Pourquoi les sites Web français affichent un avertissement sur les cookies?…

C’est nouveau? pas les cookies mais l’avertissement, en voici quelques explications ……..

Capture d’une vidéo de la Cnil sur les cookies informatiques. CNIL

 

Il s’agit d’une directive récente, mais rien n’a changé sur les règles d’utilisation de ces fichiers mouchards…

Vous avez sans doute vu ce message en visitant le site de 20 Minutes. «En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.» Explication.

Pourquoi ce message?

Il s’agit d’une recommandation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. La Cnil suit une directive européenne de 2011, stipulant qu’un site doit obtenir le consentement des internautes pour utiliser des cookies à des fins publicitaires.

Pourquoi seulement aujourd’hui?

Depuis un peu plus d’un an, la Cnil était en concertation avec les professionnels concernés comme l’Union des annonceurs (UDA), le Geste (éditeurs de médias en ligne), ou la Fédération de e-commerce (Fevad). La recommandation n’a été finalisée qu’en décembre et commence à s’appliquer cette semaine. La France a du retard sur le Royaume-Uni, qui s’était exécuté en 2012.

C’est quoi un cookie, déjà?

Un petit fichier texte créé par un serveur (le site Internet visité) et stocké chez le client (le PC de l’internaute). 

Il permet, pendant une durée de vie qui varie, de reconnaître la machine qui se connecte via plusieurs paramètres (numéro identifiant, type de navigateur, région, durée de connexion etc). Certains cookies sont utiles, comme ceux pour stocker les logins, les mots de passe ou un panier d’achat. D’autres sont utilisés par les annonceurs comme Google pour suivre à la trace les sites fréquentés afin de proposer de la publicité ciblée. Selon le principe du «remarketing», si vous allez sur la page d’un voyagiste en cherchant une destination au soleil, il peut, des semaines plus tard, afficher une promotion pour la Jamaïque, y compris sur le site d’un partenaire.

Les explications en vidéo de la Cnil

Et si je ne veux pas me faire fliquer?

Les navigateurs peuvent se configurer pour refuser le stockage de cookies ou limiter leur durée. Le surf peut parfois s’en trouvé perturbé. La Cnil propose également le logiciel Cookieviz pour gérer tous les accès. Mozilla avait annoncé qu’il bloquerait les cookies de «partis-tiers» (ceux de partenaires récoltés sur un autre site) avant de changer d’avis.

Pourquoi Google et d’autres sont dans le collimateur des autorités?

Car ils traînent des pieds pour être transparents sur l’utilisation des cookies et la durée de leur conservation. Selon la Cnil, le bouton «like» de Facebook ou «+1» de Google, leur permettent notamment de savoir qu’un internaute s’est rendu sur une page, même s’il n’a pas cliqué nulle part.

Et les alternatives?

Elles existent, par identification via adresse IP, notamment mais il n’y a pour l’instant aucun standard. Selon le New York Times, Google planche sur un système d’identifiant anonyme rattaché au navigateur Chrome. De nombreux critiques estiment toutefois que cela donnerait encore davantage de pouvoir à l’entreprise sur le monde de la publicité en ligne.

Un article de P.B.pour 20Minutes/Web