La Catastrophe qui nous attend, avec un monde sans abeilles..

Ça fait longtemps que nos butineuses disparaissent, les causes probables : les pesticides, les ondes OEM, le manque de diversité florales, la monoculture, et autres agricultures intensives traitées, le Varroa, un acarien qui parasite l’abeille adulte et les larves. Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens de l’abeille asiatique Apis cerana qui résiste à ses attaques, contrairement à l’abeille domestique européenne Apis mellifera…

Le syndrome d’effondrement des abeilles mal connu pour l’instant : Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n’importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L’absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome[3]. Des disparitions d’ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007 des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) [4] :

  • les abeilles « disparaissent » massivement, fait nouveau et particulièrement anormal chez ces insectes sociaux ;
  • les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
  • aucune explication satisfaisante n’a été trouvée.

Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et fréquemment continue à pondre, tandis qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement[5]. (VOIR l’article).

Depuis quelques temps, comme si ça ne suffisait pas, le frelon asiatique fait un carnage. Là aussi, nos abeilles européennes ne savent pas se défendre, contrairement à leurs cousines asiatiques. la mondialisation fait des ravages. Et on pense même aux drones pollinisateurs. Vous avez un jardin, plantez des fleurs mellifères et gardez un petit coin à l’état « sauvages » pour les aider. Partagez ! Volti

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Source texte INRA, vidéo Envoyé Spécial via Aphadolie

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À quoi servent les abeilles

Les abeilles domestiques et sauvages contribuent à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes à fleurs. Les travaux des chercheurs de l’Inra visent notamment à mieux connaître l’état des populations des insectes pollinisateurs et à évaluer les risques que fait peser leur déclin sur la faune et la flore des milieux cultivés et naturels.

Apis mellifera, l’abeille domestique des apiculteurs est l’espèce la plus répandue et la plus connue. Près de 1 000 espèces d’abeilles différentes sont recensées en France. Soit plus que le nombre de mammifères, oiseaux et reptiles réunis ! Dans le monde, on ne dénombre pas moins de 20 000 espèces d’abeilles.

Toutes ces espèces sont très importantes pour la pollinisation, processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs. 80 % des cultures à travers le monde sont dépendantes de l’activité des insectes pour la pollinisation, au premier rang desquels les abeilles. En France, environ 70 % des 6 000 espèces de plantes recensées, sauvages et cultivées, sont pollinisées par les insectes pollinisateurs et certaines plantes en dépendent totalement.

En cas de disparition des pollinisateurs, il ne saurait y avoir de production de graines ou de fruits essentiels à notre alimentation. Les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories : les fruits, les légumes et les stimulants (café, cacao). Ainsi, notre source d’alimentation (et celle des animaux dont nous nous nourrissons) se limiterait aux seules plantes ou cultures non dépendantes de la pollinisation, principalement les céréales.

Difficile d’imaginer un seul repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près par leur activité pollinisatrice !

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Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abeille

https://bees.techno-science.ca/francais/les-abeilles/la-pollinisation/default.php

http://www.inra.fr/Grand-public/Ressources-et-milieux-naturels/Tous-les-dossiers/Abeilles-pollinisation-biodiversite-pesticides/Abeilles-pollinisation-et-biodiversite

9 commentaires

  • Rainette Rainette

    Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine…. mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue (Albert Einstein)
    Je crois que malheureusement pour nous, les jours de l’homme sont comptés.

  • Avatar engel

    Abeilles exotiques, glucose, Etc…

    Dans cette histoire, il n’y a pas que les exploiteurs-agricoles(insecticides, etc…) et les exploiteurs hertziens qui en soient acteurs nocifs.
    Les apiculteurs portent eux aussi une très lourde responsabilité dans cette catastrophe, mais ça, ils faut pas le dire !

    « On veut des sous-sous faciles, encore plus de sous-sous rapidement… »… vive le fric!

    • M.G. M.G.

      Si si, il faut le dire ! De nombreux apiculteurs (la majorité ?) se plaignant de colonies faibles et de pertes massives chaque année se gardent bien de crier sur tous les toits qu’ils nourrissent leurs essaims avec des sirops de sucre ou du candy durant l’hiver, après leur avoir piqué tout le miel pour le profit bien sûr. Comment voulez-vous que ces pauvres abeilles survivent sans ce miel qui constitue leur nourriture de base pour vivre ? Mal nourries elle sont affaiblies et bien plus sensibles aux maladies, comme l’humain !

      Le miel appartient au abeilles, nous ne devons récolter que le surplus emmagasiné dans une hausse supplémentaire que nous aurons placé à cet effet, pas plus …

      M.G.

      • Avatar engel

        Sans parler que ces crétins remplacent notre petite abeille noire indigène par des merdes exotiques…avec les conséquences catastrophiques habituels !

  • Merci pour ces précisions, MG.
    Peut-être est-ce un détail, je ne sais pas. Je pense qu’il faut apprendre aux enfants, et aux adultes aussi, de ne pas avoir peur des abeilles.
    Ne pas faire de gestes brusques, ni partir en courant, les laisser faire. Si jamais on se fait quand même piquer -en mettant la main au mauvais endroit par exemple, il suffit de faire pipi dessus et/ou de prendre quelques granules d’apis mellifica (homéopathie). Les personnes allergiques, elles, savent quoi faire dans ce cas (probablement Histamine en homéo aussi).

    Il faut aussi penser que, en cette période de chaleur, elles ont soif. Elles cherchent donc les points d’eau. Autrement dit, si vous campez, faites attention à ne pas mettre vos doigts n’importe où, à regardez ce que vous faites quand vous saisissez votre bouteille ou votre verre d’eau ou de jus de fruit. Ou la cuvette pour la toilette…

  • Un apiculteur m’a donné un petit article:

    – 1 piqûre de frelon correspond à 30 piqûres de guêpes et 125 piqûres d’abeilles.

    Bien pire que ça: le frelon projette son venin jusqu’à 3m lorsqu’il sent une menace. Son dard est lisse et peut mesurer 7 mm, ce qui lui permet de piquer plusieurs fois, contrairement à l’abeille qui meurt une fois qu’elle a piqué car son dard, plus petit, est constitué de barbelures. Elle ne peut alors plus le retirer.

    Ce n’est pas une raison pour massacrer les frelons, d’autant plus que, parfois, il n’est pas évident de distinguer les innombrables espèces du genre. On ne bouge plus s’il y en a un qui tourne. Et on évite de l’exciter. Point.