Le ministère de l’Intérieur veut interdire les spectacles de Dieudonné

Cela devient n’importe quoi, le Maître Es-quenelles Dieudonné risque de gouter aux limites de la liberté d’expression imposées dans ce pays par le CRIF. Mais qui décide dans ce pays bon sang? Car pour ceux qui l’ignoreraient encore, la quenelle n’est pas un salut nazi, mais un geste antisioniste, et antisioniste ne signifie pas antisémite. D’ailleurs, pour rappel, nombre de personnes sont juives et antisionistes, seulement, la critique des dirigeants et de la politique d’Israël est interdite. Le pire, la criminalité augmente chaque jour, les FEMEN se permettent toutes les abominations en toute impunité, et la priorité c’est un comique et sa quenelle? Bienvenue en Hollandie…

Dieudonne-attaque-Manuel-Valls

Les services de Manuel Valls estiment que les représentations de l’humoriste contribuent, selon lui, à «accroître les risques de troubles à l’ordre public».

Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministère de l’Intérieur entend condamner les propos «racistes et antisémites de Dieudonné M’bala M’bala» tout en étudiant les voies juridiques permettant l’interdiction de ses «réunions publiques». Le communiqué cite les cas des journalistes Frédéric Haziza et Patrick Cohen, récemment pris pour cible par l’humoriste.

Le premier, journaliste à LCP et à Radio J – une station communautaire juive – avait eu maille à partir avec Dieudonné et l’essayiste Alain Soral, proche de ce dernier, suite à plusieurs déclarations relatives à la déontologie du journaliste. Une pétition, relayée par Alain Soral et Dieudonné, avait même été lancée contre le journaliste afin de demander son renvoi «pour son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations.» De son côté, Frédéric Haziza ne cachait pas sur son compte Twitter son antipathie à l’égard de ces derniers.

Le second, journaliste à France Inter, s’était attiré les foudres de l’humoriste suite à sa volonté de ne pas le recevoir à la radio. Plus récemment, un reportage diffusé en caméra cachée sur France 2 montrait Dieudonné s’en prendre au journaliste de France Inter, lors d’un spectacle à Paris. Il y déclarait, entre autres: «Tu vois, lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu’il ait le temps de faire sa valise». «Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage».

Des propos qui semblent avoir fait réagir le ministère de l’Intérieur qui parle dans son communiqué d’un Dieudonné s’attaquant «de façon évidente et insupportable à la mémoire des victimes de la Shoah», «comme l’ont démontré plusieurs émissions télévisées.» Toujours selon le ministère, les spectacles de Dieudonné «n’appartiennent plus à la dimension créative» mais contribuent «à chaque nouvelle représentation, à accroître les risques de troubles à l’ordre public».

«Jamais un spectacle» de Dieudonné «n’a été interdit»

L’avocat de Dieudonné a affirmé vendredi que «jamais un spectacle» de l’humoriste «n’a été interdit». «Chaque fois qu’un arrêté est pris, on le fait suspendre», a déclaré Me Jacques Verdier s’indignant d’un «acte de censure». «Réunion publique, moi, je ne sais pas de quoi il s’agit. Ce que je sais, c’est que Dieudonné fait des spectacles», a défendu son conseil. «C’est, de la part des autorités, un manque de respect absolu à l’égard de tous ces gens qui viennent voir Dieudonné pour l’applaudir», a-t-il dénoncé. «S’il y a un arrêté, le jour où Dieudonné va attaquer sa tournée, on le fera suspendre, comme on l’a déjà fait dans de nombreuses villes», a prévenu Me Verdier, évoquant une tournée commençant en janvier.

La question des troubles à l’ordre public est «un motif totalement fallacieux», a par ailleurs estimé l’avocat. «Cela impliquerait qu’il y aurait des risques de manifestations préalables ou postérieures à ce spectacle. Or, depuis des années que Dieudonné organise ses spectacles, il n’y a jamais eu le moindre incident», a-t-il assuré.

«Je ne vois pas pourquoi M. Valls (…) serait le guide de la conscience du spectateur, en quoi il serait celui qui oriente vers les bons spectacles par rapport à de mauvais spectacles», a ajouté l’avocat.

Le président du CRIF se réjouit de cette initiative

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait déjà pointé du doigt l’humoriste (et Alain Soral) dans plusieurs discours dont l’un à l’université d’été du Parti socialiste (voir ci-dessous). Des propos qu’il avait réitérés le 27 novembre lors d’un discours à la Maison de la Mutualité.

Source+vidéo: Le Figaro

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