Un militant des droits de l’Homme affirme avoir été interdit d’entrer à Bahreïn

N’avez vous pas remarqué le silence médiatique en général sur ce pays partenaire des États-Unis? Le manque de liberté d’expression, la répression, l’Islam peu tolérant envers les autres religions et les grandes fortunes en général, tout ce qui gêne en temps normal les USA et les pousse à attaquer, bizarrement, cela ne les fait pas réagir….

http://www.europarl.europa.eu/president/transform/thumb-view/ep_president/static/images/press-release/hr_in_bahrain.jpg

DUBAI – Un responsable de l’organisation Médecins pour des droits de l’Homme (PHR) a indiqué dimanche avoir été empêché d’entrer à Bahreïn où il voulait participer à une audience lundi du procès de médecins chiites jugés pour leur implication dans des manifestations anti-gouvernementales.

Richard Sollom, directeur adjoint de l’organisation, a indiqué à l’AFP que malgré un visa d’entrée multiple de cinq ans, des officiers des services de l’imigration lui ont indiqué qu’il lui fallait une autorisation en tant que représentant d’une Organisation non gouvernementale.

Cela n’a pas d’importance que vous ayez un visa. Nous avons l’ordre de nous assurer que des représentants d’ONG disposent d’une autorisation spéciale, lui a dit, selon lui, un responsable de l’immigration.

M. Sollom, s’exprimant à Dubaï après avoir passé onze heures à l’aéroport de Bahreïn, a indiqué qu’il avait prévenu les autorités depuis dix jours de sa volonté d’asssiter à la nouvelle audience du jugement des médecins.

Il ne s’agit pas d’un problème de mauvaise communication. Il y a un effort concerté de me tenir à l’écart, a indiqué M. Sollom dont l’organisation avait sévèrement critiqué Bahreïn pour l’arrestation de professionnels de la santé chiites.

Une nouvelle audience d’une vingtaine de chiites, médecins et membres du personnel d’un hôpital de Manama, accusés de soutien aux manifestations du début de l’année, doit avoir lieu lundi.

Arrêtés dans la foulée de la répression de la révolte de février/mars animée par des chiites, majoritaires dans le pays dirigé par une dynastie sunnite, ils sont accusés d’occupation du complexe hospitalier Salmaniya à Manama et de possession d’armes.

Les accusés avaient été déjà condamnés le 28 septembre par un tribunal d’exception à de lourdes peines allant de 5 ans à 15 ans de prison, un verdict qui avait été dénoncé par des défenseurs des droits de l’Homme.

Mais le procureur général de Bahreïn a ordonné le 5 octobre la tenue d’un nouveau procès pour ces personnes devant un tribunal civil.

Le mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, déclenché en février par les chiites, majoritaires dans le pays, a été violemment réprimé. Une commission d’enquête indépendante a dénoncé un usage excessif et injustifié de la force de la part des autorités dans un rapport publié le 23 novembre.

Source: AFP via Romandie

Un commentaire