Japon: L’alimentation au secours des populations irradiées?

Bonne question! en souhaitant qu’ils n’aient pas attendu 7 mois pour mettre en pratique……….

Un bol de soupe miso. Martin Lee / Rex Features / SIPA

Vitamine C, pectine ou encore pâte de soja permettraient de réduire l’effet des radiations émises par la centrale de Fukushima sur la santé des Japonais…

Les assiettes des Japonais pourront-elles lutter contre les radiations de Fukushima? Si les aliments produits au Japon sont plutôt une source d’inquiétude, notamment la viande et le riz dans lesquels des niveaux élevés de contamination ont été détectés, les Japonais essayent néanmoins de trouver des solutions naturelles pour préserver leur santé. Le miso, la vitamine C ou la pectine sont conseillés pour lutter contre la contamination au césium ou à l’iode radioactifs. Le quotidien japonais Mainichi Shimbun a dressé une liste d’aliments à privilégier. 

Le miso, une pâte fermentée de soja utilisée notamment dans les soupes, aurait déjà démontré sa capacité à lutter contre les effets des radiations. Après le bombardement de Nagasaki en 1945, un médecin a traité ses patients irradiés avec un régime à base de boulettes de riz complet salé et d’une soupe miso aux algues et potimarron. «Au regard des connaissances scientifiques actuelles, il n’est pas bon pour l’organisme de consommer trop de sel. Cependant, les repas constitués majoritairement de céréales, de soja, de légumes et de fruits sont toujours bons pour la santé», confirme un médecin de la clinique Loma Linda de Fukushima, cité par le Mainichi Shimbun.

Des conseils alimentaires qui ne peuvent pas nuire

Certains croient également au pouvoir curatif de la vitamine C et de la pectine. Si les tests en laboratoire sur des souris ont montré que la vitamine C permettait d’augmenter le taux de survie des spermatozoïdes des rongeurs et limitait le déchirement de la muqueuse gastrique, rien ne prouve que ces résultats s’appliquent aux humains. Mais les médecins pensent qu’un complément de vitamine C dans l’alimentation ne peut pas nuire et peut aider à surmonter le stress et l’anxiété dus à la catastrophe que traversent les Japonais. La pectine, une fibre présente notamment dans les pommes,  aurait quant à elle la capacité de décontaminer l’organisme: des enfants ukrainiens dont l’alimentation avait été enrichie en pectine après l’accident de Tchernobyl ont vu leur taux de césium dans le corps diminuer.

Mais tous ces «remèdes» risquent de ne pas peser lourd par rapport aux méfaits à long terme des radiations et les conseils alimentaires peuvent s’appliquer à tout le monde: «Le problème posé par les radiations à faible dose, c’est le risque de cancer, explique Yoshiya Shimada, du National Institute of Radiological Sciences. Pour combattre ce risque, il suffit de faire attention au tabac, la suralimentation, les rayons ultraviolets et le manque d’exercice.»

A.C.

Source 20minutes/planète

 

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