minimum, cet environnement favorise les hommes politiques qui génèrent déjà de grandes masses de données, et les candidats riches et bien implantés dans leur parti. Les tendances sont claires. La vente des politiciens, comme s’ils étaient des produits, sera plus expansive et s’améliorera si elle est plus coûteuse.

Dans cette optique, ce n’est pas un hasard si l’analyste en chef des données pour la campagne d’Obama en 2012, avait auparavant été employé par un supermarché pour « maximiser l’efficacité des offres promotionnelles. » Et alors que l’avantage lié à l’exploitation des données est détenu pour le moment par le parti démocrate aux états-unis, il sera probablement vendu au plus offrant lors des prochaines campagnes. »

Source : Infowars

Traduction Ender pour les moutons enragés

2 commentaires

  • Niakine Yapatchef Niakine Yapatchef

    Que FB manipule l’opinion des gens n’est pas étonnant, qu’ils le fassent sans le consentement réel des gens est scadaleux, mais le fait qu’ils s’en vantent publiquement m’interpelle au plus haut point. Les gens se font espionner, se font manipuler, on les en informe publiquement et malgré tout ils restent scotché à ce genre de site…
    Ce monde est dystopique !
    Ceci dit, en publiant cette étude FB contribue grandement à prouver que la démocratie participative est une vaste blague.
    Nous le savions déjà bien entendu, mais aujourd’hui c’est officiel:
    – Un grand groupe financier peut manipuler les élections ouvertement, sans aucun soucis de légalité ou d’éthique, dumoins c’est admis implicitement par tous les utilisateurs de FB à leurs ouvertures de comptes…

  • Thierry92 Thierry92

    Et une fois de plus, NE PAS METTRE LES PATTES sur FESSES de BOUC.

    Non seulement ils vous piquent et revendent vos infos perso, mais en plus ils vous bourre le mou.