Grèce : 1ère distribution d’aide alimentaire par le Secours populaire français

Il n’y a pas assez de monde à aider en France, donc si vous donnez, c’est pour aider la Grèce, et pas les banques cette fois-ci.

Préparation avant une distribution alimentaire aux plus pauvres près d’Athènes, le 4 avril 2012

Paquets de madeleines sous un bras, conserves sous l’autre, des dizaines de Grecs en situation précaire ont pris livraison mercredi près d’Athènes des trente tonnes de produits alimentaires collectés par le Secours Populaire français (SPF) pour sa première mission dans le pays en crise.

Un fonds d’urgence de 10.000 euros a été débloqué par le Secours populaire pour venir en aide à un millier de familles grecques.

« C’est un premier geste de solidarité matérielle (…) mais il ne s’agit pas d’une visite éclair, nous sommes également ici pour voir comment nous allons pouvoir amplifier cette solidarité », a expliqué Julien Lauprêtre, président du SPF, qui accompagnait une délégation de l’organisation.

Pour la distribution des produits, le Secours populaire et son partenaire grec du Comité grec pour la solidarité démocratique internationale ont choisi deux lieux symboliques du marasme économique et social dans lequel est plongé le pays.

Le chantier naval de Perama, près du port du Pirée, employait « 6.500 personnes en 2008 contre moins de 500 aujourd’hui », selon le président du syndicat local des métallurgistes Sotiris Poulikogiannis. Sur les quais, au pied des paquebots géants, une foule discrète d’hommes peu loquaces ont défilé pour recevoir leur colis.

A quelques kilomètres de là, dans l’une des usines du groupe Halyvourgia, principal sidérurgiste grec, les salariés sont en grève depuis plus de cinq mois en réaction à un plan de licenciements et des projets de diminution du temps de travail associé à de fortes baisses de salaires.

« Je n’ai pas touché de salaire depuis le mois de novembre (début de la grève, ndlr), nous tenons grâce à la solidarité de la population », explique Kostas, employé depuis 22 ans, pour 1.500 euros mensuel, dans ce complexe industriel de 400 salariés.

Né en 1945, le Secours populaire est l’une des principales associations françaises luttant contre la précarité et l’exclusion. Aujourd’hui, l’association est confrontée dans l’Hexagone à « un raz-de-marée de misère » qui l’a conduit à aider 3 millions de personnes en 2011, selon Julien Lauprêtre.

« Ce n’est pas une raison pour ne pas s’occuper de ce qui se passe ailleurs, au contraire », estime M. Lauprêtre, qui souhaite amplifier le mouvement en lançant notamment un appel « aux amis et vedettes grecs vivant en France ».

Il a rappelé que le Secours populaire est engagé de longue date aux côtés de la Grèce dont il a soutenu les « résistants communistes et démocrates » pendant la guerre civile puis les prisonniers politiques sous le régime des colonels.

Source: boursorama.com

13 commentaires

  • yael

    Quand on voit ça…
    http://www.romandie.com/news/n/_Le_suicide_d_un_retraite_en_plein_coeur_d_Athenes_bouleverse_la_Grece_RP_040420122153-20-157474.asp 

    C’est vachement grave leur situation là bas! j’ai des échos de là bas vous imaginez meme pas à quel point c’est dramatique…

  • Béa

    La misère se fait chaque jour plus visible.La crise déroule son lot de mochetés,de privations,d’injustices en tous genres.La matière qui semblait nous offrir confort et sécurité menace de  se dissoudre dans les factures et les interdits.
    La crise ne fait que détruire nos fausses valeurs pour nous obliger à réaliser que nous sommes plus que nos possessions et que nous pouvons réintégrer nos souvereinetés individuelles pour créer autrement au nom du bien collectif.
    Quand nous comprendrons nos erreurs nous verrons que la fin des guerres ne s’obtient pas par la haine des guerres mais par l’amour de la paix.Alors,nous grandirons en conscience,en fraternité et en unité,accompagnant l’éternelle expansion de la vie qui n’attend pas notre accord pour poursuivre son oeuvre créative…

    • Arlette

      L’ITALIE SUIT avec cet article ci-dessous – et l’ESPAGNE sur la corde raide en ce moment puis, ce sera le tour de la FRANCE :

      WIKISTRIKE.com : Samedi, 7 avril 2012 – 12:03

      ITALIE : Un Avocat a déposé une plainte CONTRE
      – le Président,
      – le Premier Ministre,
      – tous les Ministres et
      – tous les Membres du Parlement,
      **pour Atteinte à l’intégrité du Pays !
      Un Avocat de Cagliari, Paola MUSU, a déposé une plainte FORMELLE CONTRE
      – le Président,
      – le Premier Ministre,
      – tous les Ministres et
      – tous les Membres du Parlement.
      Les infractions discernables, comme indiqué dans le Document déposé auprès du Procureur de la Cour de CAGLIARI, sont les suivantes :
      – Atteinte à l’intégrité, l’indépendance et l’unité de l’Etat ;
      – Les associations subversives ;
      – Attaque sur la Constitution de l’Etat ;
      – Usurpation du Pouvoir Politique ;
      – Attaque sur les Organes Constitutionnels ;
      – Attaque sur les Droits Politiques des Citoyens ;
      – Conspiration Politique par Voie d’Accord ;
      – Conspiration Politique par Association.
      La première violation, selon l’Avocat Paola MUSU, serait l’article 1 de la Constitution :
      – « L’ITALIE est une République Démocratique fondée sur le Travail.
      La Souveraineté appartient au Peuple et est exercée de la manière et dans les limites de la Constitution ».
      La plainte continue :
      « Le contenu essentiel de la Souveraineté d’un Peuple est donné par leur Souveraineté en matière de Politique Monétaire, Budgétaire et Economique : C’est à travers ses outils qu’un Peuple détermine son DESTIN ».
      La Souveraineté Monétaire, désormais, n’appartient PLUS au Peuple ITALIEN, mais à la BANQUE CENTRALE EUROPEENNE.
      Ci-dessous, le texte intégral de la plainte par
      Paola MUSU qui, jusqu’à présent, a trouvé le SOUTIEN de la Journaliste : Paule BARNARD.
      Alexander DOYLE pour WikiStrike.  
      LIEN WikiStrike : http://0z.fr/7o9zC

       

  • Delaude

    Curieux, aucun relai média ! C’est un joli pavé, pourtant !