[ZAP] Étienne Chouard : L’imposture démocratique 3/3 (UnderZap #33)

On entend plus trop Étienne Chouard depuis son passage sur « Le Média » devant le « tribunal inquisiteur » bicéphale incarné par Denis Robert et Mathias Enthoven, dont nous avons eu l’occasion de parler. Il est triste qu’ Étienne Chouard ait été étiqueté pour l’occasion, d’affreux antisémite, ce qu’il n’est évidemment pas, c’est si facile de dézinguer un gêneur pour les chiens de garde du système.

Illustration/1er décembre 2018

Il est tout aussi triste que les Gilets Jaunes qu’il a soutenu depuis le début, n’aient pas à leur tour, soutenu plus fortement, celui qui a dénoncé l’arnaque du traité européen, leur a expliqué l’arnaque du système des élections représentatives et leur a expliqué pourquoi il fallait que la constitution soit écrite par et pour le peuple. Ça démontre l’immaturité politique d’une majorité des français.

Comment en vouloir à ce peuple en souffrance qui découvre catastrophé, qu’il y a des décennies qu’on le trompe ? Pourtant, le peuple a écouté les sirènes médiatiques en votant pour la « supposée » adversaire de celui presque inconnu, qui a occupé sous hollande, un poste où il a vendu un de nos fleuron stratégique Alstom entre autres, où en 2010 il a trahit la confiance des journalistes du Monde en jouant double jeu..

Si ce peuple s’était informé sur la politique, sur le parcours des politiciens et de leurs frasques autres que les sorties nocturnes « scootérisées » du mollusque de l’époque, où des affaires de détournements d’argent, ou de costumes luxueux offerts, ils auraient sans doute regardé à deux fois avant de choisir la girouette arriviste actuelle, qui ne connaît qu’un seul intérêt le sien et celui de ses riches amis. La grande majorité du peuple, qui s’éveille de décennies de torpeur et de manipulation, va devoir parfaire toute son éducation sur la politique et ce que ça implique.

N’en déplaise aux Gilets Jaunes, qui se disent a-politiques, ils font bien de la politique en manifestant semaines après semaine contre le pouvoir et ses excès, le fait de refuser un leader pour les « mener » ou « conseiller » est le propre du concept anarchiste du « Nous, par Nous, pour Nous ». Bien que sans structure, leur constance est méritoire malgré la répression féroce dont il font les frais, preuve que le pouvoir a peur de ces « canaris » qui ne lâchent rien et ont bien mis le pouvoir en danger en décembre 2018, sinon, pourquoi un hélicoptère aurait été près à exfiltrer Macron, l’objet de leur colère ? Écoutez Étienne Chouard vous rappeler les principes de la vraie démocratie et faites en bon profit… Partagez ! Volti

Le Pixel Mort

35 commentaires

  • Avatar Gille_est_jaune

    Dire que les Gilets Jaunes n’ont pas soutenu E Chouard ? Qu’est-ce qui fait dire cela ?
    Le mouvement doit se propager « tranquillement » pour grossir encore et encore. Les manifestations dans les rues doivent être exceptionnelles à mon avis. Se montrer Gilet Jaune partout et bien sur au travail est essentiel pour cela. Ne pas perdre ses forces et s’organiser, c’est aussi essentiel voire primordial. gj-ric.fr

  • Avatar Montet

    Ca a droitement Gileté jaune (et rouge ?) en Bretagne ces derniers temps. Plus un seul radar en vie. Tous cramés….

  • Il n’y a pas de « vraie » démocratie.
    Il ne doit y avoir qu’une « élite » intègre et savante, véritable guide de l’humanité.
    Rappelons rapidement les principe de la démocratie pour comprendre pourquoi, sous ce régime, les masses et l’opinion sont plus facilement manipulables.
    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
    À propos de la démocratie, René Guénon écrivait : « il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. » (La crise du monde moderne).
    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.
    Envisageons un instant l’histoire des Cathares dont on peut facilement faire un parallèle avec les Gilets Jaunes.
    Alors que la persécution, se déchaîna contre eux, certains furent arrêtés à Vézelay. Le représentant du ministère public, l’abbé Guillaume, se tournant vers le peuple, lui demanda ce qu’on devait faire d’eux : « Qu’on les brûle ! », répondit en chœur cette foule stupide. Après cela, qu’on nous parle de la « vox populi, vox Dei », à moins que ce ne soit du bien et du mal qu’il s’agisse !
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/le-bien-et-le-mal.html

  • Cornélius Castoriadis. Qui connait?
    Peu de moutons apparemment.
    Et surtout pas Étirév Anwen, qui tient des discours suprématistes.

  • Avatar kardaillac

    La démocratie représentative est le régime le plus habile à obtenir le consentement du peuple à son asservissement. Il n’est de démocratie vertueuse et transparente que locale et directe. A l’étage national, chez un grand pays, c’est le royaume des malins et le trucage des scrutins.

    Merci à Étirév Anwen pour sa synthèse, même si tout le monde n’a pas capté.

  • rouletabille rouletabille

    J’ai vu l’interview,E Chouard est piéger par ces deux faux culs,il est désorienté et perd ses moyens v(cela peut arriver à TOUS)
    Soutient total à E Chouard.

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