La contribution des climato-réalistes au Grand Débat National

La Transition écologique est une chimère. Le caractère exemplaire de la France – L’argument souvent avancé pour justifier la transition énergétique en France  est que nous devons donner l’exemple aux autres pays du monde. La réponse est que nous le donnons déjà, l’exemple, et qu’il n’est nullement suivi. La France est en effet l’un des pays du monde où les émissions de CO2 par rapport au PIB sont les plus basses.

Titre : La contribution des climato-réalistes au Grand Débat National par Association des climato-réalistes

Par Rémy Prud’homme

Rémy Prud’homme est économiste, professeur émérite des universités. Il a été Directeur-adjoint de la Direction de l’Environnement à l’OCDE, professeur invité au MIT, et consultant pour de nombreuses organisations internationales, en particulier la Banque Mondiale, et il est aujourd’hui un membre actif du comité scientifique de notre association.

Introduction

Le paysage énergétique du globe et de la France a peu changé durant les siècles antérieurs au 19ème siècle. Napoléon et César se déplaçaient, s’éclairaient, se chauffaient, s’habillaient à peu près de la même façon. Depuis le début du 19ème siècle, en revanche, ce paysage change rapidement et radicalement. Les énergies traditionnelles (hommes, animaux, vent, eau) ont été presque éliminées, et remplacées par des énergies nouvelles (charbon, pétrole, électricité, nucléaire). Dans le domaine des transports, par exemple, la marche à pied, le cheval et le bateau à voile ont été supplantés par le chemin de fer, puis l’automobile, puis l’avion, et par le bateau à moteur. Ces changements ont largement contribués à l’extraordinaire amélioration du niveau de vie enregistrée au cours des deux derniers siècles, dans les pays dits développés d’abord, puis, depuis un demi-siècle dans les pays dits en développement.

Ces changements montrent surtout que le monde de l’énergie a été, et reste, constamment en transition. La transition énergétique – ou pour mieux dire les transitions énergétiques – sont donc une constante de nos sociétés. Elles ont été conduites par deux forces : la technologie, et le marché. C’est la technologie, basée sur les progrès de la science, qui a fait apparaître la machine à vapeur, le moteur à explosion, l’électricité nucléaire, toutes les innovations qui ont bouleversé le paysage de l’énergie. Et la mise en oeuvre de ces innovations a été assurée principalement par le marché, et très peu par l’intervention politique. Dans la plupart des pays, chemin de fer, automobile, bateau à moteur, ou électricité nucléaire se sont développés tout seuls, avec un peu de régulations, mais généralement sans subventions. Aucune de ces « transitions » n’a été une « politique ».

Ce qu’on appelle aujourd’hui en France la transition énergétique est d’une nature radicalement différente. Elle concerne essentiellement la décarbonation de l’économie. Elle a pour objet de réduire les rejets de gaz carbonique (CO2) de la France de 340 millions de tonnes (Mt) actuellement à 170 Mt en 2050, et à zéro ultérieurement. Cette trajectoire ou transition n’est générée par aucune innovation technologique (même si elle est susceptible d’en entraîner quelques unes). Elle est d’origine exclusivement politique. Ses promoteurs la justifient par la peur des conséquences que le CO2 pourrait avoir sur le climat. Elle ne peut être atteinte que grâce à un ensemble de taxes, de subventions, d’interdictions, d’obligations, de persuasion, c’est-à-dire d’interventions politiques, dont le coût économique et budgétaire sera nécessairement élevé. Voilà qui la différencie totalement des autres transitions énergétiques. Cela ne la condamne pas automatiquement: il y a beaucoup de politiques publiques, (comme l’enseignement, la sécurité, la justice, la protection de l’environnement) qui sont désirables et même indispensables. Cela ne la justifie pas automatiquement non plus : il y a également beaucoup de politiques publiques inutiles et non désirables. Il est donc légitime de soumettre cette « transition énergétique » française à un examen critique.

On le fera en montrant que cette politique est (i) inutile, (ii) dispendieuse, et (iii) injuste.

I – Une politique inutile
La théorie officielle du réchauffement anthropique
II – Une politique dispendieuse
III – Une politique injuste

…/….

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Source : Climato-réalistes

12 commentaires

  • Avatar GROS

    Bonjour,

    La réponse est que nous le donnons déjà, l’exemple, et qu’il n’est nullement suivi. La France est en effet l’un des pays du monde où les émissions de CO2 par rapport au PIB sont les plus basses.

    Encore une idée débile que celle consistant à mettre en rapport la quantité de polluants rejetés et le PIB, tout ça pour essayer de faire gober que finalement, nos émissions, c’est plutôt pas mal.

    Je crois que le système climatique s’en tape pas mal, du PIB.

  • Avatar sombre

    Le co2 / PIB est une mesure … c’est pas la seule évidemment. Par exemple : le co2 / habitant.
    https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/en.atm.co2e.pc
    (a voir : plein de graphique et mesure intéressante).

    Ont peut pas dire qu’on est des champions du monde …. mais on loin d’être les pires. (66eme au classement en terme d’émission).

    Maintenant c’est une moyenne, donc ça implique que les citoyens vertueux éponge pour les pires.
    Ont constate que émission de co2 et revenus sont corrélés également et que plus on a un revenu élevé, plus on pollue.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_%C3%A9missions_de_dioxyde_de_carbone_par_habitant

    • Avatar GROS

      Bonjour,

      Oui, c’est fort pratique, ça permet d’affranchir la réflexion de toute dimension démographique. C’est tabou, encore une fois.
      Pourtant c’est la question centrale.
      Là l’auteur passe à côté du sujet.

      EDIT : je rajoute à cela que nos produits sont fabriqués pour la grande majorité à l’étranger, et vendus dans le pays avec une belle marge : donc le PIB en France, et la pollution à l’étranger.
      C’est facile, dans ces conditions, de faire valoir un superbe CO2/PIB national pour montrer qu’on est exemplaire.

      Je le dis à nouveau : c’est débile, c’est une escroquerie intellectuelle.

      • Avatar Maxandre

        Exactement et, même si le pays était autarcique, ce serait aussi une escroquerie de parler seulement de ratio CO2/PIB.
        Comme il est mentionné en conclusion de l’article, les productions de polluants chimiques et même de vapeur d’eau ont plus de conséquences sur le climat que notre production de CO2.
        Mais parler seulement de CO2 leur permet d’enfumer et diviser le peuple pour mieux continuer la course folle de la croissance infinie.
        Il n’ose pas parler de décroissance démographique par-contre…

    • Avatar CryptoKrom

      Merci Sombre ! Ha ha ha ha !!!
       » plus on a un revenu élevé, plus on pollue. »

      N’oublions pas les futurs projets des maisons passives, criblées de capteurs en tout genre,
      y compris CO² !

      Le consommateur qui se laissera prendre au piege devra payer sa propre taxe carbone privée !
      ( et vos propres gaz digestifs a base de méthyléne aussi, car effet de serre )
      Tout sa…surveillé a distance !
      La transition ecologique… c’est plus une transition vers… une dictature technocrate.
      Et donc est prioritaire a étre au « grand débat ».

  • l’ocde n’a aucune crédibilité . actuel ou ex le mec n’est pas crédible

  • Avatar osdeseiche

    beaucoup à dire sur ce texte… en vrac: d’abord, le CO2 est la nourriture du végétal pour la photosynthèse, donc le supprimer (si cela était réalisable) aurait des conséquences dramatiques…
    la 1ère chose à faire est de faire des ECONOMIES, d’éviter le gaspillage énergétique… dont une partie importante est liée à la globalisation… pour exemple, des agneaux nés en France, élevés par exemple en Irlande, vendus en Belgique… donc des transports routiers évitables, si tout cela se faisait sur place! autre exemple aberrant parmi d’autres: les crevettes pêchées sur noscôtes, envoyées aux Pays-bas pour être cuites, et vendues sur nos étals… comme si nous ne pouvions pas les cuire nous-même!… et, etc…
    cet auteur ne parle pas des subventions qui ont été données dès le départ au nucléaire, pour vendre moins cher l’électricité produite par les centrales nucléaires … Sarkozy s’est engagé dès le début du quinquennat de les continuer, Hollande les a diminuées (d’où une augmentation de nos factures)… et dans le prix de l’électricité nucléaire, ne sont pas comptabilisés les problèmes des déchets ni de la déconstruction des centrales… le solaire devrait se développer en premier en solaire thermique, car c’est celui qui permet de récupérer le plus de calories… donc, mettre des panneaux photovoltaïques pour chauffer l’eau est une bêtise crasse… si on supprimait l’obsolescence programmée, cela ferait beaucoup d’économies… et il me semble qu’en milieu rural, le solaire et l’éolien devraient plutôt se développer en individuel (car cela passe par diminuer les postes inutiles pour calculer combien produire)… enfin, parler du CO2 permet d’occulter les pollutions de l’ai, de l’eau et de la terre, bien plus dommageables…

  • Avatar DTC

    « Aucune de ces « transitions » n’a été une « politique ». »

    C’est peut-être dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=lO0r5O4-2wU qu’il est expliqué que des « progrès » ont été imposés. Il me semble que c’est le cas de l’automobile notamment. C’est faux de dire qu’une adoption d’une technologie se fait toute seule… en général, il faut « aider ».
    Quand je vois aujourd’hui comment on fait tout pour que tous aient un téléphone portable voire smartphone en rendant des démarches administratives impossibles autrement…

  • Avatar Pimpin

    Il faut appeler un chat un chat, et cette histoire de CO2 qui ferait monter la température une escroquerie destinée à nous culpabiliser pour nous imposer des taxes.
    Je rappelle que l’augmentation périodique de la taxe CO2 a été le déclencheur des gilets jaunes.

    Le CO2 ne peut pas être à l’origine du réchauffement puisque ses variations suivent celles de la température, pas l’inverse. Exemples parmi d’autres :

    https://tinyurl.com/ybag9sr2
    En vert le CO2, en rouge la température.

    http://www.climate4you.com/Text/Climate4you_January_2019.pdf
    page 42 et suivantes. Ce site met à jour tous les mois les principales réelles variations climatiques. C’est une référence.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921818112001658
    Une étude sur les variations du CO2 et de la température.

    J’observe aussi que toutes les prévisions du GIEC depuis plus de 20 ans se révèlent fausses.
    On attend toujours les fortes montées des eaux, des températures, des phénomènes météo extrêmes et la fonte accélérée des glaces.

    Il ne s’agit pas d’opinion mais de faits observables.
    Vous pouvez constater ici la divergence entre les modélisations de l’évolution de la température et la réalité.
    http://www.realclimate.org/images/christy4.png
    Ce graphe s’arrête en 2015, il conviendrait d’y ajouter la baisse des températures observées en 2017 et 2018 après le fort épisode El Nino de 2016.

    Voir ici les dernières évolutions de la température par différents organismes :
    http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:1997/offset:-0.26/plot/gistemp/from:1997/offset:-0.35/plot/uah/from:1997/plot/rss/from:1997/offset:-0.10

    Enfin concernant la théorie et les démonstrations, la base des explications de l’effet de serre, radiatif, est fausse. L’effet de serre est entièrement un problème convectif, pas radiatif. Pourtant le corps de toutes les modélisations s’appuie sur cette base fausse .

    Exemples ici :
    http://revue-arguments.com/articles/index.php?id=89
    http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html
    https://www.climato-realistes.fr/effet-de-serre-fourier-tyndall-arrhenius/

    Les discussions actuelles portent sur la capacité de la molécule de CO2 (0,04% de l’atmosphère, en augmentation de 0,01 %) à absorber une toute petite partie du rayonnement infra rouge émis par la terre chauffée par le soleil et à en renvoyer une toute petite partie vers la terre pour la réchauffer à nouveau. Personne n’a encore réussi à démontrer que ce phénomène avait une quelconque influence sur la température de la terre, les estimations sont de plus en plus faibles voire négligeables. D’autant plus que cette capacité d’absorption est saturée (tout ce qui doit être absorbé est absorbé et que donc l’augmentation du CO2 ne peut en rien amplifier le phénomène. D’autant plus que la vapeur d’eau peut absorber bien plus d’infrarouges et a une concentration 100 fois plus importante que le CO2, voire bien plus dans ce qu’on appelle les nuages.

    Ceci dit, toutes les prévisions qui s’appuient sur les cycles naturels et qui expliquent l’évolution des températures bien mieux que les modélisations du GIEC s’accordent pour dire qu’on va vers un refroidissement.
    Dans une dizaine d’années on sera vraiment fixés.

  • coupable d’avoir croqué la pomme…au début…au réveil de l’humanité.
    coupable d’émettre du CO2…à la fin… de l’humanité…

    On est toujours coupable…mea culpa…mea culpa…
    La seule voiture qui pollue peu est celle qu’on ne change pas et qu’on utilise peu.
    Ne jamais prendre l’avion pour des raisons de loisir…
    Ne jamais céder aux chants des sirènes publicitaires…
    Changer de vêtements quand ils sont à bout…
    Manger local, essayer de planter sa bouffe…ne pas manger trop de viande…
    Soigner la terre, la protéger, ne jamais utiliser de produits commodes mais biocides…
    Etre le plus austère possible ce qui ne veut pas dire vivre triste!
    Faire le bien autour de soi, s’occuper des autres, être consciemment anticapitaliste financier ce qui n’implique pas rejeter le commerce local.
    Rejeter la commodité en toute chose. Pratiquer la décroissance et non la théoriser!