« La propriété n’est pas injuste elle libère et affranchit !!» L’édito de Charles SANNAT..

Ça se discute et c’est un point de vue peut-être pas partagé par tout le monde. N’empêche qu’avoir un toit bien à soi, n’est pas à négliger, pourtant il semble qu’il soit de plus en plus difficile, d’accéder à la propriété. Les banques n’acceptent pas, toutes les demandes de financement. Mais le pire serait que le droit de propriété, soit remplacé par le droit d’usage avec à la clé toujours payer.. Les serfs spoliés par les puissants ? Ils y pensent. À votre avis ? Partagez ! Volti

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Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je sais, il est plus facile de cracher sur les « riches » et les « propriétaires » et plaindre les gentils pauvres.

Tout d’abord, vous me trouverez toujours à côté de ceux qui souffrent, vous me trouverez toujours du côté de ceux qui défendent des valeurs humanistes. Prendre soin de ceux qui sont dans la difficulté nous grandit et nous élève.

Pour autant, ces bons sentiments, aussi nécessaires qu’indispensables à toute vie en société, ne peuvent pas tout résoudre, loin de là.

Beaucoup d’entres-vous ont du entendre cette dame expliquer que « quand on gagne le SMIC on ne divorce pas »… Tollé général à juste titre !

Pourtant, effectivement dans les faits, mes amis, il y a dans ces propos humiliants pourtant une chose de vraie (et une seule) c’est que le manque, la pauvreté, la misère sont des aliénations parce qu’effectivement certaines femmes supportent des humiliations, qu’elles refusent pourtant, parce qu’elles n’ont effectivement pas toujours les moyens de leur indépendance.

La main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit disait Napoléon.

Je peux rajouter que c’est également vrai pour la main qui frappe. Pour la main qui cogne.

Refuser l’insupportable nécessite d’avoir les moyens de son indépendance. C’est valable pour les Etats comme pour les individus.

Cela passe par le fait d’avoir de l’argent ! Avoir des économies, des réserves. Peu importe comment vous appelez cela, mais c’est indispensable. Vous ne pouvez pas exercer de liberté sans avoir les moyens de le faire.

Une offensive sans précédant contre la propriété privée.

Ces derniers temps, la propriété privée est attaquée de toute part. Le propriété privée est le fondement même d’ailleurs du capitalisme qui dans sa définition la plus réduite n’est rien d’autre que le respect de la propriété privée des biens et des moyens de production.

Pensez mes amis, c’est jûûûûste d’attaquer les méchants propriétaires qui sont forcément riches…

Et là, vous avez tous les « moins riches », les « plus pauvres » et les grands envieux qui se précipitent en courant vers leur propre aliénation.

Comme jamais, on veut remplacer la « propriété » par « l’usage », et c’est là que vous devez embrayer avec le discours crétin et bobo à souhait, qui consiste à dire « ouais, on n’est pas né pour être propriétaire de planète ».

Maintenant cessons de parler de la propriété et parlons d’un monde sans propriété…

Imaginez mes amis ce qu’implique un monde sans propriété.

Pour les idiots utiles naïfs qui pensent qu’un monde sans propriétaire signifie qu’ils pourront tout avoir gratos, je suis navré de briser leur rêves, mais ce n’est pas tout à fait comme cela que ceux qui veulent imposer l’usage, à la place de la propriété, raisonnent.

Non, la réalité est nettement plus malsaine et beaucoup plus dangereuse que cela.

En vous interdisant de devenir propriétaire de votre voiture, de votre maison, ou même de votre téléphone, on vous remplace l’achat et la propriété par l’usage. Et l’usage n’est pas gratuit. L’usage est facturé par des entreprises qui, elles, sont bien « propriétaires ». L’usage est facturé sous la forme de loyers ou d’abonnements mensuels.

Dans un monde où l’usage remplace la propriété, vous êtes réduit à payer sans fin.

Chaque mois.

Chaque chose que vous utilisez vous est facturé.

Vous ne pouvez plus payer ? Pas grave, vous n’avez plus rien. Vous n’êtes propriétaire de rien.

La question à se poser est la suivante.

Une société de l’usage est-elle plus juste et morale qu’une société de la possession ?

Est-il plus juste de « louer » sa voiture tous les mois ou de pouvoir l’acheter et la posséder ?

Qu’est-ce que cette différence implique ?

Quel est l’utilité de l’accumulation du capital dans l’affranchissement des gens ?

Comment faire pour se « libérer » du totalitarisme marchand ?

La solution est simple.

Il faut « mettre de côté », se créer du patrimoine pour pouvoir un jour devenir libre.

La réalité c’est que l’argent libère les gens !

Je ne vous parle pas de Warren Buffet et des quelques milliardaires. Je vous parle de vous, je vous parle de moi, de ma voisine ou de mon voisin. Je vous parle de mon voisin que l’on appelera Jean, retraité, avec une petite pension, propriétaire de sa petite maison ouvrière en brique dont il a terminé de payer le crédit il y a quelques années. Il ne peut vivre avec sa pension (petite) dignement, que parce qu’il est propriétaire et ne paye pas de loyer pour l’usage de sa maison.

Jean, n’est pas totalement aliéné. L’argent libère en partie Jean.

Mais l’argent libère aussi Françoise, femme au foyer qui n’a que peut travaillé pour élever ses enfants. Heureusement, ayant hérité d’un petit immeuble, elle perçoit 2 000 euros de loyers chaque mois. Une fois les taxes et les travaux déduits, il ne reste que moins de 1 000 euros par mois, mais là aussi, la propriété privée, et l’argent, lui permette une émancipation.

La réalité c’est que l’argent et la propriété libèrent et vous permettent d’être « indépendant » et donc libre !

L’enjeu d’une société sans propriété est donc bien plus vaste qu’une simple question de justice sociale qui est uniquement utilisée pour manipuler les masses populaires en leur faisant croire que c’est pour leur bien que l’on va supprimer la propriété.

Ceux qui veulent abolir la propriété, veulent l’abolir pour VOUS, pas pour EUX.

Ce sont les mêmes qui vous disent ce qu’il faut que vous fassiez, et qui font exactement l’inverse pour eux-mêmes ou leurs enfants…

Abolir VOTRE propriété, c’est pour confier VOTRE usage dans les mains d’entreprises privées qui sauront vous facturer comme il se doit.

Lorsque vous ne pourrez plus rien posséder,

Lorsque vous ne pourrez plus que louer,

Alors vous serez définitivement prisonnier, aliéné.

Alors, « petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom ».

La propriété privée est un droit fondamental, parce qu’il est le dernier rempart à la mise en esclavage financière, économique des masses.

La propriété privée, est l’assurance, la garantie de la liberté même des plus pauvres ce qui peut sembler paradoxal, mais qui est en réalité une évidence. Pensez à Jean, ou à Françoise, ils ne sont pas milliardaires, ni même millionnaires, mais ils ne doivent leur salut qu’au fait d’avoir épargner, capitaliser c’est-à-dire accumuler du capital, enfin un peu de capital.

Il n’en faut pas beaucoup pour être libre, mais il faut en avoir la possibilité.

Soit on est libre, soit on est égaux.

Propriété privée, propriété privante. 

La propriété n’est pas injuste elle libère et affranchit. Il convient de faire un usage juste de sa propriété, et la clef, est de ne pas faire la confusion entre la propriété privée et la propriété privante.

La différence entre la propriété privée et la propriété privante est simple. Prenons un exemple récent.

Lorsque je suis propriétaire de ma maison, je ne prive pas les autres de logement. Je ne suis pas logé à leur détriment. Je n’occupe pas par exemple un logement social comme certains députés qui ont des payes rondelettes ! Je suis dans une propriété privée. Lorsque je suis Warren Buffet, que je suis propriétaire de LUBRIZOL que je croule sous les milliards (127) à tel point que je ne sais même plus quoi en faire, mais que je fais du mal à des centaines de milliers de personnes et que je pollue la terre, alors, ma propriété devient évidemment privante. Simple. Evident.

La propriété privée, participe à l’émancipation, à la réalisation et à la création permanente de notre monde, elle en est l’un des piliers fondamentaux. Le saper, est une folie économique mais aussi une négation de l’homme.

J’y reviendrai longuement dans le prochain JT de l’éco et dans l’édito de lundi prochain que je vais consacrer à ce sujet et à la dernière folie en date de nos mamamouchis.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Voir :
Française des Jeux, le prix est connu. Faut-il acheter ?
Vers la suppression du PTZ (prêt à taux zéro) !
Tensions phase 2. L’Iran reprend le chantage nucléaire.
La Chine émet des obligations souveraines libellées en euros à Paris

« Ceci est un article « presslib » et sans droit voisin, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Volti

10 Commentaires

  1. Le PB est qu’il faut limiter la propriété indécente.
    Accumuler au détriment de la majorité est un délit,on plafonne bien les revenus du chomage alors il faut plafonner les revenus au dela d’un seuil exorbitant aussi.

    • Les revenus du chômage sont plafonnés et maintenant c’est moins 30% au bout de 6 mois, alors que les cotisations ne sont pas plafonnées, alors que c’est cette catégorie qui finance le plus le chômage et en ponctionne peu.

      Les droits de prélèvement sur les salaires sont les mêmes mais les droits sociaux une fois au chômage ne sont plus les mêmes.

      Ce ne sont pas les classes moyennes ou moyennes supérieurs qui posent problèmes, au contraire se sont eux les financiers de notre modele social, Le problème ce sont les multinationales qui usent abusent et utilisent notre système et nos infrastructures sans rien payer en contrepartie et détruisent les emplois qui grèvent les finances de notre social.

      L’horizon du capitalisme rejoint l’horizon du communisme, quelques uns ont tout, les autres n’ont presque rien…

  2. Si tu est jeune et en bonne santés ils peuvent prendre tes organes en garantie.
    De toute facon plus rien t’appartiens une x endetté.

  3. les taux sont de 1/1,2 % à ce niveau ce n est plus du prét mais une avance sur salaire pas de quoi se ruiner

    • sauf qu’à t’endetter sur un bien qui de le prix à exploser ( pour le prix d’un terrain aujourd’hui t’avais une maison il a 20 ans) sans aucune perspective d’avenir niveau emploi c’est juste joué à la roulette russe ….
      Après si t’en a une partie en épargne qui couvrirai la perte d’un emploi ou un divorce pourquoi pas

      • pour le prix ça dépend où ,et on est pas obligé de faire dans le luxe
        mais payer un loyer pendant quarante ans pour se retrouver sans rien à la retraite c est un peu dommage , et si tu as trois enfants la société t en paie une bonne partie
        pour le divorce ou la perte d emploi , si tu ne veux pas prendre de risque ,tu vas surement galérer toute ta vie et jalouser tes voisins et amis

        • nonon moi j’ai déjà mon logement 😉 c’est bien pour cela que j’ai du recul sur la situation des prix Quand aujourd’hui tu vois qu’on te sort rarement une maison en dessous de 100 000€ ( et à ce prix si tu passes par un constructeurs t’auras une belle merde en placo ) alors qu’un architecte roumains en à pondus pour 30 000 (http://www.soleta.ro/Soleta_EN on en avait parlé sur le blog il y a quelques années).

          j’ai m^me vu récemment une agence immobilière te vendre 30000 une dépendance sans terrain ni eau ni elec juste bonne à abattre franchement je dis il y a un léger soucis et en rasse campagne ou t’as rien et pas du tout dans un endroit quoté

          • Tout dépend de l’endroit où tu achètes . Par chez moi ( Indre ou Vienne) les maisons anciennes des villages, avec un grand jardin, valent moins de 35 000 euros . Il n’y a pas la mer ni la montagne mais des rivières et des forêts, de très beaux et grands étangs, certains sauvages, d’autres aménagés en bases de loisirs (randonnées, pêche, planche à voile, canoe-kayak (toute l’année) , natation (l’été) et la vie est moins chère . Pourtant, on dirait que les gens choisissent d’acheter en bord de mer où tout est plus cher .

  4. Oui la propriété libère. Souvent, on peut acheter pour le prix d’un loyer. Pourquoi s’en priver ? Pouvoir faire un trou dans le mur sans que le propriétaire n’ait quelque chose à dire (vu que c’est vous-même !), réparer quand on peut, ou pas si on n’a pas les sous… et ne pas jeter l’argent du loyer par la fenêtre, c’est quand même un avantage.

    Oui on n’est pas dans le luxe. C’est juste un logement pour la liberté.

    Même si la propriété vous cloue un peu sur place. Il est plus difficile de vendre si on veut partir, que de quitter un logement loué.

    Non, être propriétaire ne signifie pas être riche. On a bossé pour cela, on s’est privé, et la récompense est là.

    Oui, c’est vrai, tout le monde ne peut pas le faire. Peut-être faut-il prévoir l’achat avant de faire des gosses ? Peut-être faut-il choisir ses dépenses, et ne pas vouloir tout, tout de suite ?
    Et ne pas en vouloir à ceux qui ont pu. La jalousie est un sentiment négatif qui nous met des boulets aux pieds, au lieu de voir ce qu’on peut faire, comment se demm.. pour avoir son petit chez soi…

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