Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est mort

C’est le décédé du jour (mode humour noir actif…), Kim Jong Il serait donc décédé, une information à ne pas prendre à la légère dans le contexte actuel. Même pour ceux qui ne le connaissaient que peu, KJI (pour faire plus court…) était un dictateur bien pourri qui était très fort pour menacer mais qui n’est jamais vraiment passé à l’action, ses ennemis redoutables étant les États-Unis et la Corée du Sud, et KJI est décédé, laissant la place à son successeur, son fils que nous ne connaissons pas vraiment, donc nous ne savons pas de quoi il est capable en cas d’attaque de l’Iran, grand partenaire économique du pays.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est mort de surmenage physique et mental, selon les médias officiels du régime communiste.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est mort de surmenage physique et mental, selon les médias officiels du régime communiste.

VIDÉOS – Le fils du président de la Corée du Nord âgé de 70 ans, Kim Jong-un, a été désigné pour prendre sa succession, ont annoncé les médias officiels du régime communiste.

Le «cher leader» n’est plus. La Corée du Nord a officiellement annoncé la mort de Kim Jong-il qui tenait le pays d’une main de fer depuis 1994 et a annoncé dans la foulée, l’avènement de son fils Kim Jong-un, âgé de moins de trente ans. Lundi, à midi heure locale (4 heures du matin à Paris), la présentatrice de la télévision d’Etat, engoncée dans son costume traditionnel noir, s’est effondrée en larmes en annonçant la nouvelle de la mort du dirigeant au peuple nord-coréen. Le dictateur, né le 16 février 1941 est mort samedi matin à 8h30 heures locales dans son train blindé, victime d’un «infarctus du myocarde compliqué d’une crise cardiaque», a précisé la télévision. Son décès fait suite à de grandes douleurs physiques et mentales dues à des efforts insatiable pour conduire des inspections sur le terrain afin de construire une nation puissante», a ajouté la speakerine (voir la vidéo ci-dessous). L’homme avait consacré toute son énergie «au bien-être du peuple», a poursuivi la présentatrice au teint livide. Quelques minutes auparavant, la population nord-coréenne avait été appelée à suivre une «annonce spéciale» à la télévision.

Le «petit prince rouge»

Près d’heure plus tard, l’agence officielle KCNA appelait «tous les membres du parti, les militaires et la population a suivre fidèlement le commandement du camarade Kim Jong-un». Une forme d’adoubement officiel pour le fils du dictateur qui porte au pouvoir la troisième génération des Kim, une première dans l’histoire du monde communiste. Le jeune homme, fils du dictateur et petit-fils du fondateur du régime Kim Il-sung, aura la lourde tache de conduire le régime affaibli économiquement et ses 23 millions d’habitants. Le dictateur défunt avait désigné en secret son fils, suite à l’attaque cérébrale qui avait failli l’emporter en août 2008. Depuis, le jeune homme était monté en puissance au sein de l’appareil, devenant le numéro 2 «officieux» du régime selon le Cheong Seong Chang, expert au Sejong Institute, à Séoul. À la tête des service de sécurité, il a installé progressivement ses réseaux face à la «veille garde». Il était sorti de l’ombre pour la première fois en étant nommé général quatre étoiles le 27 septembre 2010. Néanmoins, de nombreux experts estiment que la route était encore longue pour le «petit prince rouge» dans une culture néo-confucéenne où la jeunesse doit traditionnellement courber l’échine face aux anciens. L’annonce immédiate de sa nomination confirme la volonté du pouvoir de ne pas laisser le vide s’installer, à l’heure où le régime s’inquiète de la vague de révolte qui a emporté certains de ses alliés au Moyen-Orient.

Enterré dans un mausolée

La première tâche du nouveau leader sera de présider les funérailles de son père qui marqueront un passage de témoin symbolique essentiel pour permettre à la propagande d’asseoir sa légitimité aux yeux des habitants du royaume ermite. Kim Jong-il sera enterré le 28 décembre dans le mausolée Kum suman aux environs de Pyongyang, aux côtés de son père Kim Il-sung, fondateur du régime. Aucune délégation étrangère ne sera autorisée à participer à ses funérailles qui s’annoncent grandioses et mettront en scène la dynastie des Kim. Une période de deuil national a été édictée jusqu’au 29 décembre, pendant laquelle le régime devrait pousser à son paroxysme le culte de la personnalité qui entourait déjà de son vivant le «cher dirigeant», et désormais son fils.

Source: lefigaro.fr

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