Les imprimantes 3D au service du crime

Ben ça, fallait s’y attendre! Sauf que cette fois les escrocs ne font QUE reproduire ce que font les banquiers! :devil:

Dès qu’il s’agit de gagner de l’argent les gens rivalisent d’ingéniosité. On peut aussi préciser que dès qu’il s’agit de gagner de l’argent, les criminels rivalisent d’ingéniosité. En l’occurrence ils renouent avec leurs premiers amours grâce aux imprimantes.

Dans le domaine du grand banditisme, on peut affirmer que les imprimantes ont chauffé comme de beaux diables. La planche à billets fait partie intégrante de l’histoire de la criminalité, les faux billets sont certainement les meilleurs amis de nombreux mafieux et autres brigands.

Si les imprimantes ont évolué, gageons que les truands l’ont pris en compte. Les imprimantes 3D sont une superbe évolution n’est-ce pas. C’est exactement ce que ce sont dit un groupe de fourbes individus, ils ont réussi à voler 400 000 $ grâce à ces nouveaux procédés.

Ils se sont attaqués aux distributeurs de billets que nous connaissons bien. Avec ce que l’on appelle un ATM skimmer, vous croyez enfoncer votre carte dans le lecteur de l’automate. En réalité, les voleurs placent ce fameux skimmer qui va ensuite lire toutes vos données. Rien de plus simple par la suite, il suffit de se servir sur le compte en question.

Ainsi, grâce à une imprimante 3D high-tech, ils ont mis au point des skimmers plus vrais que nature. Du jamais vu. Impossible de faire la différence entre un vrai et un faux, particulièrement pour une personne lambda.

C’est bien là tout le problème, ces imprimantes deviennent des cornes d’abondance pour des idées d’arnaques. Un exemple tout simple, nos clés. Elles ouvrent nos maisons, nos voitures et … sont extrêmement faciles à reproduire.

Pour preuve, un membre d’un groupe allemand (Sportsfreunde Der Sperrtechnik – Deutschland eV) a recréé la clé capable d’ouvrir les menottes de la police néerlandaise. Il ne s’est basé que sur une photographie d’un trousseau à même la ceinture d’un agent. La clé est tout à fait fonctionnelle et pire, disponible à l’achat sur Internet.

Actuellement, on trouve des imprimantes 3D pour 1300$, même si cela parait cher, c’est un investissement bien faible quand on constate le cheptel de possibilités douteuses et les sommes qu’elles rapportent.

Le site MacWorld qui relate de ces faits nous ferait presque frôler la paranoïa en exposant la fabrication de fausses armes grâce à ces procédés. De toute façon, la fin du monde est pour décembre alors ce n’est pas le moment de devenir parano.

[Macworld] via [Ubergizmo]

Source: gizmodo.fr

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