La mystérieuse et insondable fosse Dionne…

Un mystère comme on les aime. Si vous connaissez l’endroit, donnez nous votre ressenti. Partagez ! Volti

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Auteur Merlin pour Homme et Espace

La mystérieuse  et insondable fosse Dionne…

C’est un lieu empli  de magnétisme de mystères et des légendes. La fosse Dionne située dans la petite ville de Tonnerre dans le département de l’Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté fascine les hommes depuis toujours.

Un gouffre profond qui s’enfonce à plus de 30 mètres sous terre, des eaux bleu turquoise de source inconnue et un débit constant de 100 litres par seconde… La fosse Dionne fascine !

L’une des plus anciennes légendes remonte au Ve siècle et met en scène un basilic.

Ce serpent, qui tuait quiconque se trouvait dans les parages par la seule force de son regard, fut pris en chasse par saint Jean l’Aumônier. Muni d’une pioche, ce dernier trouva son repaire et creusa pour l’en déloger. De l’eau envahit la cavité, déborda et coula en un flot ininterrompu, noyant le serpent ! 

Il faudra attendre 1758 pour que celle-ci soit aménagée en lavoir par Louis d’Éon, le grand-père du fameux chevalier au service de Louis XV. Mais la fosse Dionne a gardé ses secrets. A partir de la fin du XIXe siècle, des tentatives d’exploration ont eu lieu. A cause de plusieurs accidents mortels, l’accès au site a été interdit en 1996.

Cette source sacrée,  la « Fons Divina », comme l’avaient baptisée les Celtes, c’est-à-dire « La fontaine des Dieux. » est un endroit parmi les plus touristiques de la Bourgogne, au coeur de la ville de Tonnerre qui a obtenu en novembre 2016 le label de  » Petite cité de caractère ». La Fosse Dione, dont s’échappe un torrent qui se jette dans l’Armançon, attire chaque année des milliers de visiteurs.

La fosse Dionne, un bassin fascinant…

C’est un spectacle saisissant, un torrent incessant, d’une force incroyable, qui jaillit des profondeurs du bassin de 14 mètres de diamètre.

C’est un lieu mystérieux connu depuis l’antiquité, d’une couleur fascinante, émeraude et turquoise, changeante au gré du ciel ou du débit de l’eau.

L’origine de l’eau est souterraine, probablement liée à l’infiltration de l’eau à travers les plateaux avoisinants, ainsi que par les pertes d’au moins une rivière.

La ville s’est érigée autour de la source, à la base d’un promontoire rocheux, de 60m de haut, dénommé le vieux château. Cette paroi rocheuse forme comme un fer à cheval qui entoure en partie la source. Alors que la fosse fournit 100 litres d’eau par seconde en moyenne, c’est un débit qui ne se tarit jamais, même en été. Cet écrin au pouvoir magnétique ne lasse pas les habitants eux-mêmes, l’apparence de l’endroit changeant d’un jour à l’autre.

Source vauclusienne aménagée en lavoir depuis 1758, d’un diamètre  de  14m,  elle  se  prolonge  souterrainement  par  une galerie noyée qui plonge à 45° jusqu’à la cote de -32m, arrêt sur étroiture. Au-delà  des  questionnements  quasi  mythologiques  sur  l’origine  de  ces  eaux,  sur  l’aspect  magique  de  cette  fontaine  et sur la présence d’un basilic qui  hanterait  ce  gouffre,  ce  site  a  éveillé  les  intérêts spéléologiques.

1962  exploration par l’école de plongée du Touring club de France, arrêté  par  une  étroiture  de  40cm  de  large  à  -32m.  En  juillet, une  plongée  se  termine  tragiquement  par  la  mort  de  2  plongeurs (hydrocution ou présence de CO dans les bouteilles).

1977  Le spéléo club de Dijon parvient à passer l’étroiture à -32m et à  suivre  une  galerie  assez  spacieuse  qui  remonte  jusqu’à  la côte -9m (par rapport à l’entrée).

1978  Pierre Morel atteint  la cote de -38. Arrêt à 180m de l’entrée.

1979  La cote de -61m (à 360m de l’entrée est atteint par E. Le Guen SC de Paris). L’exploration durera 3 h en immersion totale.

1989  P. Jolivet dépasse le terminus de Le Guen et atteint la cote de-70m à 370m de l’entrée.

1996  un nouvel accident mortel décide les autorités à interdire toute plongée dans la Fosse.

Les explorations ont néanmoins repris fin 2018, mais sont désormais très réglementées (autorisation du Maire et du Préfet).

Bien que le fonctionnement hydrologique et l’origine des eaux qui ressortent à Tonnerre restent imparfaitement compris, les éléments  suivants  peuvent  être  notés :

Cette  source  vauclusienne  est  alimentée  par  une  nappe  profonde,  dont  le  débit augmente très rapidement suite aux fortes pluies. Les  traçages  effectués  sur  le  plateau  dans  le  triangle Ravières-Chatillon  sur  Seine- Source  de  la  Seine  ont démontré que la fosse Dionne est en partie alimenté par La Laigne qui se perd dans le gouffre de la Garenne situé à plus de 40km de la résurgence !

En 1997, un effondrement se forme sur le plateau à 3km au sud de Tonnerre. Un ruisseau se perd dans ce puits (gouffre d’Athée).  Le spéléo club de Chablis y a déversé 1 kg de fluo-rescéine,  le traceur s’est retrouvé en 24 h à la fosse Dionne démontrant une connexion rapide entre ce gouffre et la résurgence. A  Athée, vu la « connectivité hydrologique » ultra rapide démontrée par le traçage, des travaux de désobstruction (bénéficiant d’un financement public) ont été entrepris.

Comme nous l’avons plus haut avec Saint Jean et le basilic, la Fosse Dionne est entourée de mystères, elle est la source de plusieurs mythes et légendes, des sous du diable au manteau de la vierge, terminons donc  avec ces dernières.

Les sous du diable : En l’an 700, le petit Pierre rencontra un cavalier noir qui lui demanda s’il connaissait une source pour y faire boire sa monture. Le petit Pierre lui indiqua la Fosse Dionne. En partant, le cavalier perdit une grande quantité d’argent au sol et Pierre s’en empara.

Le petit Pierre dépensa ce trésor malhonnêtement récupéré, mais rien ne se passa selon son souhait. Les fleurs qu’il acheta se fanèrent, un mendiant refusa son aumône, les friandises qu’il offrit à ses amis leur donnèrent des coliques… Désespéré, il se rendit à la Fosse Dionne où l’attendait, tapis dans l’ombre, le cavalier noir. Pierre jeta ses sous dans la source avant de s’y noyer, mais l’évêque saint Pallade le sauva. Cependant, au fond de la source, les sous du diable accusaient encore l’enfant.

L’évêque les recouvrit de son manteau, donnant à l’eau sa couleur d’un bleu profond. Le cavalier en colère sauta alors depuis le clocher de l’église Saint-Pierre et creusa un puits profond au fond du bassin.

Le manteau de la Vierge : À une époque où la Fosse n’existait pas et où l’eau de la source coulait de la falaise en un bourbier jusqu’à l’Armançon (donnant son nom au quartier Bourberault), une pauvre jeune fille marchait dans la nuit. Elle sentit une présence, celle d’un homme qui, lorsqu’elle accélérait le pas, faisait de même.

Au moment où la main du diable s’abattait sur son épaule, la jeune fille implora la Vierge de lui venir en aide. La Vierge apparut dans un grand manteau émeraude qu’elle étala devant la jeune fille. Un vaste cratère rempli d’eau pure s’ouvrit alors sous la falaise et la Vierge y entraîna la jeune fille, la sauvant du diable. Et colora, par ce manteau, le fond de la Fosse Dionne ainsi créée.

Et ci-dessous 4 vidéo qui parlent de cette fascinante et mystérieuse fosse Dionne. Il faut savoir que son réseau hydrogéologique s’étend sur plus de 40 km, et que ses galeries souterraines sont par endroit immenses ! Ainsi, la fosse Dionne aménagée en 1758 reste encore un épais mystère, car l’endroit est encore très méconnu jusque 380 mètres et complètement inconnu au delà…

Voir les vidéos

Comme toujours, c’est à vous de juger…

Source Homme et Espace

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4 commentaires

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Merci pour ce sujet Volti https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

    Je ne connais pas cette mystérieuse fosse, mais il y en a une autre qui a maintes fois tentée des explorateurs, un y est mort d’ailleurs lors d’une plongée.

    Voici sa légende :

    Le secret de la Fontaine de Vaucluse

    Parti pour faire danser les filles de l’Isle sur la Sorgue, le vieux ménetrier Basile s’endormit à l’ombre un chaud jour, sur le chemin de Vaucluse.

    Apparut une nymphe qui, belle comme l’onde claire, prit la main du dormeur et le conduisit au bord de la vasque où s’épanouit la Sorgue.

    Devant eux, l’eau s’entrouvrit et les laissa descendre entre deux murailles de liquide cristal au fond du gouffre.

    Après une longue course souterraine, la nymphe, au milieu d’une souriante prairie semée de fleurs surnaturelles, arrêta le ménétrier devant 7 gros diamants.

    Soulevant l’un deux, elle fit jaillir un puissant jet d’eau.

    Voilà, dit elle, le secret de la source dont je suis la gardienne pour la gonfler je retire les diamants, au septième, l’eau atteint « le fuguier qui ne boit qu’une fois l’an » et elle disparut en réveillant Basile.

    https://www.avignon-et-provence.com/sites-naturels/gouffre-de-fontaine-de-vaucluse

    quelques jolies photos :

    http://photos.piganl.net/2003/vaucluse/vaucluse.php

  • Les contes autour des eaux et des sources sont un ravissement, bien que parfois bien cruels. J’ai vu cette fosse il y a bien longtemps, mais je ne m’occupais pas d’énergies à l’époque. Sinon je me serais fait un plaisir de la tester, de la ressentir…
    Je pensais aussi à la Fontaine de Vaucluse.
    Il y a aussi un lieu étrange, une grande fosse mais sans eau, avec une maison construite tout en bas. Je ne sais plus où. Il faut s’en approcher avec précaution, bien qu’il y ait une barrière car c’est très haut.

  • lily lily

    J’aime beaucoup ce thème du jour! merci à vous pour ces légendes, photos etc..https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

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