Dans l’attente des Jeux olympiques, le gouvernement japonais fait « comme si de rien n’était à Fukushima »..

On met tout sous le tapis et, on fait comme si tout était normal sauf que, rien ne sera plus comme avant. Le gouvernement japonais, expose sa population aux conséquences du désastre de la centrale de Fukushima en faisant disparaître tout ce qui peut le rappeler. La population est même invitée à retourner sur les lieux contaminés. Les jeux olympiques auront lieu à l’été 2020 avec des épreuves prévues Fukushima.

Ce n’est pas en cassant le thermomètre que la fièvre va baisser. Avec les jeux olympiques, tout sera « aseptisé ». En 2017 un article alertait  » La Commission européenne veut assouplir l’importation de certains aliments venant du Japon. Les députés votent contre. Les Etats se prononceront en octobre ». Et pour ceux qui sont intéressés, lisez le rapport de l’OMC sur les normes alimentaires Codex Amimentarius.

Quant aux japonais, à quoi sont-t-ils exposés au niveau nourriture ? Pour l’environnement, il est indéniable que la région de Fukushima, ne permet pas aux habitants de retourner y vivre (même si certains l’ont fait), et le gouvernement les incite à le faire, fatalisme ou inconscience? Comment cultiver sur un sol « mort » dont la couche arable contaminée a été enlevée? Un procédé breveté par le CEA, Orano et Veolia a été retenu pour décontaminer cette terre. « La terre obtenue a un niveau de radioactivité conforme au seuil de 8 kBq/kg fixé par la réglementation japonaise en vue d’une possible revalorisation« . ( La norme internationale fixe l’acceptabilité à 0,13microsievert/h (1msv/an) pour les citoyens) Des tonnes de terre contaminées, ont été disséminées un peu partout sur le territoire. Est ce grâce au procédé des « experts français? ».

La place pour l’eau contaminée stockée dans des réservoirs manque, sachant qu’il y en a 1.12 millions de mètres cubes, et où cette eau va-t-elle être éliminée ? L’injecter dans les couches profondes de la terre, ou la rejeter dans l’Océan. Que sont devenus nos « experts » d’Aréva qui avaient été désignés en 2011, pour la décontamination de cette eau ? Lire l’article de 2019 : Fukushima : huit ans après, le coût astronomique de la décontamination de l’eau. En 2014 un équipement développé avec le groupe japonais Toshiba est pourtant présenté comme un rouage-clé pour résoudre le problème d’eau contaminée, mais les « problèmes divers » rencontrés on fait que « la décontamination de l’eau a été entièrement stoppée« . Alors! Jeux olympiques, retour « à la maison » pour les évacués, construction d’écoles en zone de retour. Que vont devenir ces pauvres japonais? Partagez ! Volti

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Auteur Cécile Asanuma-Brice via BastaMag

Le prochains JO se dérouleront au Japon à l’été 2020. La région de Fukushima accueillera même quelques épreuves. La chercheuse Cécile Asanuma-Brice est retournée sur la zone interdite qui ne l’est désormais plus. Toutes les traces visibles du désastre ont disparu : les compteurs mesurant le taux de radioactivité ont été retirés, malgré la poursuite de la contamination détectée jusqu’en Alaska ; les villes sont successivement rouvertes à l’habitat ; les déchets de terre contaminée et stockés dans des sacs plastique sont éparpillés sur le territoire… « Je suis revenu parce que je veux mourir chez moi, mais j’ai demandé à mes enfants de ne jamais revenir ici », témoigne un habitant. Récit d’une zone encore fantôme.

Dans la gare de Fukushima, on décompte les jours. Deux écrans noirs dans un cube blanc sur lesquels sont affichés les jours restants avant le commencement des Jeux olympiques sont comme deux orbites béants d’un crâne vide. L’enthousiasme sportif laisse place à la colère ravivée des habitants à la face desquels on impose l’oubli. Pourtant, l’une des plus grandes catastrophes nucléaires mondiales est toujours bien présente.

La volonté des autorités d’un retour à la normal s’affronte à la réalité omnipotente

Les chiffres du temps tentent de remplacer ceux de la mesure de la radioactivité. Le taux de radioactivité ambiant ne s’affiche plus sur les compteurs installés en ville, d’autres ont été retirés. Toutes les traces visibles du désastre, pourtant présent, sont anéanties une à une. Les villes de l’ancienne zone d’évacuation autour de la centrale sont successivement rouvertes à l’habitat. L’école primaire d’Ukedô, sur la côte du village de Namie, à quelques kilomètres de la centrale, sera bientôt l’ultime symbole d’un désastre que l’on tente d’enfouir dans les mémoires du passé. …/…

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Source ICI via Bastamag

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