Obama renonce au sommet de Moscou, camouflet pour Poutine

Obama ferait-il une petite colère? Un pays qui refuse de plier, un rival qui se croit égal au président de la planète des Etats-Unis… Pas vraiment bon pour son orgueil …

Les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, en Irlande du Nord le 17 juin 2013 ( AFP/Archives / Jewel Samad)

Le président Barack Obama a pris la décision rarissime mercredi d’annuler son sommet avec Vladimir Poutine, un camouflet pour le dirigeant russe dû selon les Etats-Unis au manque de « progrès récents » dans les relations bilatérales en pleine affaire Snowden.

La Russie s’est dite « déçue » de cette décision qu’elle a interprétée comme un refus de Washington de coopérer avec elle « sur un pied d’égalité », tout en se disant toujours prête à travailler avec les Etats-Unis.

Washington n’a pas non plus fermé la porte à la coopération avec Moscou, disant maintenir la rencontre prévue en fin de semaine dans la capitale fédérale entre les secrétaires d’Etat et à la Défense américains et leurs homologues russes.

« Après un examen approfondi (…) nous sommes parvenus à la conclusion que les relations bilatérales avec la Russie n’ont pas enregistré assez de progrès récents pour qu’un sommet américano-russe se déroule début septembre », a déclaré le porte-parole de M. Obama, Jay Carney.

Le principe d’un tel sommet avait été annoncé en marge du G8 en juin.

Mais la Maison Blanche avait laissé planer le doute depuis des semaines sur le maintien de cette rencontre préalable au G20 de Saint-Pétersbourg, alors que les relations entre Moscou et Washington se sont fortement détériorées en raison en particulier de l’asile accordé par les Russes à l’Américain Edward Snowden, ancien analyste qui a révélé l’ampleur du programme de surveillance des communications électroniques par le renseignement de son pays.

« Nous attachons une grande importance aux progrès effectués avec la Russie lors du premier mandat du président (2009-2013, NDLR), dont le nouveau traité START et la coopération sur l’Afghanistan, l’Iran et la Corée du Nord », a expliqué M. Carney.

« Mentalité de la Guerre froide »

« Toutefois, étant donné le manque de progrès sur des questions comme la défense antimissile, la prolifération, le commerce, les questions de sécurité et des droits de l’homme ces 12 derniers mois, nous avons informé le gouvernement russe que nous pensions qu’il serait plus constructif de repousser le sommet jusqu’à ce que nous obtenions plus de résultats », a-t-il ajouté.

L’expression « ces 12 derniers mois » semble mettre en cause le rôle de M. Poutine, qui a repris les rênes du Kremlin en mai 2012.

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