Chroniques de la MERDE. Neuvième partie : Les inégalités sociales

Les inégalités sociales

Comme la pollution, le chômage de masse ou la criminalité, et contrairement à ce que peuvent affirmer les socio-traitres fonctionnaires acariâtres ou réactionnaires de tout poil, les inégalités sociales sont une conséquence directe et immédiate du progrès à l’oeuvre à tous les niveaux de la société. Elles se traduisent concrètement par l’élévation constante et exponentielle du niveau de vie d’une partie de la population, et par la dégradation constante et exponentielle du niveau de vie d’une autre partie de la population, cela en fonction du niveau de progrès à l’oeuvre dans la société. Comme chez nous tout augmente sans cesse de par la stricte application des principes du Bouffisme, l’élévation du niveau de vie de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente est proportionnellement supérieure à la diminution du niveau de vie de la catégorie de la population dont le niveau de vie diminue, ce qui constitue précisément la caractéristique la plus visible et la plus essentielle du progrès social, contrairement à chez Eux où rien n’augmente puisque tout diminue.
La part de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente (en gros les riches) étant extrêmement réduite relativement à la population totale, l’augmentation du niveau de vie de cette catégorie est par conséquent proportionnellement beaucoup plus importante que la baisse du niveau de vie du reste de la population, sans cela on ne pourrait effectivement pas parler de progrès social.
Ainsi, contrairement à une idée reçue importée chez nous de chez Eux par les socio-traitres et réactionnaires de tout poil, la pauvreté n’est absolument pas préjudiciable au progrès, de même que son augmentation. Au contraire, l’augmentation de la pauvreté dans une société connaissant par ailleurs le progrès est le signe incontestable d’une augmentation proportionnellement bien supérieure de la richesse. Cette dernière touche simplement une catégorie de la population différente.


Le fait que richesse et pauvreté et leurs augmentations respectives concernent des catégories de la population différentes peut cependant donner l’illusion d’un appauvrissement de la population en général, voir des conditions de vie, de par la proportion extrêmement importante de la catégorie de la population dont les revenus diminuent (les pauvres) relativement à la population totale.

C’est méconnaitre les principes de base du Bouffisme et faire le jeu de ses ennemis, qui tentent de porter la confusion dans l’esprit de nos concitoyens en pratiquant l’amalgame et la désinformation. En effet, comme tout le monde l’a très bien compris chez nous depuis longtemps (cela fait quand même des siècles que nous pratiquons le Bouffisme !) les pauvres et les riches appartiennent nécessairement à des catégories différentes de la population, sans quoi ils ne pourraient précisément pas constituer de catégories distinctes ni prétendre à de telles appellations (chez Eux par exemple les pauvres constituent l’unique catégorie et par la même n’existent pas en tant que catégorie de la population…).

Concrètement, on peut tirer certaines lois générales qui caractérisent le progrès social à l’oeuvre dans notre société :
1- plus la catégorie de la population dont les revenus diminuent augmente, plus la catégorie de la population dont les revenus augmentent diminue. Ainsi le progrès social se caractérise chez nous par une grand nombre de pauvres et une petit nombre de riches.
2- plus le progrès social est important, plus les inégalités s’accentuent. Ainsi, chez les champions du monde états-uniens, la part de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente est extrêmement faible relativement à la population totale, de l’ordre de quelques pour cents, et pourtant cette catégorie de la population détient près de 90% des richesses. C’est dire tout le chemin qui nous reste à parcourir afin de rattraper notre retard. (Le Nain a d’ailleurs commandé toute une série de rapports et engagé tout un tas de réformes dans le but précisément de réformer en profondeur la masse des acquis et autres conservatismes historiques qui de par leur poids excessif et leur inertie freinent l’élan du progrès social impulsé par les élites.)
3- plus la catégorie de la population dont les revenus augmentent est réduite, (plus le progrès social est important,cf 2), plus l’augmentation des revenus de cette catégorie de la population est importante.
Ces principes généraux sont habituellement énoncés ainsi par nos concitoyens (preuve que nous sommes lucides sur nous même et parfaitement conscients du progrès social à l’oeuvre dans notre société contrairement à ce qu’affirment les socio-traitres de tout poil) : chez nous les riches sont de plus en plus riches et de moins en moins nombreux tandis que les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Ce qui constitue le signe incontestable d’une société engagée sur la voie du Bouffisme le plus audacieux.
Pour conclure et afin de clore le bec de tous les sceptiques et conservateurs de tout poil (qui passent leur temps à salir les idéaux immaculés du Bouffisme) une fois pour toute, on peut finalement résumer les choses ainsi : chez nous les inégalités sociales sont en constante augmentation, ce qui constitue précisément la preuve du progrès social à l’oeuvre à tous les niveaux de la société, contrairement à chez Eux ou il n’y a pas de progrès social et donc pas d’inégalités.

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