Des légumes bios qui poussent en hiver grâce aux serres chauffées : une aberration climatique et gustative ?..

La question n’est même pas à poser, c’est une aberration. Les fruits et légumes ont un cycle qu’il faut respecter. Si cette pratique est adoptée, nous aurons des tomates, fraises forcées, insipides et chères, comme c’est le cas avec ce qui se vend hors saison. Décidément, l’appât du gain est une puissante motivation, pour s’approprier la légitime envie de bien se nourrir, qu’ont de plus en plus de gens. La malbouffe est décriée et le « bio en serres chauffées » anti-écolo va bientôt en faire partie si cette pratique voit le jour. Ceux qui privilégient les légumes et fruits bio, ne vont pas accepter cette course au fric au détriment de la qualité et de la Planète. Partagez ! Volti

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Nolwenn Weiler pour BastaMag

« Monsieur le ministre de l’Agriculture, il faut interdire la production de fruits et légumes bio hors saison ! », interpellent des agriculteurs bios et des cuisiniers dans une pétition relayée par Libération ce 29 mai. Cette pétition arrive alors qu’un débat agite le monde agricole : pour ou contre les serres chauffées pour faire pousser des fruits et légumes bio. Leurs partisans font valoir les promesses de rendements et la compétitivité de cette pratique industrielle. Les acteurs « historiques » de la bio leur opposent l’enjeu climatique, le risque d’endettement des producteurs et la possible hostilité des consommateurs. Explications.

Des fraises, des tomates ou des concombres bios qui poussent, en France, dans des serres chauffées au gaz, et même parfois au fioul : cette technique provoque un débat passionné au sein du monde agricole. Les acteurs « historiques » de la filière bio, comme la fédération nationale de l’agriculture biologique (fnab), le réseau Synabio (qui réunit plusieurs dizaines d’entreprises), le réseau Biocoop ou la Confédération paysanne demandent l’interdiction de cette pratique. Ils s’inquiètent de l’impact écologique de ces surfaces chauffées via les énergies fossiles et du développement d’une agriculture bio « hors saison ». Une serre chauffée en fin d’hiver consomme six fois plus d’énergie qu’une maison correctement isolée ! [1].

« Les serres chauffées ne sont pas un modèle d’avenir »

« Les serres chauffées ne sont pas un modèle d’avenir, estime Jean-Paul Gabillard, secrétaire national de la Fnab. Elles ne vont pas dans le sens de l’histoire, à l’heure où l’on parle de réchauffement climatique et de l’importance d’une diminution de notre dépendance à l’égard des énergies fossiles. » Selon l’Ademe, une tomate produite en France sous serre chauffée est responsable de quatre fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate importée d’un pays du sud de l’Europe et huit fois plus qu’une tomate produite en France en saison [2].

Promesses de gros rendements et de production hors saison …/…

Lire l’article complet

Source BastaMag

Voir aussi :

Pesticides, monocultures, coupes rases : comment des entreprises rendent la forêt toxique

Le zéro déchet en pratique : une démarche ludique, rentable, pour « protéger la Terre et nos petits-enfants »

Pour profiter des privatisations brésiliennes, le Medef et Bercy accueillent le gouvernement de Bolsonaro

10 commentaires

  • Avatar xc

    Est-ce que les légumes ainsi produits ont la même qualité nutritive que ceux produits dans les conditions naturelles ? Il faudrait commencer par vérifier. Produire des légumes en hiver nous permet peut-être de bénéficier de nutriments normalement absents de notre alimentation en cette saison et d’avoir une meilleure santé.

    • Volti Volti

      Les légumes qui poussent à la bonne saison, avec le soleil, la température, les pluies et autres, acquièrent des capacités nutritionnelles absentes des légumes forcés à être matures quand ce n’est pas le moment. Certes ils vont pousser, mais n’auront aucun rapport avec les légumes de saison. C’est un non-sens et un moyen de faire du profit, pas autre chose. d’ailleurs la productivité est mise en avant, pas le coût pour chauffer les serres au fioul ou au gaz, (ce sera répercuté sur le prix de vente hors saison) :(

      • Graine de piaf Graine de piaf

        Je suis totalement d’accord mais c’est largement aussi la faute du consommateur ! je me souviens avoir fait la réflexion à un marchand bio que des tomates ou des fraises en hiver ce n’était pas dans la logique bio, il était du même avis, mais m’a-t-il répondu, si je ne vends pas ce que désire le client il partira ailleurs, même dans le conventionnel, il lui faut ses légumes et fruits habituels même s’ils ne poussent qu’en serres en plein hiver !
        C’est vraiment quelque chose que j’ai pu constater de visu dans mon magasin bio, les gens réclament leur pitance habituelle et se fichent pas mal de la saison. je n’ai jamais compris d’ailleurs le besoin de manger des tomates ou des fraises ou autre chose sans goût car poussé sous serre… et s’ils ne trouvent pas ils demandent  » vous n’avez pas ceci ou cela ? » d’un air dépité qui en dit long sur leur idiotie ! heureusement tous ne sont pas ainsi…

    • Avatar sephiros

      dans un des livres de Platon il y a un passage ou une personne fait pousser des choses très rapidement mais avec un revers de médaille

      j’avais lu l’autre fois une technique pour faire pousser des choses extrêmement rapidement mais les végétaux/fruits deviennent nocif ( dans se que j’ai lu c’était des salades et des pousse d’arbres )
      Il parler aussi des cerises de Turquie ou d’un pays dans cette partie du monde ou apparemment les cerises son exquise avec un gout incomparable en pointant le fait qu’elle pousse lentement

      le passage du livre ou de l’article ne me vient pas en tête je le post si sa me revient

      côté Russe si je me trompe pas il fond des serre creuser pour se nourrir

  • Avatar predateur

    finalement il n y qu au sud de la loire que l on a le droit d avoir des fruits et légumes une bonne partie de l année ….l égoïsme du mouton n est plus à démontrer ….
    une personne me disait ce matin que ses pêchers n auraient pas de fruits cette année ,les gelées tardives à moins 4/5 s étaient produites lors de la floraison
    https://finland.fi/fr/vie-amp-societe/le-pays-agricole-le-plus-septentrional/

    • Ben, tu sais, une fois ramassées les castagnes et les poussées de cèpes et de girolles, à part les choux et les poireaux, cela reste limité…

      C’est pas pour rien qu’il faut faire des conserves et des haricots secs…

      • Avatar predateur

        ouais mais pour faire des conserves ,confitures par exemple ,il faut rajouter du sucre ,à savoir si la confiture est meilleurs que des fruits sous serres

        • Les confitures n’ont pas nécessairement besoin d’être stérilisé. Leur qualité dépend de celle des fruits utilisés et leur conservation du taux de sucre.
          Par conserves, j’entendais les stérilisations de haricots verts et beurre, cocos et lingots, tomates, asperges, coeurs d’artichauts, ratatouille, piperade, coulis,…..

        • Avatar engel

          …Bien lessivé par la propagande, au point d’oublier les savoirs-faire ancestraux.https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

          b’hein non, la confiture n’a pas obligatoirement besoin de sucre ajouté.

          La concentration de sucre nécessaire à la conservation de la confiture peut se faire par une évaporation du taux d’humidité contenu dans le fruit, supérieure à celle nécessaire pour obtenir une confiture à sucre ajouté.

          En clair, il suffit de prendre des fruits MURES est de les faire chauffer très longuement et à feux doux pour éviter la caramélisation .

          …Bien sûr le rendement est bien moindre…et ça, tu détestes.

          C’est b’hein vrai que le rendement c’est plus de petits sousous dans la ch’tit poche plu faaaaacile.https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • Avatar predateur

    les dérives du bio
    Parmi les 130 produits testés par le magazine 60 millions de consommateurs, quelques uns sont emblématiques : le lait, les céréales du petit déjeuner, la pâte à tartiner, les pommes, mais aussi le vin, la viande ou le poisson. Ainsi, certains œufs et laits contiennent plus de polluants en bio que leurs homologues conventionnels, ou bien encore des huiles d’olive bio recèlent des plastifiants, notamment des phtalates. Enfin, précise le magazine, « gâteaux, pâtes à tartiner ou plats préparés bio renferment tout autant de sucres, de gras et de sel que des produits non-bio ».
    https://www.agri-mutuel.com/environnement/attention-aux-montagnes-de-promesses-du-bio/