« Où sont passés les 1 000 milliards prêtés par la BCE aux banques ?… »

Capture2Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Le 14 janvier dernier, dans l’édito du Contrarien, je m’interrogeais sur où était passé notre pognon ! Aujourd’hui, nous progressons parce que c’est le magazine L’Expansion qui se pose la question puisque cette fois la Commission européenne de Bruxelles s’apprêterait à demander « aux banques européennes ce qu’elles ont fait des 1 000 milliards d’euros prêtés récemment par la BCE. L’heure des comptes a enfin sonné »…

On va donner des sous aux banques pour relancer l’économie !

Voilà ce que dit L’Expansion un brin naïf tout de même, on voit que les élections européennes approchent à grands pas !
« L’heure des comptes a enfin sonné : la Commission européenne s’apprête à demander aux banques ce qu’elles ont fait des 1 000 milliards d’euros libérés par la BCE en décembre et février, à l’occasion des deux opérations de refinancement à trois ans. Ces dernières, qui avaient pour but de relancer l’économie et d’inciter les banques à continuer à financer les États en achetant de la dette, n’ont visiblement pas eu l’effet escompté. »

Évidemment que cela ne pouvait pas avoir l’effet escompté et la raison est assez facile à comprendre. Lorsque la BCE met en place ce plan d’aide aux banques pour 1 000 milliards d’euros, personne ne croit un seul instant que ce sera pour « financer » l’économie. L’objectif unique était de sauver les banques d’une déroute financière totale sur fond de bilans monumentaux (« too big to fail » cela veut surtout d’abord dire trop gros !) et évidemment de permettre, dans un marché de dupe

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Tom Sawyer devrait prendre ses cachets ! La société du conformisme ne supporte plus la différence

Je relaie aujourd’hui un excellent papier de Charles Sannat, en grande forme ce matin. Notre société de « fabrication du consentement » et de lobotomisation de masse des citoyens par les médias et les écrans, conduit aujourd’hui à la psychiatrisation des opposants, et plus généralement de tous ceux qui refusent de rentrer dans le rang ou qui font tout simplement preuve d’esprit critique. Ainsi, avez-vous entendu parlé du « Trouble oppositionnel avec provocation » qui figure dans le DSM 5 ? Si vous lisez ces lignes et fréquentez ce site, vous êtes probablement concerné…

Comme vous le savez, je pointe régulièrement du doigt les changements sémantiques qui façonnent notre communication et bien évidemment servent à fabriquer le consentement, comme l’a si brillamment démontré un grand monsieur qu’est Noam Chomsky (lire son ouvrage La fabrication du consentement). Le plan de licenciement devient le plan de sauvegarde de l’emploi alors que l’on ne sauvegarde rien du tout puisque les emplois sont supprimés… mais finalement cela passe progressivement dans le langage. On ne parle plus de décroissance ou de récession mais de « croissance négative ». À chaque fois que le chômage monte, on vous explique que la courbe s’inverse. Lorsque l’économie va mal ? Le retournement est visible, le président le voit ! Enfin, en Ukraine, nous avons aidé d’horribles antisémites, fascistes, tendance nazis tout court et pas même vaguement « néo-nazis » à prendre le pouvoir mais ils sont pour l’occasion de gentils démocrates et Poutine un grand méchant vilain tout plein etc., etc., nous pourrions multiplier à l’infini les exemples de perte de sens des mots que nous utilisons, ou que l’on nous force à utiliser, nous pourrions multiplier les exemples de manipulations plus ou moins grossières dont nous sommes les victimes consentantes (ce qui veut dire que nous avons aussi notre propre part de responsabilité).

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Le contrarien sur la réforme des auto-entrepreneurs

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Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Je dois vous avouer que les incohérences de notre gouvernement me laissent assez pantois. Impossible d’ignorer la grande campagne médiatique en cours sur le coût du SMIC (effectivement élevé dans un monde de rude concurrence mondiale où l’emporte le moins disant), SMIC qu’ils sont de plus en plus nombreux, y compris chez les socialistes, à vouloir supprimer afin évidemment de renforcer la compétitivité française.

Pourquoi pas, cela peut éventuellement se discuter. Mais si nous le discutons, le problème n’est pas tant de baisser le SMIC et donc les revenus des gens qu’à ce moment-là de réguler en face le coût de la vie. Impossible de baisser le SMIC aujourd’hui par exemple avec les prix de l’immobilier actuels, qu’il s’agisse d’un achat ou d’une location.

Alors disons-le, d’un côté on souhaite réduire les charges et améliorer la flexibilité et de l’autre côté on rend de plus en plus compliqué et de moins en moins intéressant le système des auto-entrepreneurs qui, je le dis et le répète, était une avancée extraordinaire dans le domaine de la création d’entreprise.

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Au lieu que la pub vous coupe, certains coupent la pub !!..

Même si vous êtres contre l’utilisation du temps de cerveaux disponibles par les publicitaires, qui veulent faire de nous d’excellents con-sommateurs, gardez à l’esprit que ce qui suit est interdit et sanctionné par la loi.

Tiens, à propos de résistance à la marchandisation de l’homme, il y a évidemment ceux qui luttent contre l’omniprésence de la publicité et des messages marketing. Voici une superbe vidéo qui montre une méthode très artistique pour couper la pub dans les rues. À ce niveau, et le résultat étant presque esthétique… eh bien c’en est presque beau. Lire la suite

Comment Bruxelles triche sur les comptes de la Grèce

A un mois des élections européennes, les citoyens de l’union, de plus en plus sceptiques face à la machine à détruire les peuples et les économies que représente maintenant l’UE, ont besoin de  nouvelles optimistes pour venir contre balancer la litanie des désastres sociaux et économiques causés par les politiques d’austérité, comme  par exemple le taux de chômage des jeunes Grecs ou Espagnols supérieur à 50%, ou la fameuse « inversion de la courbe du chômage » en France qui décidément, refuse de s’inverser, malgré l’avalanche de cadeaux fiscaux au patronat et les efforts de la presstitute et des éditorialistes pour parler de « stabilisation » comme ici ou …  Il semblerait d’ailleurs que le journal de Serge Dassault y mette de la mauvaise volonté depuis que son patron a été mis en examen… Et oui ma bonne dame, si on ne peut plus acheter les votes c’est à vous dégoûter de faire de la politique, et il n’y a donc plus de raison de demander aux journalistes de faire des efforts pour participer à leur manière à la réalisation des promesses de campagne

Face à la crise de foi eurosceptique montée du pessimisme, les autorités Bruxelloises ont donc décrété qu’il était temps que les choses s’arrangent, et ont décidé de faire un miracle exemple avec la Grèce, de loin le cas le plus désespéré. Et c’est ainsi que de par la sainte magie d’eurostat et de la comptabilité publique, les autorités ont sorti le chiffre magique qui montre que la Grèce est tirée d’affaire : 1.5 milliards d’excédent budgétaire !

Le seul problème, comme le souligne Charles Sannat dans son éditorial de ce matin, c’est que la magie n’existe pas, et que derrière chaque tour de passe-passe il y a un trucage. Les chiffres miraculeux de la Grèce sensés ramener dans le droit chemin les brebis électorales égarées sur la pente de l’extrémisme, ont en réalité été bidonnés par eurostat. La Grèce est ainsi passée de 15.8 milliards de déficit primaire à 1.5 milliards d’excédents, de par la sainte magie d’une nouvelle méthode de calcul budgétaire qui permet notamment « d’ôter du calcul plusieurs éléments. D’abord, les dépenses d’aide aux banques grecques ». Garcimore n’aurait pas fait mieux…

Depuis quelques semaines, sans doute parce que les élections européennes approchent à grands pas, il est de bon ton d’acclamer le retour du beau temps après la pluie dans des pays comme l’Espagne (qui va beaucoup mieux et qui n’est plus en récession), comme le Portugal (qui croule sous l’argent et la richesse) ou encore évidemment comme la Grèce qui n’a jamais été aussi en forme. La preuve d’ailleurs, la Grèce est même retournée se financer toute seule comme une grande sur les marchés financiers ! Elle a réussi à lever 3 fois plus de fonds que prévu, quel succès tout de même !! Mais ce n’est pas tout. Elle va tellement mieux que bien la Grèce qu’en plus, des « zinvestisseurs » suffisamment fadas ou crétins (à vous de choisir) ont même prêté massivement à un taux largement inférieur à 5 % à ce pays surendetté à plus de 178 % du PIB…

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Alstom racheté par Général-Electric?…

Une énième occasion de parler d’argent…

Img/LeContrarien

Ca aurait un « sens » d’après le commissaire européen aux marchés intérieurs et aux services, Michel Barnier. Évidemment personne n’est au courant, qu’un de nos derniers fleurons risque de se retrouver dans les mains des américains, pas plus Bouygues le principal actionnaire, qu’Alstom le principal intéressé nous dit 20Minutes .

L’état américains, quand il s’agit qu’une de leurs entreprises passe sous contrôle étranger, exige que les secteurs « délicats » restent sous contrôle américain, ai je appris ce matin en écoutantFrance-Inter. Quelle va être la position des décideurs français? (Pour autant qu’ils décident encore de quelque chose.) Un autre bijou de famille en moins, si ça se concrétise..Il ne nous resterait que le TGV de bleu/blanc/rouge…. Quelqu’un sait ce qu’il nous reste, à par la tour Eiffel ?. Lire la suite

« Comment résister à la crise ? Choisir son emploi, sa localisation et devenir résilient ?… »

Bien beau de parler des problèmes, mais si on ne parle pas des solutions, alors tout le travail fournit ici et ailleurs ne sert à rien, car lorsque le jour de l’effondrement arrivera, nous serons informés, et ensuite? L’information n’a une utilité que limitée au final, s’il n’y a pas une préparation dans le même temps. Et c’est ici un excellent article du Contrarien (comme à son habitude) que nous relayons, histoire de toujours donner quelques pistes supplémentaires à suivre…

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

On me demande souvent comment se préparer à l’effondrement économique qui risque désormais de survenir à tout moment. En premier lieu, il est important de se préparer avant tout à une situation économique durablement épouvantable avec une longue et plus ou moins lente déliquescence de nos sociétés plus qu’à un effondrement brutal et rapide de l’ensemble du système et de ses institutions. Non pas que celui-ci soit impossible, un accident boursier ou financier est si vite arrivé que cela n’est évidemment pas à exclure loin de là, mais ce n’est ni le scénario en cours ni le scénario le plus probable. Ce qui est en cours, actuellement, sous vos yeux, partout dans le monde aussi bien en Amérique du Nord, qu’au Japon en passant par l’Europe, c’est-à-dire dans l’ensemble des pays dits « développés », c’est une raréfaction massive de l’emploi et donc une crise lancinante qui exclut progressivement de plus en plus d’hommes et de femmes du travail et donc de la redistribution des richesses. Chaque année, des millions de nouveaux pauvres arrivent. Pourtant, tant que vous ne perdez pas votre emploi, finalement la crise reste relativement invisible. Le chômage et la décroissance forcée sont vécus comme des drames personnels (et ce sentiment est évidemment savamment entretenu par nos autorités) alors qu’il s’agit d’un mouvement d’ampleur, mondial, et qui en réalité matérialise un changement total de paradigme économique actuellement en cours.

Lors de mon dernier édito, j’ai eu l’outrecuidance d’évoquer le fait qu’il n’y avait plus de sous pour payer le social dont font partie les fonctionnaires dans la mesure où ils bénéficient de la dépense publique. Que n’ai-je pas reçu comme mails courroucés de nombreux camarades faisant partie de la fonction publique. Encore une fois, il ne s’agit pas de dire qu’ils méritent ou qu’ils ne méritent pas ! Tel n’est pas le sujet. À tous ceux qui croient qu’il y a plein de pognon et qu’il suffit de taxer les riches… je le leur dis en toute gentillesse et bienveillance qu’ils ont tort.

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« En tant que fonctionnaire, j’ai décidé de geler mon point d’implication jusqu’en 2017 !… »

Charles Sannat nous propose un article au vitriol, sur les déclarations du 1er ministre Valls………

Img/Le contrarien

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

« En tant que fonctionnaire, j’ai décidé de geler mon point d’implication jusqu’en 2017… » Je crois que c’est le commentaire le plus crétin que j’ai pu entendre depuis hier où notre Premier ministre Manuel Valls a annoncé son plan de 50 milliards d’euros d’économie.

Crétin car cela ne fonctionne pas comme ça, le monde ne fonctionne pas comme ça, et être fonctionnaire c’est d’abord choisir le service de l’État et du public. Être fonctionnaire n’ouvre pas un droit inaliénable à ce que tous les autres paient toutes vos augmentations jusqu’à la fin des temps !!

Faire son travail ce n’est pas le faire sous réserve d’être augmenté à la fin de l’année. On fait son travail parce que l’on doit faire son travail. Je rappelle à nos amis fonctionnaires qu’ils perçoivent déjà (ou encore) un salaire pour faire leur boulot ! C’est là encore du simple bon sens et derrière la boutade de ce fonctionnaire se cache un esprit mesquin. Il ne faut pas être mesquin et la dignité est quelque chose d’important… même sans augmentation. Je suis d’ailleurs persuadé que l’écrasante majorité de nos fonctionnaires en ont parfaitement conscience et qu’ils savent qu’eux aussi devront consentir comme tous les autres des efforts. Lire la suite

Plan d’économies : Manuel Valls fâche à peu près tout le monde

Ben voilà de quoi confirmer l’analyse de Charles Sannat proposée hier sur le blog: les mesures impopulaires sont là, et la mauvaise nouvelle, c’est que cela ne serait qu’un simple début, mais nous nous en doutions non?

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Image d’illustration, source: lesfakesdegrats.com

Une semaine après son discours de politique générale, le nouveau premier ministre a livré quelques détails sur son plan de 50 milliards d’euros d’économies, et a réussi l’exploit de mettre toute la classe politique d’accord… contre lui.

Ni la droite, qui appelle à « des réformes structurelles », ni le centre, pour qui « Manuel Valls n’a fait que rejouer son discours de politique générale, avec l’austérité en plus », ni l’extrême droite qui parle de « violence sociale », ni l’extrême gauche, encore plus pessimiste : « Ça va saigner à tous les étages ». Surtout, l’aile gauche du PS s’est dite « atterrée » par des mesures « défavorables avec les plus modestes ».

Si bien qu’à l’Assemblée nationale, le chef de file des députés socialistes, Bruno Leroux, a dû bousculer l’agenda des traditionnelles questions au gouvernement pour défendre le plan présenté par Manuel Valls, selon lui « pleinement conforme aux valeurs de la gauche ». Son intervention n’était pas prévue, et les applaudissements à gauche peu fournis.

A la sortie du conseil des ministres, le premier ministre, qui sera l’invité du journal télévisé de France 2 mercredi soir, a confirmé l’engagement du gouvernement d’économiser 50 milliards d’euros d’ici à 2017. Lire la suite

Pour sauver les banques, supprimons l’éducation nationale !

Je relaie l’excellent article de Charles Sannat sur le massacre social actuellement à l’oeuvre en Europe, massacre dicté à nos politiques par la finance internationale via les idéologues à la manoeuvre à Bruxelles et au FMI. La baisse des budgets et des exigences scolaires doit ainsi se lire comme une avancée supplémentaire vers la fabrique de l’homme crétin moderne, incapable de se dépêtrer de la propagande et de la publicité qui l’asservissent.

Dans la passivité la plus totale de l’ensemble des corps constitués, comme si un immense consensus traversait l’ensemble des sociétés européennes de bas en haut de l’échelle sociale, nous assistons à un véritable massacre social organisé.

N’imaginez pas que je sois favorable à la gabegie financière actuelle et c’est en particulier le cas en France avec une accumulation assez hallucinante d’aides de toutes sortes provoquant un esprit d’assistanat massif. N’imaginez pas que je soutienne des idées « communisantes ». Mais soyons honnêtes, quel est l’intérêt d’une nation, la justification d’un État si ce n’est de protéger ses citoyens et ses ressortissants ? Toute politique y compris économique doit donc être mise au service du peuple et non l’inverse.

Ce véritable massacre social n’est pas uniquement économique et c’est sans doute ce qu’il y a de plus grave et de plus inquiétant. Lire la suite

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