Areva supprimerait plus de 2700 emplois

L’AFP annonce des licenciements, Areva dément, la vérité est ailleurs aurait dit Fox Mulder… Quand à Eric Besson qui n’a toujours rien comprit, il ne s’agit pas de maintenir le « leadership » de la France que de persister dans la filière du nucléaire, c’est que la France est le seul pays qui reste assez con pour vouloir encore investir dans le nucléaire après Tchernobyl et Fukushima!!! Cette histoire de postes supprimés ne serait pourtant pas étonnante vu que le revers indien à fait très très mal à Areva qui a du coup perdu beaucoup d’argent (enfin une bonne nouvelle) !

Le nouveau coq français (le seul animal qui chante encore même les pieds dans la merde…) ? Non, Luc Oursel, patron d’Areva!

Le groupe nucléaire français Areva a démenti « catégoriquement » ce lundi prévoir des suppressions d’emploi en France, contredisant une information de l’AFP selon laquelle le groupe prévoit de réduire ses effectifs de 1000 à 1200 salariés dans l’Hexagone.

D’après des sources proches du dossier citées par l’AFP, Areva veut supprimer entre 2700 et 2900 emplois, dont 1000 à 1200 en France et 1300 en Allemagne, dans le cadre de son « plan d’action stratégique » qui doit être validé le 12 décembre.

Ce plan, qui vise à économiser 500 millions d’euros par an dès 2013, prévoit d’autres mesures majeures, notamment une réduction drastique de plus de 40% des investissements prévus d’ici 2016 ainsi que plusieurs cessions, dont les 26% qu’Areva détient dans le groupe minier Eramet, selon ces sources.

Sur le volet emploi, les réductions d’effectifs en France concerneront exclusivement les « fonctions support » (services juridique, financier, communication, ressources humaines…), où près d’un poste sur six sera supprimé.

En plus des départs en retraite et des démissions, un plan de départs volontaires va être mis en place pour ces activités, qui représentent un quart des 28.000 employés français d’Areva, détenu à 87% par l’Etat.

Aucune fermeture de site en France

Aucune fermeture de site industriel français n’est prévue « sauf en cas de report sine die de décisions de constructions de nouveaux réacteurs, comme celui de l’EPR de Penly », en Seine-Maritime, dont l’avenir est compromis, a indiqué une source.

En Allemagne, Areva va annoncer au lendemain de la validation de son plan des « mesures sévères » entraînant 1300 suppressions d’emplois, soit 20% des effectifs actuels du groupe outre-Rhin. Il prévoit la « fermeture progressive » d’une usine, des réductions d’effectifs sur deux autres et la cession d’une quatrième.

Aux Etats-Unis, les usines de combustible nucléaire de Lynchburg et Erwin (200 employés) seront fermées, de même que celle de Dessel en Belgique (150 employés).

Plan de cession

L’objectif financier du plan est d’économiser 750 millions d’euros annuellement d’ici 2015, dont plus de 500 millions dès 2013.

Aux suppressions d’emplois s’ajoute un important plan de cession: Areva veut vendre les 26% qu’il détient dans le groupe minier Eramet (nickel, manganèse, alliages), valant au cours actuel environ 600 millions d’euros.

Areva veut également céder sa participation majoritaire de 63% dans le groupe d’or canadien La Mancha (valant 160 millions d’euros au cours actuel) et céder sa filiale Canberra, numéro 1 mondial de la mesure nucléaire, pour boucler le financement.

Au niveau des investissements, Areva ampute considérablement son plan actuel, qui prévoit 12 milliards de dépenses d’ici 2016 et veut « essayer de se rapprocher d’une cible plus compatible avec la situation financière du groupe, de l’ordre de 7 milliards d’euros », selon une source proche du dossier.

Le plan d’action stratégique avait été décidé en juin lors de l’arrivée à la tête d’Areva de Luc Oursel, dans la foulée de l’éviction d’Anne Lauvergeon, la patronne emblématique du groupe, et de l’accident nucléaire de Fukushima, qui a jeté une ombre sur l’avenir de l’industrie nucléaire.

Le ministre de l’Industrie dément

Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a aussitôt démenti que des postes soient supprimés en France, d’après l’agence Reuters : « Aucune suppression d’emploi n’est prévue en France chez Areva. La filière nucléaire et l’ensemble de ses salariés et sous-traitants est entièrement mobilisée pour maintenir le leadership de la France dans le domaine de l’énergie nucléaire », a affirmé Eric Besson.

Source: lefigaro.fr

3 commentaires