Laisser faire les casseurs : Ce sont des policiers qui le disent aussi !

Tout le monde à bien compris qu’il s’agit d’instrumentaliser les violences, pour discréditer les Gilets Jaunes ? Pendant ce temps, le « destructeur en chef » continue ses réformes iniques, pond et justifie ses lois répressives. Merci Rainette. Partagez ! Volti

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Source FSC ( Front Syndical de Classe)

Derrière ce qu’évoquent les médias et les « autorités » sur ce qui s’est passé samedi au Champs Elysées : impréparation, mauvais équipement, doctrine de maintien de l’ordre inadaptée pointées pour faire porter au lampiste les responsabilités (le préfet de Paris en l’occurrence),   il faut aussi démasquer les intentions. Car les mêmes constats avaient été faits dès les manifestations de début décembre.

Pourquoi comme il s’avère, pourquoi avoir laissé les casseurs opérer sans intervenir pour empêcher la casse comme en gros cela s’était passé ces dernières semaines ?

Le ministre de l’intérieur reconnaît cela tout en attribuant ce changement à une mauvaise application des consignes !!!

Mais au fond, derrière les arguments circonstanciels  ne convenait-il pas pour tenter de tourner la page Gilets jaunes de relancer en grand les violences urbaines ?

Dans ce contexte l’incompétence invoquée ne tient donc pas et ce sont les intentions et les objectifs politiques du pouvoir qu’il faut questionner !

Et des syndicats de policiers pointent eux-mêmes les faits  !

Gilets jaunes : « On a 12 compagnies de CRS qui ont été cantonnées et cloisonnées pour sanctuariser l’Elysée et on a laissé les débordements se faire », selon l’UNSA Police

POURQUOI DONC, pourquoi avoir laissé faire ?

Et les intentions du pouvoir transparaissent dans les déclarations et les décisions prises, dans la campagne médiatique engagée, il s’agit :

  • de discréditer la lutte des Gilets jaunes, les couper du soutien de l’opinion.
  • de faire oublier le contenu revendicatif du mouvement en saturant l’espace médiatique de l’image des violences urbaines et des saccages.
  • de faire admettre à l’opinion la mise en place de mesures anti-manifestation et anti-grève.
  • de re-justifier l’usage des armes de guerre (LBD, grenades de désencerclement …)
  • d’empêcher la convergence des luttes de se développer
  • de permettre au final à Macron de relancer ses contre-réformes (retraites, indemnisation chômage, fonction publique, privatisations …)

Plus généralement, du point de vue du mouvement social la question de l’intervention des casseurs lors des manifestations est devenue une question politique.

Car leur intervention revêt un caractère systématique et ne date pas du mouvement des Gilets jaunes.

Déjà lors des batailles contre les lois travail, la manif du 1er mai 2018 ou la manifestation des cheminots à Paris le 23 mars leur intervention avait permis de dessaisir les organisations du sens de leur action (jusqu’au contrôle de leur propre manifestation) et de permettre comme le pouvoir le fait en ce moment même l’amalgame entre les casseurs et le gros des manifestants.

Dénoncer l’action de ces groupes, leur instrumentalisation par le pouvoir politique constitue donc une nécessité pour permettre au mouvement social de se déployer avec un large soutien de l’opinion, afin d’isoler le pouvoir, de le délégitimer, déjouer ses manœuvres pour le faire reculer vraiment et ouvrir la voie à une autre politique.

Source FSC

Voir aussi:

Gilets Jaunes et manipulations étatiques de la violence : Une vieille histoire

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