NSA. Le président du parlement européen prêt à claquer la porte des négociations transatlantiques

Mais n’est-ce pas ce qui aurait dû être fait depuis le début? Le couple Flambysounours-Deutcherkel courbent l’échine alors que la NSA et donc les USA se sont permis d’espionner 35 dirigeants dont Merkel depuis 2002, le scandale est total mais passe avant tout l’arnaque transatlantique, le nouvel ordre mondial américain qu’ils veulent tous nous imposer. Quand on a des amis comme ces américains, on a pas vraiment besoin d’ennemis disait l’autre…

Réagissant à l’espionnage massif pratiqué par l’agence de sécurité états-unienne (NSA), Martin Schulz le président du parlement européen remet en question la poursuite des négociations avec les Etats-Unis sur l’ouverture d’une zone de libre échange transatlantique.

Alors que les révélations qui attestent de l’extraordinaire ampleur de ces intrusions systématiques dans la sphère politique, économique et privée de centaines de millions d’européens, ce sont les écoutes du téléphone portable de la chancelière qui ont fait déborder le vase pour ce dirigeant politique allemand. Chef de file du parti socialiste européen (PSE) il est aussi l’actuel président du parlement européen.
« Je pense bel et bien que nous devrions arrêter maintenant » ces négociations transatlantiques , a déclaré Schutz lors d’une réunion du PSE en marge du début du sommet européen de Bruxelles, jeudi où la question avait été brusquement remontée dans l’ordre du jour. Et d’ajouter : « Il existe des standards et des critères qui doivent être remplis. Sinon cela n’a aucun sens de continuer de continuer à se parler ».


Sigmar Gabriel, le Président du parti social démocrate allemand (SPD) avait été plus sévère encore quelques instants auparavant. « C’est pour moi impensable de conclure un accord de libre commerce avec les USA quand ce pays menace les droits et les libertés des citoyens, » a-t-il déclaré à la suite d’une rencontre jeudi à Berlin avec son homologue du parti socialiste français, Harlem Désir. Gabriel insistait sur le fait qu’une réponse de l’Europe claire et sans ambiguïté serait maintenant indispensable.

Le Premier secrétaire du PS français n’a curieusement pas pipé mot, lui, sur le sujet se contentant de célébrer la perspective de changement en Europe que constituerait l’émergence d’une … grande coalition (CDU/SPD) en Allemagne.
Mercredi une majorité d’eurodéputés s’étaient déjà prononcé en réaction à l’espionnage des Etats-Unis pour une résolution demandant à la commission de suspendre l’accord dit Swift de transmissions de données bancaires (TFTP) aux Etats-Unis, pratiqué sous couvert de lutte anti-terroriste.

Jeudi soir lors du sommet européen, si Angela Merkel et François Hollande ont adressé en préliminaire quelques rodomontades à leur homologue de Washington, c’est pour mieux capituler quelques instants plus tard en annonçant des mesures sans portée sérieuse à l’égard du « partenaire » états-unien. Ils sont convenus de « concertations régulières » entre Paris et Berlin sur la question de l’espionnage des télécoms et de l’internet et veulent mettre en place un «code de bonne conduite» dont ils promettent que la rédaction serait terminée d’ici décembre.

Dans les coulisses de la Maison Blanche la menace a d’évidence été plus propice à déclencher l’hilarité qu’à  provoquer des sueurs froides. Car si rien de concret n’a été décidé la proposition du parlement européen sur la transmission des données bancaires est, elle, recalée et une éventuelle suspension des négociations sur la mise en place d’un grand marché transatlantique n’est même pas évoquée. « Nein » a répondu Angela Merkel, interrogée directement sur le sujet par des confrères allemands jeudi dans la nuit.
Il n’empêche, les réactions des opinions publiques peuvent rendre intenable les choix de dirigeants européens, et singulièrement ceux de Paris et Berlin, en faveur d’une posture aussi peu crédible qu’elle est  humiliante. Comme le prouvent, à leur manière, les revendications exprimées par Martin Schulz, le Président du parlement européen et par d’autres. La conclusion d’un accord de libre échange, poison pour l’emploi et l’activité sur le vieux continent, dynamite pour l’indispensable coopération européenne, peut être mise en échec.

Source: humanite.fr

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