Un champignon de Tchernobyl peut protéger les astronautes contre les radiations spatiales

Il faut chercher à se protéger pour aller polluer, saccager ailleurs et, un champignon pourrait aider aux grands voyages intersidéraux. Ne rêvez pas trop, il y a beaucoup trop de candidats, pour le peu d’élus autorisés à annexer une nouvelle planète. Partagez ! Volti

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Par Pierre Duval pour Observateur Continental

Sur le site de Tchernobyl, un champignon a été découvert qui pourrait protéger les astronautes contre les radiations  lors de longues missions dans l’espace lointain. Cette découverte va certainement révolutionner les vols dans l’espace et permettre à l’homme de faire encore un grand pas dans l’univers.

L’impact des radiations est une préoccupation particulière pour les vols spatiaux de longue durée. Un type de champignon, qui a été trouvé sur le site de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, a été envoyé dans l’espace dans le cadre d’un projet de recherche visant à protéger les astronautes des radiations lors de missions spatiales lointaines. «Le plus grand danger pour les humains lors de missions d’exploration dans l’espace lointain est le rayonnement», expliquent les scientifiques dans le résumé d’un article téléchargé sur le serveur de pré-impression bioRxiv pour la biologie comme le relate Fox News. On apprend que «le champignon, qui prospère sur le site de Tchernobyl, semble effectuer une radiosynthèse en utilisant de la mélanine pour convertir le rayonnement gamma en énergie chimique» et que cette découverte intéresse les scientifiques pour la question des vols spatiaux de longue durée, par exemple, à destination de Mars.

Le Cladosporium sphaerospermum. Des scientifiques de l’université de Caroline du Nord à Charlotte, de l’université de Stanford et de la North Carolina School of Science and Mathematics ont mis sur pied le projet de recherche, qui a utilisé le fameux champignon, le  Cladosporium sphaerospermum. Une boîte de Pétri contenant le champignon a été surveillée par des astronautes sur la Station spatiale internationale, selon le site Phys.org. La croissance du Cladosporium sphaerospermum et sa capacité à atténuer les rayonnements ionisants, ont été étudiées à bord de la Station spatiale internationale (ISS) sur une période de 30 jours dans des conditions qui permettent de rapprocher la situation qui se trouve à la surface de Mars», ont expliqué les chercheurs dans le résumé publié dans bioRxiv.

L’étude a révélé que le champignon peut être cultivé dans l’espace. «Grâce à la conception d’une configuration expérimentale subtile mais simple, mise en œuvre comme une petite charge utile unique, il a pu être démontré que le champignon mélanisé Cladosporium sphaerospermum peut être cultivé sur une orbite terrestre basse tout en étant soumis à l’environnement unique de microgravité et de rayonnement de l’ISS », ont écrit les chercheurs. «Les caractéristiques de croissance suggèrent, en outre, que le champignon non seulement s’adapte, mais se développe et protège contre les radiations spatiales, conformément à des études analogues menées sur la Terre», précise Fox News en relatant les dires des chercheurs.

D’autres recherches innovantes liées à la catastrophe de Tchernobyl sont en cours. Plus tôt cette année, des chercheurs de l’université britannique de Sheffield ont, par exemple, annoncé le développement de matériaux qui, selon eux, pourraient être utilisés pour aider à mettre hors service les sites de réacteurs nucléaires de Tchernobyl et de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Les matériaux, développés avec des scientifiques ukrainiens, peuvent simuler les matériaux contenant du combustible de type lave (Lava-like Fuel Containing Materials, LFCMs)  qui entravent les efforts de déclassement sur les sites de catastrophe nucléaire, selon les chercheurs. Les chercheurs, ont selon Fox News, expliqué dans un communiqué que «les LFCMs sont un mélange de combustible nucléaire fondu hautement radioactif et de matériaux de construction qui fusionnent lors d’une fusion nucléaire». Cependant, même si très peu d’échantillons de matières dangereuses sont disponibles pour une étude, cela pourrait aider les scientifiques à planifier les futurs efforts de déclassement des sites nucléaires.

Pierre Duval

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2 commentaires

  • Avatar Jean Xana

    J’ai comme un doute… Les astronautes auront donc une combinaison avec une couche de mycélium sur le corps ? « Protéger des radiations » ce n’est pas de la magie. Il faut un écran pour dévier ou absorber ces radiations autour de notre organisme (ou autour du vaisseau).
    Franchement d’après l’article ce n’est pas ça du tout ! Ou alors l’article original est fort mal rédigé…

  • Avatar gneu

    Encore un article pour entretenir le mythe des missions humaines sur Mars…
    Aucun humain n’a encore jamais réussi à stationner sur l’orbite géostationnaire (à 36 000 km) alors qu’il y aurait bien des opérations de maintenance à faire sur les satellites géostationnaireq ou des expériences intéressantes à faire sur cette orbite si particulière. (Pour rappel, l’ISS = 400 km, l’altitude la plus haute de la navette = 600 km)
    Bref, on n’a même pas réussi à franchir la première marche qu’on s’imagine déjà au 3e étage ?

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