Milliardaires états-uniens, banques russes ou corruption : les étranges financements de l’extrême droite européenne..

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Par Rachel Knaebel pour BastaMag

Les migrants ont bon dos, le « système » aussi : un rapport publié aujourd’hui par l’organisation indépendante Corporate Europe Observatory décrypte les modes de financement des principaux mouvements d’extrême droite européens, de la Ligue de Matteo Salvini en Italie au RN/FN français, en passant par l’AfD allemande. Soutiens de milliardaires, fraudes aux subventions européennes, facilités financières du régime de Vladimir Poutine, revenus opaques… Le bilan n’est pas brillant pour ces partis qui dénoncent volontiers la corruption des élites.

De la France à l’Allemagne, en passant par l’Italie, la Hongrie, l’Autriche, le Danemark ou les Pays-Bas, les partis européens d’extrême droite prospèrent sur un discours contre les « élites » en place. Ils se posent souvent en défenseurs des travailleurs et des plus pauvres, en tous cas s’ils sont nationaux, voire blancs. Et stigmatisent les migrants. C’est avec cette rhétorique qu’ils pourraient récolter de très bons scores lors des élections européennes qui se déroulent du 23 au 26 mai à travers l’Europe (le 26 en France) : l’extrême droite italienne est créditée de 36 %, l’autrichienne de 22 %, le RN en France de plus de 20 %, l’AfD allemande de 14 %… Une alliance des extrêmes droites est en train de se préparer pour former un puissant groupe au Parlement européen.

Dans les faits, ces partis – le Rassemblement national français (ex-FN), la Ligue en Italie, le Fidesz en Hongrie, l’Ukip britannique… – sont largement soutenus, voire directement financés, par de puissants milliardaires. Ils sont aussi traversés de scandales de corruption et de détournements de fonds. Leurs élus au Parlement européen sont parmi ceux qui ont le plus de revenus annexes à leur émoluments de parlementaires, pourtant généreux. C’est ce que montre un rapport de l’organisation indépendante bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO) qui sort ce mercredi 15 mai.

« Ce rapport montre que loin de rejeter le “système”, ces partis politiques sont en fait très heureux de cajoler avec les riches, les puissants et les entreprises, chez eux ou à l’étranger, pour les financer et les soutenir, écrit l’ONG spécialisée dans la surveillance des lobbies. Que ce soit la cohorte de milliardaires qui sont les bailleurs de fonds de l’Ukip, les financements illégaux qui vont à l’AfD allemande, les financements venus d’un groupe haineux appuyé par un milliardaire états-unien qui vont au PVV néerlandais, les neuf millions d’euros de prêts russe du Front national, ou la relation étroite du Fidesz hongrois avec les multinationales, ces partis reçoivent des soutiens importants de nombreux riches et de puissants intérêts », souligne CEO.

Détournements de fonds et financements illégaux …/…
De très opaques et très gros revenus pour certains députés européens d’extrême droite …/…
Abus de biens sociaux et emplois fictifs …/…

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Source BastaMag

Voir:

La liste LREM « en même temps » pour Monsanto et contre le glyphosate ?

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