La fausse vulgarisation ou la trahison des intellectuels

La fausse vulgarisation ou la trahison des intellectuels

 
Voici la traduction d’un texte en anglais fraîchement pondu par un penseur professionnel (qui est payé pour penser quoi) : https://reseauinternational.net/comment-la-science…/
Et bien laissez-moi vous dire que les mercenaires de la plume au service du mondialisme sauvage sont chauds pour nous embrouiller la tête à n’importe-quel prix. Le but ce n’est même plus d’injecter des idées dans notre esprit, mais juste de rendre notre perception des faits la plus confuse possible.
 
Pour illustrer cela, voici un article qui pour dénoncer le danger de l’amalgame entre science et scientisme (discours apparemment suffisamment chargé de bon sens pour endormir la plupart d’entre nous car nous avons actuellement bien envie et besoin de l’entendre) le type – un grand manitou du journalisme – te glisse des inversions sémantiques d’une brutalité inouïe, comme ça, au milieu du reste, c’est limite subliminal. Regardez ce paragraphe, le deuxième du texte, camouflé par le reste de trivialités réconfortantes (mes notes sont entre crochets) :
 
 » Le problème le plus évident avec le rappel à l’ordre de « croire en la science » est qu’il n’est d’aucune aide lorsque des scientifiques de renom – c’est-à-dire des experts de bonne foi – se trouvent des deux côtés (ou de tous les côtés) d’une question empirique donnée. « 
[but : nous embrouiller au sujet du fait que les experts de bonne foi, donc sans conflits d’intérêts matériels et pas forcément « de renom », sont le plus souvent d’accord du moment que la question est assez précise, concrète et accessible avec les connaissances actuelles]

« Les parties dominantes de l’intelligentsia préféreraient peut-être que nous ne le sachions pas, mais il existe des experts dissidents sur de nombreuses questions scientifiques que certains déclarent allègrement « réglées » par un « consensus », c’est-à-dire au-delà de tout débat. C’est le cas de la nature précise et des conséquences probables du changement climatique et de certains aspects du coronavirus et de son vaccin. »
[Là il se met potentiellement tout le monde dans sa poche en restant délibérément abstrait dans sa formulation, puisque chacun peut voir « les parties dominantes de l’intelligentsia » à des endroits différents en fonction de ses peurs. Certains penseront à l’appareil étatique, d’autres aux universités et centres de recherche privés, d’autres encore aux personnalités publiques considérées comme « écologistes » ou encore « progressistes » (comprendre « gauchistes » ou « sionistes » pour peu qu’on dérape un peu : vous voyez où ce discours en apparence très propre peut en emmener certains avec une relative facilité ?) etc. La méfiance de chacun est donc potentiellement canalisée sur une cible indéterminée et ambivalente afin de générer encore plus de confusion.
Remarquez ensuite qu’il présuppose au passage que le niveau de division sociale et scientifique provoqué par la question du vaccin est de même niveau que celle se rapportant au sujet des conséquences du changement climatique. Or cette dernière est justement l’une des questions qui effectivement divise les scientifiques de bonne foi, alors que les vaccins covid ne sont défendus quasiment que par des scientifiques ayant des conflits d’intérêts.]
 
Et maintenant la pièce maîtresse :  » Sans preuve réelle, les francs-tireurs accrédités sont souvent accusés d’avoir été corrompus par l’industrie, avec la foi tacite que les scientifiques qui expriment la position établie sont purs et incorruptibles. « 
[Si ça, c’est pas rechercher volontairement la confusion du lecteur en effectuant une inversion des plus brutales… Je sais même pas comment l’expliquer mieux que ça ne s’explique tout seul.]
 
Quelle positivité dans le débat peut-il resurgir à la suite de lectures comme celles-ci ? Le but recherché n’est-il pas manifestement à rechercher plutôt du côté de la paralysie mentale et de l’opposition systématique à tout et son contraire ? Les techniques de castration intellectuelle ne se limitent pas seulement au vocabulaire employé, mais relèvent parfois de la syntaxe toute entière à l’oeuvre dans une argumentation.
 
Xelnaga

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