Le Billet du LUPUS : Divide and conquer – Quand l’antisystème se prend les pieds dans le système !..

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Au moment où la propagande médiaco-politique nous refait le coup de l’élection française à l’échelle européenne en nous présentant façon Bannon le scrutin du 26 mai comme une alternative : Le Pen – Macron, Etat Nation – Mondialisme il nous à paru intéressant de prendre un peu de recul à l’aide d’un saupoudrage zestée de transversalité.  

C’est une technique vieille comme le machiavélisme mitterrandien que celle qui consiste à opposer sans cesse entre eux des ennemis que l’on a créé de toute pièce. A savoir aujourd’hui les anarchistes d’un côté assimilés aux casseurs black blocs et l’extrême droite de l’autre assimilée au néonazisme hitlérien. A ce jeu les fascistes mussoliniens qui nous gouvernent ont tout à gagner. Je vous invite au passage à relire ce billet prémonitoire : https://leblogalupus.com/2017/05/02/le-billet-soit-beni-oh-macron-ou-la-tentation-du-christ-mussolinien-par-le-lupus/

Mission réussie donc pour Maitre Branco chanteur du Socialisme Fabien qui tout en dénonçant le corporatisme dont il est issu, n’a eu de cesse au travers de très nombreuses interviews de délimiter les champs précis de ses investigations, incluant, excluant, opposant bref divisant ! Or il n’aura échappé à personne que sur fond de crise gilet jaune la grande crainte du pouvoir en place c’est la possibilité comme en Italie d’une union des populismes de droite comme de gauche, c’est la crainte d’une transversalité qui amènerait non pas à raisonner en « partisannerie » mais à faire sauter les verrous qui clivent, de ces combats qui rendent stupides à force d’être menés en pur perte d’énergie vitale.

Alors bien sur me direz-vous Chevalier Branco n’est pas le seul à vouloir cliver systématiquement, Mélanchon son mentor s’y emploie parfaitement et Le Pen sa pseudo adversaire, fidèle en cela à son Papa, n’est pas en reste. J’entends déjà certains crier gare au complotisme ! Fausse route et fausse morale : le seul complot qui existe c’est celui d’une représentativité dévoyée par les élites au détriment des Peuples et il est bien réel celui-là.

L’antisystème n’est que la face cachée de l’autre, la soupape de sécurité qui permet à cet autre, le système, de se reproduire et même de se revitaliser aux yeux et à la barbe de tous même de celle des islamistes !

Et puisque l’on parle d’antisystème, n’avez-vous pas remarqué la propension de tous ces rebellocrates en chambre à vouloir distiller leur bonne parole sous forme de conférence, comme si la magie du verbe et leurs incantations pouvaient se substituer au vide rhétorique de leur propos, à moins qu’ils ne soignent leurs droits de locuteur autoproclamé : Branco et sa révolution orange, Zemmour et son souverainisme bonapartiste, Onfray et son autogestion proudhonienne, Cerise et son Eurasisme utopique et Soral et son antisionisme maladif.

A part Branco qui a l’âge du bac à sable mais qui a la parole d’un homme de maturité ce qui le rend d’autant plus suspect à mes yeux, tous les autres ont l’âge d’être grand père et ils suintent la nostalgie d’une époque révolue dont ils ont été les héros naguère c’est çà dire bien avant la guerre. Je m’étonne d’ailleurs que l’on n’ait pas pensé à réunir tout ce petit monde pour une croisière théologique autour de la mer morte ou chacun des intervenants irait de son chapelet idéologique sur fond de machines à sous et de repas pantagruéliques.

Cela donnerait au moins une certaine classe, une certaine gueule à ce Titanic de la pensée car une chose est certaine, une chose est sure : en France désormais plus besoin de narrative US pour croire en de vieilles lunes matinées de contes de fées et de contes de noël, la maturité est là pour nous en foutre plein la gueule et nous maintenir la tête, Europe oblige, dans les étoiles pendant que d’autres plus avisés achèveront de nous faire les poches.

A raisonner trop linéaire l’on finit par ne plus respirer l’air du temps et à sentir le renfermé. Pour changer l’air et espérer le renouveler il faut admettre le changement d’ère, le changement de cycle, Maffesoli le fait lui avec talent et se place d’entrée dans la post modernité. Cela n’empêche pas bien sur la nostalgie que l’on peut avoir des choses mais qui, en aucun cas, ne doit servir de leitmotiv idéologique sous peine d’envoyer tout le monde droit dans le mur des lamentations du « en attendant Godot « .

Etre réactionnaire ce n’est pas proposer de remplacer une matrice par une autre plus ancienne sur fond de glaciation épistémologique conservatrice, être réactionnaire c’est lutter contre un pseudo progressisme qui veut faire perdurer un ordre ancien dont il tire avantage ! et le remplacer par un désordre dont on ne connaît pas encore ni les tenants ni les aboutissants. La vie n’est pas un long fleuve tranquille c’est un torrent bouillonnant.

LE LUPUS