BHL: Game over avec sa pièce pas vraiment théâtrale…

BHL pour « Bobo Horripilant et Lassant », car oui, le monde se lasserait de cet énergumène dont le seul véritable talent serait de déclencher des guerres, sous les ordres d’une entité dont nous tairons le nom ici. Inspiré le BHL? Oui, pour pondre du mauvais surtout, mauvais discours, mauvaise propagande, mauvais livres suivant ses contemporains, un mauvais film (que la presse avait pourtant encensé…), et là, coup de théâtre… il nous sort une pièce de théâtre, mais soyons rassurés, nous n’aurons aucune véritable surprise, à ce qu’il paraît, c’est mauvais! Bref, aucun changement dans la continuité…

BHL entartage

On ne fait pas d’Hamlett sans casser des oeufs : faute de spectateurs, Hôtel Europe, la nouvelle pièce de théâtre de Bernard-Henri Lévy, va s’arrêter et prendra fin le 16 novembre au lieu du 3 janvier.

Les critiques ont-elles tué un chef d’œuvre incompris ? Probablement pas : même le bienveillant Monde avait critiqué ce « one-man-Bosnie-show signé BHL », révélant « des considérations certes humanistes, mais d’une banalité confondante sur le destin de l’Europe ».

Pourtant l’homme de réseau avait mis le paquet : convoqués par l’ancien chef de guerre de Sarkozy, François Hollande, Manuel Valls et bien entendu le mari de Carla étaient pieusement venus écouter le soliloque de Jacques Weber, qui avait perdu 30 kilos pour interpréter le rôle principal.

Ce flop vient à vrai dire à la suite de nombreux autres, et montre à quel point nous vivons en France dans une culture de réseau. En effet, BHL – qui, tout en vivant dans le luxe le plus tapageur, donne des leçons à la terre entière – a en réalité accumulé les revers ; ceux-ci, sauf à posséder l’oreille du pouvoir et des puissants, l’eurent en théorie disqualifié depuis longtemps…

Pour s’en tenir à sa seule production artistique, et en évitant la chose politique (qui mérite une étude entière : il se rêve Malraux, avec des exploits divers au cours des vingt dernières années) BHL accumule les preuves d’un talent discutable. Son film « le jour et la nuit » devient un nanar culte pour les cinéphiles du monde entier : le nouvel Orson Wells en sera si vexé qu’il consacrera avec immodestie un livre entier à plaider qu’au contraire c’est une oeuvre de visionnaire ! Affaire Daniel Pearl : il invente une amitié que la veuve du journaliste dément. Affaire Botul : il se réfère dans son livre « de la guerre en philosophie  » à un certain Jean Baptiste Botul pour contrer Kant. Hélas le dit « Botul » est un canular ! Une simple recherche sur Internet lui aurait évité le ridicule. Enfin son livre sur les Etats-Unis « Vertigo » est un tissu d’âneries diverses qui sera éreinté aux USA – faits en main, car emplis d’erreurs de toutes natures.

L’échec de la pièce vient donc conclure, pour le moment, une enfilade de zéros artistiques qui eûrent tué tout autre que lui, et qui montrent une République culturelle corrompue, hélas.

Source: Agoravox.fr

 

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