Lettre à Cécile DUFLOT : « Politique du logement et dangers sanitaires d’origine électromagnétique »

Vous vous souvenez surement de cette décision de la cour de cassation italienne de reconnaître qu’il y a un lien entre les ondes de téléphones portables et les tumeurs au cerveau? On a attendu d’éventuelles vagues, que cela soit dans les médias français comme au niveau politique, et pourtant…. Rien! Le silence total! Les « robins des toits » quand à eux continuent l’information et la lutte pour faire reconnaître le danger des ondes GSM (et autres…) en France, une question de business qui justifie l’inertie et le silence?

Lettre à Cécile DUFLOT : "Politique du logement et dangers sanitaires d'origine électromagnétique" - Robin des Toits - 25/10/2012
A l’attention de Madame Cécile DUFLOT
Ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement

Objet : Politique du logement et dangers sanitaires d’origine électromagnétique

Madame la Ministre,

L’association nationale Robin des Toits souhaite vous alerter sur le fait qu’en matière de logement le développement continuel des pollutions d’origines électromagnétiques entraîne des dangers et effets nocifs croissants sur la sécurité et la santé[1] des français, compte tenu de l’obsolescence et de l’inadéquation grandissantes des normes en vigueur qui ne garantissent absolument pas l’innocuité.

Or chaque jour qui passe, les sources de pollution extérieure s’intensifient avec la multiplication des antennes-relais et la 4G (multiplication par un facteur 50 du rayonnement) qui se prépare, n’augurant rien de bon, sinon une nouvelle catastrophe sanitaire, sans équivalent. Pourtant, dans le même temps, les preuves scientifiques s’accumulent au sujet du caractère pathogène ou létal des Champs Electro-Magnétiques (CEM) : cancers, leucémies, AVC, maladies auto-immunes ou neuro-dégénératives, dépressions, suicides, électro-hypersensibilité (EHS) et chimico-sensibilité (MCS), etc.

Or il semble que rien ne vienne arrêter ni même limiter cette fuite en avant technologique et électromagnétique pourtant incompatible avec la biologie de tout le vivant.


A cela viennent s’ajouter des « preuves circonstancielles » que constituent – notamment mais pas seulement – les milliers d’appels désespérés de personnes totalement désemparées dans leur souffrance physique, morale (à titre secondaire) et souvent aussi professionnelle, sociale et familiale que Robin des Toits reçoit à sa permanence téléphonique, avec un rythme qui peut atteindre une communication toutes les 30 secondes…

Il apparaît que le sentiment d’impuissance des populations est encore plus fort dans le logement social où des locataires sont totalement « captifs » et n’ont concrètement quasiment aucun recours possible vis-à-vis des bailleurs sociaux qui perçoivent de très juteuses recettes[2] émanant des opérateurs de la téléphonie mobile en contrepartie d’une autorisation d’installation de leurs antennes-relais polluantes sur les immeubles d’habitation.

La situation des locataires du logement social semble ainsi peut-être bien plus difficile encore que celle des copropriétaires du parc résidentiel – pourtant déjà extrêmement critique – qui se réunissent en collectifs anti-antennes pour essayer de se protéger et alors que le pouvoir des maires a été considérablement affaibli depuis un arrêt du Conseil d’Etat entaché d’un fort soupçon de conflit d’intérêts[3] à la faveur des opérateurs de la téléphonie mobile.

On est donc en droit de s’interroger si les engagements pieux et autres discours lénifiants en faveur du développement durable ne sont pas de belles « tartes à la crème » si l’on a lucidité de s’apercevoir qu’on inflige en fait en particulier aux habitants du logement social une triple peine d’ordre économique (chômage, etc.), social (difficultés d’insertion, etc.), et maintenant environnemental et sanitaire (maladies liées aux CEM).

Peut-être devrons-nous, Madame la Ministre, nous pencher tous rapidement sur cette question, pour que l’égalité des territoires devienne une réalité ?

Sur un autre plan, Robin des Toits constate également, mesures techniques sur sites à l’appui, et s’inquiète fortement de la progression régulière d’un électrosmog intérieur permanent qui prend son origine dans les bâtiments et qui est susceptible de provoquer des effets cumulatifs et « cocktail » délétères. Les anglo-saxons qui ont hélas un train d’avance au sujet de ces catastrophes sanitaires du fait de leur antériorité dans le développement de ces technologies, parlent de « sick houses » (maisons malades).

Jugez du peu… du côté des équipements et des usages qui se développent, tout d’abord : téléphones sans fil d’intérieur DECT[4] (portée de 300 mètres !), réseaux et appareils en mode WIFI (imprimantes, téléviseurs, tablettes, etc.), appareils Bluetooth, boxes Internet, smartphones, téléphones mobiles, consoles de jeux, fours à micro-ondes, Babyphones, lampes fluo-compactes, compteurs « intelligents », etc., étant entendu que les murs ne sont pas des éléments susceptibles de protéger les habitants des CEM… Exemple le plus récent, le lancement de la technologie FEMTOCELL, qui n’est ni plus ni moins qu’une antenne 3G intérieure, sans que les clients en soient clairement informés.

En d’autres termes, ce n’est pas parce que vous assainissez votre logement que vous serez sain et sauf, car dans un immeuble, vos voisins peuvent vous polluer gravement de façon totalement invisible et sournoise, sans le savoir eux-mêmes. Or en l’espèce, l’information délivrée par les pouvoirs publics à la population est totalement déficiente, pour ne pas dire inexistante. Combien de personnes, aujourd’hui, pensent qu’Internet et WIFI sont synonymes, ignorant que l’on peut se connecter autrement, ou ignorent que leur « box » WIFI émet en continu même quand ils n’utilisent pas Internet, les arrosant généreusement ainsi que leurs voisins ?

Peut-être pourrez-vous, Madame la Ministre, contribuer à remédier à cette situation aux accents parfois dramatiques…

Du côté des infrastructures[5], nous avons les réseaux dits « intelligents » (smart grids), les compteurs dits « intelligents » (eau, gaz, électricité), en train d’être déployés massivement, qui émettent plusieurs types de rayonnements, tous aussi potentiellement nocifs les uns que les autres. cy[A ce sujet, Robin des Toits a déposé un recours au Conseil d’Etat[6] concernant l’installation programmée par EDF de près de 35 millions de compteurs Linky…]cy

L’irradiation (non ionisante) de nos corps est donc partout présente et en conséquence, les organismes ne peuvent absolument plus se reposer.

Vous vous êtes récemment exprimée, Madame la Ministre, dans les médias, au sujet de la situation des Roms en affirmant en substance et à juste titre : « on ne peut pas mettre à la rue des enfants ».

Mais nous faisons probablement bien pire en maintenant tous les enfants dans des logements qui sont devenus de véritables fours à micro-ondes, surtout quand on sait la fragilité toute particulière des enfants face à ces rayonnements toxiques et mortels.

Nous vous concédons, Madame la Ministre, que la tâche est immense. Mais il n’y aurait rien de pire qu’une politique de l’autruche consistant à repousser la poussière sous le tapis[7]. Nous n’aurons d’autre solution que d’affronter le problème car de toute évidence, la réalité finira par nous rattraper.

Puisqu’il faut bien prendre le problème par un bout, nous vous proposons de contribuer à une prise de conscience salutaire en matière gestion des risques électromagnétiques dans le logement. Pour commencer, nous vous proposons de contribuer à un état des lieux au travers du lancement rapide en lien avec le Ministère de la Santé d’une étude nationale de l’impact sanitaire des CEM sur le parc du logement social, à l’instar de l’étude réalisée par l’Association Santé Environnement France auprès de 143 locataires d’HLM à Aix-en-Provence et qui vient confirmer nos craintes au plan sanitaire [8].

Dans le même ordre d’idée, Robin des Toits a demandé à l’ANSES [9] que soit réalisée une étude d’impact sanitaire avant le lancement du réseau 4G, mais cette demande est restée sans suite à ce jour : peut-être pourriez-vous aussi appuyer cette démarche ?

Il s’agira ensuite de réfléchir à tout ce qui permettra de limiter l’exposition de la population résidente aux CEM dans les logements, étant entendu que cela concerne autant les usages que cette population a de ces technologies que les infrastructures propres aux bâtiments et aux logements (et sans même parler, ici, de tout ce qu’il faudra faire en amont [10] – du point de vue des modes de production-consommation – pour améliorer ces équipements en les rendant moins dangereux…).

Robin des Toits a ainsi identifié des chantiers de réflexion – préalables à l’action – qui pourraient concerner, Madame la Ministre, le périmètre de votre ministère en s’inscrivant lorsque nécessaire dans le cadre d’une action interministérielle. Ces pistes de chantiers ayant été alimentées par les inquiétudes que notre veille informative permanente fait remonter au plan international au sujet des dangers des CEM.

Sans caractère exhaustif, en voici donc une liste dont les éléments sont souvent en correspondance avec les programmes d’action de votre ministère :

Catastrophes naturelles et risques technologiques pour la protection des personnes
Robin des Toits pense qu’une refonte globale du processus et du document Etat des Risques Technologiques Naturels et Technologiques (ENRT) est à envisager pour permettre d’avertir tant les acquéreurs de logements que les candidats à la relocation de la présence à proximité des lieux, d’une antenne-relais.

Plus globalement, nous pensons qu’une action vigoureuse et concertée doit permettre de limiter au maximum le niveau d’exposition aux CEM via les antennes-relais des populations, à l’instar de ce qui se pratique dans un nombre croissant de pays étrangers (Russie, Inde, Autriche, etc.), en visant dans un premier temps une exposition n’excédant pas 0.6 V/mètre).

Sécurité des bâtiments – Protection incendie
Robin des Toits attire votre attention sur le fait qu’un nombre croissant d’incendies est constaté, notamment dans les pays anglo-saxons (USA, Canada, Australie, etc.) et parfois à l’échelle d’un quartier entier (Californie) à la suite de la pose de compteurs dits « intelligents » (eau, gaz, électricité), sans même parler des risques énormes d’explosions associés (de tels cas ont également déjà été enregistrés, notamment aux USA. En France, de source interne à EDF, 5% des compteurs Linky seraient défectueux au point d’avoir généré des courts-circuits).

Logement indigne
Robin des Toits émet le vœu que la notion de logement indigne soit rapidement ré-évaluée : le « bombardement » continuel par les CEM d’une habitation entraîne inévitablement une prolifération des bactéries, champignons, levures, etc. et affecte donc la salubrité et surtout l’état sanitaire des personnes qui y résident.

Se référer notamment aux travaux du Pr MONTAGNIER, Prix Nobel de Médecine, sur les liens entre la maladie de Lyme (bactérie borélia) et les CEM. A titre d’information, plus d’un million d’allemands seraient déjà atteints par cette pathologie lourde, en forte progression et alors que rien n’est fait en France pour son dépistage. La barrière hémato-encéphalique étant ouverte sous l’effet des CEM (migration d’agents pathogènes vers le cerveau), de très nombreuses pathologies peuvent être également suspectées (Autisme, Alzheimer, Parkinson, Trouble de Déficit de l’Attention, Sclérose en Plaques, etc.).

De quoi se poser peut-être, quelques questions, dans la mesure où les maladies auto-immunes ou dégénératives sont en pleine explosion dans nos sociétés « développées »…

Bâtiment et énergie
Robin des Toits considère qu’il faut certainement reconsidérer intégralement la politique – en plein développement – des réseaux dit « intelligents » (smart grids) et autres compteurs dits « intelligents » compte tenu, notamment mais pas seulement, des effets cancérogènes massifs enregistrés dans les pays où ils ont été déjà déployés à grande échelle. Une voie bien dangereuse vers laquelle se dirige hélas activement notre pays sous l’action d’opérateurs industriels divers (EDF, GDF-Suez, Véolia, etc.).

Vouloir protéger à long terme la population des effets négatifs du réchauffement climatique est certes nécessaire, sauf à ce que cela se fasse au détriment de la santé ou de la vie de cette population à plus court terme.

Le pire est que ces décisions – sans concertation avec la population à qui on les impose – sont prises sous couvert d’arguments écologistes et humanistes ou de politique innovante et même sous l’égide ou avec la caution d’une organisation comme l’ONU (Agenda 21 territoriaux, Plans Climat, etc.)…

Programme ville durable
Robin des Toits est évidemment plus que favorable au bien fondé de ce programme mais vous alerte sur le fait que l’électrosmog ambiant croissant des zones urbaines constitue une véritable catastrophe au plan de la biodiversité, car absolument tout le vivant – plantes, animaux, êtres humains – est en réalité sérieusement affecté au plan biologique et sanitaire par les CEM (pour un exemple récent : une étude réalisé à l’Université libre de Bruxelles par Canmaerts MC, De Doncker P, Patris X et autres, publiée en juin 2012, montre que les rayonnements GSM affectent la mémoire et les réponses aux phéronomes des fourmis… lesquelles ne peuvent être suspectées d’effets nocebo comme on l’entend très souvent pour les humains.)

Lutte contre la précarité et l’exclusion
Vivre dans un logement inondé par les CEM n’est probablement pas un facteur favorable à l’intégration scolaire, professionnelle ou sociale des populations, surtout si l’on en juge sur la littérature scientifique et médicale de plus en plus abondante concernant les troubles induits, depuis l’étude de Hutter et autres en mai 2006, pour les personnes exposées tels que des problèmes d’attention, de concentration, de mémorisation, de sommeil, etc. (et alors que le reste du temps, les élèves, pour ne prendre que cet exemple, baignent dans la WIFI et autres ondes auxquelles sont malheureusement souvent exposées les écoles…)

Mais Robin des Toits s’interroge également sérieusement sur l’effet que les CEM pourraient avoir en matière de paix sociale et de sécurité intérieure tant il apparaît que l’exposition prolongée aux ondes des populations aurait aussi des effets sur la stabilité du comportement et le développement d’attitudes agressives, violentes et destructrices, en particulier chez les jeunes (déjà plus fragiles au plan sanitaire et qui plus est très friands de ces technologies …). On peut citer à cet égard la lettre du Dr Christine ASCHERMANN sur les « changements de personnalité causés par la téléphonie mobile » publiée dans le journal germanophone Umwelt-Medizin-Gesellschaft 2010 ou l’article « Addiction to cell phones » de M. Paz de la Puente et Alfonso Balmori, paru dans Proyecto en mars 2007. De quoi nous inciter tous à réfléchir après les événements récents constatés dans les quartiers dits « sensibles » à Amiens, Toulouse, etc.

Sécurité des bâtiments – infrastructures
Robin des Toits attire votre attention, Madame la Ministre, sur le fait que les CEM auraient une action destructrice sur les infrastructures, notamment par un phénomène de corrosion à même de nuire la solidité même des édifices, des effondrements ayant déjà été constatés de part le monde. Outre les aspects de sécurité, qu’en est-il alors, des aspects assuranciels (des personnes comme des bâtiments) ? Pour mémoire, les principaux assureurs mondiaux se sont déjà désengagés depuis l’an 2000 concernant la couverture des risques inhérents à la téléphonie mobile.

Comme vous pouvez le constater, Madame la Ministre, les sources d’inquiétude et les zones d’ombre ne manquent pas.

Etant entendu que Robin des Toits n’est absolument pas technophobe, en témoigne son site Internet www.robindestoits.org lui-même relayé par un fil RSS et des comptes sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.).

Notre association entend énoncer haut et fort qu’une activité économique ayant pour levier les TIC (et en particulier les technologies « sans fil »…) n’a aucun avenir si elle n’intègre pas en amont les très fortes externalités négatives induites par ces technologies au plan environnemental, sanitaire et social.

Cette tâche n’incombe évidemment pas au seul ministère du logement. Mais le logement, lieu de la quiétude et du repos par excellence, étant devenu un lieu « privilégié » [11] d’intense convergence et de concentration des nouvelles technologies et de leurs effets délétères, est à la croisée de tous les dangers. Il s’agira donc de s’inscrire, selon nous, dans une nouvelle démarche interministérielle en liaison avec le Parlement qui – pour être en phase avec le chantier prioritaire de M. le Président François Hollande – pourrait aussi intégrer un volet « jeunesse », tant elle semble ici exposée et menacée.

La Conférence Environnementale des 14 et 15 septembre derniers n’a malheureusement apporté qu’une réponse très insuffisante au problème de la Santé environnementale en général, et au problème de l’incidence des ondes sur la Santé en particulier.

Ayons aussi à l’esprit le vent nouveau qui semble souffler chez nos amis allemands. Le ministre allemand de l’environnement a en effet présenté, en septembre 2012, un plan d’action en 10 points dont le sixième est ainsi libellé : « améliorer la protection contre les champs électromagnétiques ».

Au plan international, nous pourrions sans doute aussi compter sur le soutien et l’action de Mme la députée européenne EELV Michèle RIVASI, également très impliquée sur ces questions, ainsi que sur Madame Eva JOLY qui en avait fait un thème de sa campagne présidentielle.

L’association nationale Robin des Toits, très engagée dans la santé environnementale et la prévention des nouveaux scandales sanitaires[12] et biais de corruption associés, apportera aussi sa pierre à l’édifice.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, avec la réitération de notre vive préoccupation, l’expression de nos sentiments respectueux et dévoués.

Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

[1] A ce jour, il existe plus de 5000 études scientifiques (www.justproveit.net/studies établissant un lien entre des modifications et effets biologiques et l’exposition à de faibles niveaux de radiations de type micro-ondes ou radiofréquences utilisées par les technologies de communication sans fil.

Plus de 165 effets biologiques (www.justproveit.net/content/biological-impacts, maladies et symptômes ont été associés aux champs électromagnétiques faibles (EMF) et à de faibles signaux micro-ondes.

De son côté, le rapport BioInitiative (www.bioinitiative.org a établi des standards plus prudents pour garantir la sécurité sanitaire des populations exposées aux radiations émises par les technologies sans fil

[2] On peut du reste se demander au passage si tel est bien le rôle et la finalité d’un bailleur social, à une époque où l’on parle sans cesse de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) et d’éthique…

[3] Une antenne relais au Conseil d’Etat – Le Canard Enchaîné – 12/10/2011 – www.robindestoits.org/Une-antenne-relais-au-Conseil-d-Etat-Le-Canard-Enchaine-12-10-2011_a1333.html

[4] Voir l’appel de Fribourg lancé par des médecins allemands en 2002 (il y a 10 ans !) notamment au sujet de la toxicité du téléphone DECT – www.robindestoits.org/l-Appel-de-Fribourg-Freiburg-09-10-2002_a66.html

[5] Ces infrastructures viennent se cumuler à celles de l’extérieur : outre les antennes-relais de téléphonie, il faut prendre en compte les antennes de la TNT, les transformateurs électriques, les lignes électriques, et autres installations spécifiques ponctuelles (radars, etc.).

[6] www.robindestoits.org/Compteur-LINKY-attaque-au-Conseil-d-Etat-par-Robin-des-Toits-01-12-2011_a1387.html

[7] Que dire, par delà l’aspect humain, sanitaire et social, de l’estimation dans la comptabilité nationale du coût financier croissant que représentent dès aujourd’hui et plus encore à long terme pour la collectivité les arrêts-maladies, les remboursements de soins, les jours d’hospitalisation, la prise en charge des invalidités partielles ou totales, etc. ? Ce chiffrage des dépenses publiques mériterait probablement d’être estimé au regard des recettes que l’Etat perçoit à court terme par le biais de l’attribution des fréquences, notamment pour les licences de la 4G. Et peut-être s’apercevrait-on que le coût de l’inaction est supérieur à celui de l’action contre la prolifération des CEM…Pour mémoire, selon les données de l’Assurance Maladie au 31 décembre 2009, un Français sur sept était en affection longue durée (ALD). En ajoutant les malades non en ALD, mais atteints d’affections chroniques sévères, c’est entre un tiers et la moitié de la population française qui est aujourd’hui malade. Peut-être faut-il alors éviter que le logement, lieu du repos, devienne à son tour dangereux…

[8] http://www.robindestoits.org/Une-enquete-releve-les-troubles-de-sante-de-riverains-d-antennes-relais-AFP-21-11-2011_a1377.html. [Extrait de la dépêche AFP : (…) La loi prévoit que l’installation d’une antenne-relais soit soumise à l’approbation unanime des copropriétaires d’un immeuble, « mais si l’on est locataire dans un appartement privé ou dans un HLM, on ne nous demande pas notre avis. C’est pour cette raison que se multiplient aujourd’hui les forêts d’antennes-relais sur les HLM », souligne l’ASEF.]

[9] Etude d’impact préalable au lancement de la téléphonie 4G : lettre ouverte de relance de Robin des Toits adressée à L’ANSES – 06/04/2012 – www.robindestoits.org/Etude-d-impact-prealable-au-lancement-de-la-telephonie-4G-lettre-ouverte-de-relance-de-Robin-des-Toits-adressee-a-L_a1565.html

[10] Par exemple en ajoutant à ces équipements des interrupteurs lorsqu’il n’y en a pas, en obligeant les fournisseurs d’accès à Internet à ne pas configurer les réseaux WIFi de leurs clients par défaut, etc., mais c’est encore un autre débat…

[11] les lieux de travail, les écoles, les hôpitaux et autre lieux publics devront aussi faire l’objet d’une sérieuse réflexion pour l’action…

[12] Cinq ONG spécialisées s’unissent pour créer le « Rassemblement pour la Planète » et changer la donne environnementale : http://www.robindestoits.org/5-ONG-specialisees-s-unissent-pour-creer-le-Rassemblement-pour-la-planete-et-changer-la-donne-environnementale_a1670.html

Destinataires en copie :

– Monsieur Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre
– Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé
– Mme Delphine BATHO, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
– Mr Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement productif
– Mr Vincent PEILLON, Ministre de l’Education nationale
– Mme Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
– Mr Manuel VALLS, Ministre de l’Intérieur
– Mr Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances
– Mme Valérie FOURNEYRON, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative
– Mme Fleur PELLERIN, Ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique
– Mme Dominique BERTINOTTI, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée de la Famille des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion
– Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion
– Mr François LAMY, Ministre délégué auprès de la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, chargé de la Ville
– Mme Michèle DELAUNAY, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie
– Mr Benoît HAMON, Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation
– Mme George PAU-LANGEVIN, Ministre déléguée auprès du ministre, chargée de la Réussite éducative
– Mme Eva JOLY, députée européenne
– Mme Michèle RIVASI, députée européenne
– Mr André CICOLLELA, Réseau Environnement Santé
– Associations membres du Rassemblement pour la Planète
– Pascal DURAND, Secrétaire national d’EELV
– Mme Leila AICHI , Sénatrice
– Mme Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice
– Mme Chantal JOUANNO, Sénatrice
– Mme Laurence ROSSIGNOL, Sénatrice
– Mr Jean DESESSARD, Sénateur
– Mr Joël LABBE, Sénateur
– Mr Louis NEGRE, Sénateur
– Mme Laurence ABEILLE, Députée
– Mme Isabelle ATTARD, Députée
– Mr Gérard BAPT , Député
– Mr Denis BAUPIN, Député
– Mr André CHASSAIGNE, Député
– Mr Pascal CHERKI, Député
– Mr Jean-David CIOT, Député
– Mr Jacques KOSSOWSKI, Député
– Mr Noël MAMERE, Député


Voir également :

VIDEO : L’eurodéputée Michèle RIVASI, fondatrice de la CRIIRAD et du CRIIREM répond aux questions du Collectif Antenne Apouticayre Paradets (Saint-Gilles) – 14/06/2012

VIDEO / ETUDE : effets nocifs des ondes GSM mis en évidence sur des fourmis et des protozoaires – RTL.be – 11/07/2012

« Des ONG veulent des signaux forts à la conférence environnementale » – AFP – 11/09/2012

Pour en savoir plus: http://www.robindestoits.org/
Merci à B Mahe pour son courriel.

7 commentaires

  • Natacha Natacha

    Encore un énorme problème de santé publique qu’on tente d’éluder.

  • kreuzritter

    personne n’oblige personne à acheter des tel portables, et encore moins à les utiliser!

  • Natacha Natacha

    Pour limiter la casse :
    1. Eteindre son portable la nuit
    2. Ne pas téléphoner en se déplaçant
    3.Eloigner le mobile de son cerveau jusqu’à la première sonnerie
    4.Ne pas téléphoner en voiture
    5.Utiliser un kit piéton main libre avec fil
    6. Eviter de garder le téléphone dans les poches de pantalon, près des hanches, aisselles et du coeur
    7.Interdire l’usage du téléphone portable aux enfants de moins de 16 ans
    8. Eviter l’usage du téléphone portable à la femme enceinte
    9.Limiter la durée et le nombre des appels
    10.Ne pas utiliser son portable comme réveil.

    On s’en passait très bien il y a peu encore.
    Vilaines ondes maléfric !

  • Pipotron

    Pour moi, la priorité est de virer les antennes relais des écoles… qui sont malheureusement légions…