Industrie chimique, sociétés de biotechnologies et géants du trading contrôlent la chaîne alimentaire mondiale

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Des champs aux hypermarchés, en passant par l’élevage, quelques géants de l’agrobusiness se partagent le marché alimentaire mondial. Les semences sont la propriété de quelques grands groupes de l’industrie chimique. Une poignée d’entreprises de biotechnologies conçoivent la grande majorité des volailles et poissons d’élevage. D’autres, parfois les mêmes, maîtrisent le commerce international de céréales… Une concentration sans précédent. En cas de faillite, les filières alimentaires risquent-elles de s’effondrer comme les marchés financiers ?

Certes, vous êtes libres d’acheter le produit que vous souhaitez, généralement dans un supermarché. Mais savez-vous vraiment qui élabore vos menus ? Que le poulet en train de rôtir a toutes les chances d’avoir été conçu par le groupe franco-néerlandais Hendrix Genetics ou la firme allemande EW Gruppe ? Que le pain qui servira à accompagner le fromage a été pétri avec de la farine appartenant très probablement à l’une des dix firmes qui contrôlent le marché des céréales ? Et que le blé a été négocié par le groupe français Louis Dreyfus ou l’états-unien Cargill ?

Commençons par les semences, source de toute agriculture, qu’elle soit destinée à l’alimentation humaine ou animale. 75 % du marché mondial de semences est contrôlé par seulement… dix multinationales ! Leurs noms ? Monsanto (États-Unis, 26 % du marché mondial), DuPont (États-Unis, 18 %), Syngenta (Suisse, 9 %), Limagrain (France, 5 %), suivis d’une poignée d’autres firmes allemandes, états-uniennes ou japonaises.

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Argentine : une enquête révèle la dangerosité des produits de Monsanto sur la population

« L’agriculteur Fabian Tomasi n’a jamais été formé pour utiliser des protections lorsqu’il maniait des pesticides. Aujourd’hui, à l’âge de 47 ans, c’est un squelette vivant. » C’est ainsi que débute l’enquête de l’agence américaine Associated Press (en anglais ici) sur l’utilisation intensive de produits agrochimiques en Argentine. Diffusé le 20 octobre, le reportage pointe le manque de régulation dans l’usage des pesticides associés au OGM, en particulier le Roundup de Monsanto, et ses potentielles conséquences sanitaires sur les habitants des campagnes argentines, régulièrement « douchés » par ces pesticides sur leur lieu d’habitation, à l’école et au travail, les agriculteurs et leur famille étant également les premières victimes…

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« L’Argentine est aujourd’hui le troisième producteur mondial de soja. Une situation rendue possible par les graines transgéniques fournies depuis 1996 par le géant américain de l’agrochimie Monsanto » rapporte le Nouvel Obs. Mais l’usage de ces produits chimiques sort parfois du « cadre légal », affirme Associated Press et une explosion de l’usage des pesticides depuis l’arrivée des OGM.

Selon Ap « progressivement, les mauvaises herbes et les insectes ravageurs sont devenus résistants, alors les agriculteurs ont augmenté les doses, multipliant par neuf la quantité de pesticides répandue dans les champs argentins, passant de 34 millions de litres en 1990 à plus de 312 millions de litres aujourd’hui. Dans l’ensemble, les agriculteurs argentins appliquent environ 4,3 kilos de concentré agrochimique par acre, soit plus de deux fois ce que les agriculteurs américains utilisent, selon une analyse des données gouvernementales et industrielles sur les pesticides. » Par ailleurs, « le glyphosate, élément-clé de l’herbicide Roundup de Monsanto, est utilisé à surface équivalente jusqu’à dix fois plus en Argentine que sur le sol américain » ajoute les enquêteurs. Lire la suite

Assassinat des deux journalistes français : des témoins avancent la thèse d’une « bavure militaire »

C’est l’un des plus grands quotidiens algérien qui soulève cette question et cela risque de faire couler beaucoup d’encre…

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, reporters assassinés à Kidal, au Mali© RFI
Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Des témoins oculaires locaux affirment que les deux journalistes avaient été embarqués par trois hommes armés, enturbannés, à bord d’un 4×4 beige sans immatriculation.

Nouvelles révélations sur la mort des deux journalistes français de Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, samedi à Kidal, dans le nord du Mali. Joints par téléphone, des témoins oculaires font état des circonstances dans lesquelles les deux journalistes ont été tués en revenant sur des détails assez surprenants. Ils ont tenté d’avoir des entretiens avec de nombreux notables, notamment l’amenokal de Kidal, mais en vain. Ils ont pris attache avec Ambéry Ag Rissa, un notable de la tribu des Imgad, qui habite en plein centre-ville. Lorsqu’ils sont sortis de chez lui, leur voiture était garée juste derrière celle d’Ambéry.

Les deux assaillants, dont le visage était couvert d’un chèche, ne voulaient pas entrer à l’intérieur de la maison d’Ambéry. Ils attendaient que les journalistes en sortent pour les embarquer à bord d’un 4×4 de couleur beige, sans plaque d’immatriculation, conduit par un troisième homme qui avait mis le moteur en marche. Un autre véhicule similaire, avec à son bord deux hommes enturbannés surveillaient de loin la scène. A peine sont-ils montés dans le 4×4 (qu’ils avaient loué auprès du maire de Tessalit), que deux hommes, le visage masqué d’un turban, leur ont intimé l’ordre de ressortir. Mon fils était à quelques mètres seulement. L’unité de l’armée française n’était pas loin. Elle a été informée au moment où les ravisseurs embarquaient les deux journalistes, révèle notre source. Et de préciser : « L’action était très rapide. Il était 13h35, lorsque les deux véhicules avaient pris la direction de l’est de Kidal, en empruntant la route de Tin Inssako. ».

Sous le couvert de l’anonymat, de peur de représailles, notre interlocuteur précise que cette route mène au Niger, « lieu où se rencontrent souvent contrebandiers et terroristes ». La même source affirme avoir obtenu des informations «fiables» qui permettent de reconstituer les circonstances de la mort des deux journalistes. Lire la suite

Tricastin Areva : fuite de 30kg d’oxyde d’uranium radioactifs après la rupture de confinement d’une tuyauterie aérienne

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Et ça continue ! EDF et Areva rivalisent de semaine en semaine pour décrocher la timbale du meilleur initiateur d’une catastrophe nucléaire. Ce jeudi 31 octobre dans la matinée, alors que des fuites radioactives se poursuivent dans la centrale nucléaire d’EDF, c’est une nouvelle rupture de confinement de tuyauterie qui entraîne la dispersion de près de 30 kilos d’oxyde d’uranium dans une installation de Areva NC. L’exploitation de l’atelier est suspendue, la zone est contaminée et des salariés ont été conduit vers le contrôle radiologique pour des examens médicaux.

Alors que toute la presse unanime* vient de reprendre d’une seule voix les propos mensongers de la direction d’Areva, le nouvel incident nucléaire qui vient de se produire ce 31 octobre au matin dans une installation d’Areva au Tricastin (TU5) est de toute autre nature. Non il ne s’agit pas d’une « légère fuite » mais bien de la fuite de 30kg d’oxyde d’uranium radioactifs (U308) propulsés dans les airs et dont une partie s’est retrouvé au sol après la rupture de confinement d’une tuyauterie aérienne.

C’est par hasard qu’un salarié a constaté la présence de poudre d’oxyde d’uranium radioactifs sur le sol, à l’extérieur de l’atelier W de transformation de l’hexafluorure d’uranium (UF6), atelier exploité par AREVA NC et situé dans le périmètre de l’INB n°155 (dite installation TU5) Lire la suite

À Garches, un service d’oncologie pédiatrique menacé par des intérêts financiers

La spécificité de cette unité de l’APHP (Assistance publique hôpitaux de Paris), réside dans la liberté pour le médecin dans le choix de la thérapie destiné au patient qui lui est confié ainsi que le droit pour celui-ci de le refuser et/ou de connaitre les autres options. Cette approche, unique en France en oncologie pédiatrique, constitue plus largement une question de fond quant au modèle de santé de demain.

Les dérives « managériales d’entreprises » assignées aux directions administratives des hôpitaux par les agences régionales de santé assassinent la démocratie sanitaire et le libre choix thérapeutique aux seuls bénéfices de la finance via un pouvoir dictatorial médico-politico-médiatico-financier.

Plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreuses familles de patients, ont fait état de leur détermination à obtenir le maintien de l’unité dirigée par les Dr Delépine, Alkhallaf et Cornille depuis plus de 25 ans et les moyens de sa pérennisation.

Ces familles sont souvent arrivées après que leur enfant a été dirigé vers les soins palliatifs après échec d’un essai thérapeutique. D’autres après que les parents ont été menacés de mise sous tutelle de leurs enfants s’ils n’acceptaient pas l’essai thérapeutique. Lire la suite

Otages : la France aurait versé 20 à 25 millions d’euros, l’Elysée dément

Le gouvernement l’a dit: « Non non non! La France ne verse pas de rançon pour libérer les otages! » Encore un mensonge de la part de notre gouvernement? C’est ce qu’affirme la presse  de tous coins, une somme aurait été versée: entre 20 et 25 millions d’euros, et de notre poche qui plus est, car cette somme, il a bien fallu la trouver quelque part…

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«Pas d’argent public versé». Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué mercredi qu’aucun «argent public» n’avait été versé pour la libération des quatre Français retenus depuis septembre 2010 au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Maic le chef de la diplomatie a refusé de se prononcer sur des versements d’argent d’un groupe privé. Interrogé sur cette hypothèse sur le plateau de la chaîne de télévision TF1, il a répété : «pas d’argent public versé».

Comme souvent après la libération d’otages, les interrogations se multiplient sur le versement de rançon. D’après une source proche des négociateurs nigériens, entre 20 et 25 millions d’euros ont bien été versés. Selon une autre source touareg interrogée par l’AFP, l’impunité a de plus été garantie au chef du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

La somme de 20 à 25 millions d’euros aurait servi à payer les ravisseurs ainsi que les intermédiaires qui, sur le terrain, ont joué un rôle important pour obtenir ces libérations. La source n’a pas précisé d’où provenait l’argent. Lire la suite

Nouvelle loi en Grèce: les opposants à l’UE risquent désormais deux ans de prison ! (Mise à jour)

Une telle info que j’ai dû la vérifier par moi-même pour être sur qu’il ne s’agissait pas d’une simple intox! Donc maintenant, le fascisme européen n’est vraiment plus un mythe en Grèce, tout opposant à la politique européenne, les dissidents, les activistes, et les autres, risquent de finir en prison pour leurs opinion! Pour cela, il faut « remercier » le Pasok et le parti Nouvelle Démocratie, peut-être certains comprendrons mieux pourquoi les partisans de Aube Dorée ont fini en prison, ce fut juste une question de domination et de mise en place de cette loi.

europa.jpgUn triste sort attend désormais les citoyens grecs qui ne sont pas d’accord avec les structures, les institutions, les représentants, les mesures ou les instruments de l’Union européenne.

Depuis le jeudi 24 Octobre, le Code pénal hellène a introduit l’article 458, qui est une mesure relative à la « violation du droit communautaire », dans lequel il est prévu un emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans pour les citoyens qui agissent contre les structures européennes, mais aussi, pour ceux qui protestent ou expriment un désaccord comme l’opposition aux sanctions. Deux ans de prisons aussi pour ceux qui vont à l’encontre des gouvernements et des représentants de l’UE.

Vous l‘aurez compris, toute personne qui entrave la politique de l’UE risque la prison !

Après les 2 millions d’euros dépensés par le Parlement européen pour bloquer les blogs, sites web et autres affiches eurosceptiques, aujourd’hui, en Grèce, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut ne pas avoir peur de passer derrière les barreaux.

La liberté d’expression est donc morte, et avec… la démocratie, puisque avec cet article, c’est l’ensemble des grecs qui est visé, et pas seulement les opposants politiques.

C’est confirmé, l’UE est une dictature…

Aux citoyens des autres pays d’Europe, préparez-vous, parce que l’Union Européenne n’existe pas pour vous, elle vous combat, dans un unique but financier.

Info Wikistrike, source originelle Prin.gr Merci à Derdesders pour l’info.

Merci à Erick qui a rétabli la vérité concernant cet article:

Rumeur : l’article 458 A veut-il pénaliser la dissidence à l’ONU et à l’UE?

Une rumeur se propage sur internet : le gouvernement grec serait en train de faire voter « l’article 458 A » pour pénaliser toute opinion contraire aux décisions de l’Union européenne ou de l’Organisation des nations unies.

C’est le journaliste Giorgos Délastik qui a, parmi les premiers, dénoncé ce projet, relayé par la blogosphère, grecque puis française.

Cependant, quand on lit le texte du projet plutôt que de s’en tenir à son titre, il semble bien qu’il ne vise que la violation des embargos et des mesures restrictives décidées par l’Union européenne et l’ONU, et non l’expression d’une simple opinion.

Voici le texte complet du projet grec, sur le site du parlement:*

«Après l’article 458 du code pénal est ajouté un 458A intitulé « Violations de décisions du Conseil de sécurité de l’ONU et de règlements de l’Union européenne », ainsi qu’il suit:
«Toute personne qui viole intentionnellement des sanctions ou mesures restrictives instituées à l’encontre d’États ou entités, organismes ou personnes physiques ou morales, par des décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, ou des règlements de l’UE est passible d’au moins 6 mois d’emprisonnement, sauf si autre disposition prévoit une peine plus lourde . Les dispositions de l’alinéa précédent s’appliquent également lorsque les actes qui y sont prévus ne sont pas punissables en vertu des lois du pays où ils sont perpétrés ». (Source: Parlement grec – le lien ne fonctionne plus; nouveau lien vers le fichier pdf du texte, toujours sur le site du Parlement grec, voir page 9: http://www.hellenicparliament.gr/UserFiles/bbb19498-1ec8-431f-82e6-023bb91713a9/8230034.pdf )

Pour, encore une fois, essayer de prendre du recul nous avons recherché si de tels projets existaient en France.

Et nous avons trouvé :

« PROJET DE LOI ADOPTÉ PAR LE SÉNAT,

relatif à la violation des embargos et autres mesures restrictives. »

Visible ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/projets/pl0732.pdf

Extrait du projet français :

« – 3 –

Article 1 er

Le titre III du livre IV du code pénal est complété par un chapitre VII ainsi rédigé :

« CHAPITRE VII

« De la violation des embargos et autres mesures restrictives

(…)

« II. – Le fait de ne pas respecter un embargo ou une mesure restrictive est puni d’une peine de sept ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende.

« Toutefois, la peine d’amende peut être fixée au double de la somme sur laquelle a porté l’infraction.

« La tentative des infractions prévues au présent article est punie des mêmes peines.

« III. – L’abrogation, la suspension ou l’expiration d’un embargo ou d’une mesure restrictive ne fait pas obstacle à la poursuite et au jugement des infractions commises lorsque ces mesures étaient en vigueur, ni à l’exécution de la peine prononcée. »

Des rapports ont été établis au Sénat dès 2007.

Le débat reste ouvert mais il ne semble pas que le projet de loi grec soit fondamentalement différent.

Quand on cherche, on trouve.

En tout cas l’affaire de l’article 458 A est encore un exemple d’informations diffusées à la va-vite pour « faire le buzz » sur Internet, avec plus ou moins de succès ; quitte à ne mettre en perspective ou à ne vérifier qu’après, dans le meilleur des cas.

 

* Le projet en grec pour les hellénophones qui voudraient procéder d’eux-mêmes à la traduction :

3. Μετά το άρθρο 458 Π.Κ. προστίθεται άρθρο 458Α Π.Κ. με τίτλο «Παραβάσεις αποφάσεων του Συμβουλίου Ασφαλείας του ΟΠΕ. και κανονισμών της ΕΕ.» , που έχει ως ακολούθως

«Όποιος με πρόθεση παραβιάζει κυρώσεις ή περιοριστικά μέτρα, που έχουν επιβληθεί σε βάρος κρατών ή οντοτήτων ή οργανισμών ή φυσικών ή νομικών προσώπων, με αποφάσεις του Συμβουλίου Ασφαλείας του ΟΗΕ. ή με κανονισμούς της ΕΕ. τιμωρείται με φυλάκιση τουλάχιστον εξι μηνών, εκτός αν από άλλη διάταξη προβλέπεται βαρύτερη ποινή. Οι διατάξεις του προηγούμενου εδαφίου εφαρμόζονται και όταν οι προβλεπόμενες σε αυτό πράξεις δεν είναι αξιόποινες, κατά τους νόμους της χώρας στην οποία τελέστηκαν».

 

Source Parlement grec

(le lien ne fonctionne plus; nouveau lien vers le fichier pdf du texte, toujours sur le site du Parlement grec, voir page 9: http://www.hellenicparliament.gr/UserFiles/bbb19498-1ec8-431f-82e6-023bb91713a9/8230034.pdf )

Source: europegrece.wordpress.com

Les 4 otages au Sahel dans l’avion pour la France

Une actu que je n’ai pas rapportée ici sur le coup, car concrètement, elle n’est pas très importante, son impact n’en sera que moindre sur notre avenir, il le sera seulement sur le contenu du JT qui a enfin trouvé un sujet en or pour ne pas parler d’autre chose… La « France » (Laquelle? La mienne ou celle des politiques…) quand à elle ne paye pas pour la libération d’otages suivant les articles lus, mais alors quel a été le prix? Car les extrémistes ne libèrent jamais des otages par gentillesse, et rien n’est gratuit, tout à un prix, surtout la vie d’un homme… Alors 4… Dire que j’ai même lu que c’était « une victoire » pour la diplomation française! On nous prend vraiment pour des buses!

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Libérés mardi, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret devraient arriver à l’aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris, en fin de matinée. Ils seront accueillis par François Hollande.

Au lendemain de leur libération, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, les quatre anciens otages retenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), seront de retour en France dès mercredi, en fin de matinée. Ils devraient atterrir à l’aéroport de Villacoublay, en région parisienne, entre 11h et 12h30.

En attendant les retrouvailles avec leurs proches, ils ont passé leur première nuit libre dans une villa de Niamey mise à disposition par les autorités nigériennes. Ils étaient arrivés dans la capitale du Niger, vers 19h, heure de Paris, en provenance de la région malienne d’Anefis, où s’est probablement déroulée leur libération. Amaigris, ils sont néanmoins en bonne santé. Lire la suite

Le premier ministre anglais Cameron menace les médias anglais de représailles s’ils continuent à publier les révélations de Snowden

Il n’en faut pas plus pour annoncer la fin réelle de la liberté de la presse en Angleterre! La destruction des disques durs saisis au Guardian n’a pas suffit, les médias anglais doivent cesser de relayer les révélations de Snowden sous peine de représailles… Il reste quand même une bonne nouvelle: les sites et blogs seront beaucoup plus difficiles à bâillonner… ;)

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On devrait regarder davantage du côté de la Grande-Bretagne, et pas seulement pour les baptêmes princiers. Voilà que le premier ministre David Cameron y menace directement la presse. Pour endiguer le flot des révélations Snowden sur l’espionnage américain, il a tout essayé. Il a envoyé des émissaires au Guardian pour faire détruire des disques durs. Des sources sécuritaires britanniques ont intoxiqué quelques autres journaux britanniques, pour tenter de soulever une campagne d’opinion contre le Guardian.

Mais le Guardian persiste à publier des révélations sur l’espionnage américain, issues des documents Snowden. Cameron est donc passé à la vitesse supérieure :

« Je ne veux pas avoir à utiliser des injonctions […] ou d’autres mesures plus dures. Je préfère de loin en appeler au sens de la responsabilité sociale des journaux. Mais s’ils ne font pas preuve de responsabilité sociale, il sera très difficile pour le gouvernement de rester passif et de ne pas agir. » Lire la suite

Accords Lustre : le gouvernement commence à lever le voile sur le Prism Français

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Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur du gouvernement Ayrault et membre du parti Socialiste, a-t-elle commencé à déminer ce qui s’annonce comme la plus grosse affaire du mandat de François Hollande ?

C’est la question que l’on peut se poser, car si la gaffe de Fleur Pellerin, qui qualifiait Alcatel de ‘pièce maitresse de la cyber-surveillance’ n’était clairement pas volontaire, et laissait déjà apparaitre un équivalent Français au programme américain XKeyscore – qui permet à la France de faire à l’Afrique et au Moyen Orient ce que la NSA fait à l’Europe -, la sortie de Nicole Bricq sur TV5 est, elle, clairement calculée.

Première révélation : la ministre avoue clairement que les « cris d’orfraies » poussés par François Hollande et Laurent Fabius au sujet du programme de surveillance Américain ne sont que du théâtre, sans doute destinés à apaiser le petit peuple, et à initier un mensonge d’Etat à coté duquel Jérôme Cahuzac va faire l’effet d’un enfant de chœur.

Elle a, dès le début du mandat de François Hollande, demandé un rapport à Claude Revel, déléguée interministérielle à l’intelligence économique (et par ailleurs présidente d’IrisAction, une officine d’intelligence économique – qui a dit conflit d’intérêts ?). Remis en janvier dernier – il y a dix mois – la ministre concède que « depuis lors, le premier ministre a pris l’affaire au sérieux ». La surprise au sujet de Prism affichée par Hollande et Fabius est donc bien feinte. Ils étaient tous deux parfaitement au courant de ce qu’il se passait. Lire la suite

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